Lorsque nous étions morts

Lassé de l’existence et de la société, Lord Josiah Scarcewillow se complaît dans un quotidien vampirique où les meurtres sont devenus banals. Pourtant, sa rencontre inattendue avec Abigale va le pousser à reconsidérer sa condition de non-mort et ravive sa curiosité envers le vivant. Son âme réanimée, sa nature monstrueuse n’en est pas pour autant altérée ; il est prêt à tout pour retrouver cette jeune fille que l’éternité ne saurait effacer.

À tout, même à une pluie de cadavres.

#Comment ce livre est-il tombé entre mes mains ?

Lorsque nous étions morts m’a été proposé par les éditions Actusf en service de presse. Il était présenté comme un roman tout droit issu de la tradition romantique. Je ne pouvais pas passer à côté…

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#Après tout, c’est quoi, la vie ?

C’est bien le questionnement qui sous-tend tout le roman. Entre nature vampirique, espoirs fous et cœur brisé, l’auteur nous propose dans ce texte un va-et-vient entre la vie et la mort, ce qui nous pousse à nous poser la question de ce qui fait que nous sommes vivants. La vie est-elle une machine en état de marche, même lorsque ce qui fait notre esprit n’est plus ?

Dans ce récit plus profond qu’il n’y paraît au premier abord, on pose ses pas dans ceux d’un vampire légèrement désabusé et on assiste à toutes les évolutions de son esprit, entre lassitude, espoir, amour fou et tristesse infinie. C’est pour moi le gros point fort de cette histoire : les émotions sont décrites avec précision et délicatesse. Mieux, elles sont exacerbées par la nature vampirique du protagoniste.

C’est la première fois que j’ai l’occasion de découvrir la plume de Mathieu Guibé. J’ai bien lu Tragic Circus, mais cette histoire était écrite à quatre mains – toutes aussi talentueuses. La plume de l’auteur est très littéraire et poétique et possède un pouvoir visuel très fort. En quelques mots, on se retrouve plongé dans des ambiances décrites avec talent.

L’histoire est romantique – dans le sens littéraire et sentimental du terme – sans pour autant dégouliner de mièvrerie. Encore une fois, l’auteur a su me convaincre de son talent pour l’expression des sentiments des personnages. Je suis toujours un peu frileuse à l’idée d’une « romance », car je crains un trop-plein de de sentiments mal utilisés. Mais là, ils donnent au texte juste ce qu’il faut pour émouvoir sans trop en faire.

Après, j’ai eu un peu plus de mal avec l’intrigue en elle-même et à ses raccourcis. Tout est là pour un récit qui prend son temps. Et pourtant… j’ai noté quelques raccourcis dans l’histoire qui auraient largement mérité d’être développés ! De même, quelques passages m’ont semblé assez légers compte tenu de leur contenu très lourd. C’est tellement dommage, car le potentiel immersif de l’histoire est immense ! Oui, j’en aurais voulu bien plus. Je suis comme ça !

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#En bref

C’était bien, mais beaucoup trop court ! Voilà ce que je pourrais dire à propos de cette histoire si je devais aller vite. On nous propose un vampire dans la lignée du Dracula de Bram Stocker avec tout ce que ça comporte de bestialité et de dualité. Lisez-le, vous allez passer un bon moment ! 🙂

Lorsque nous étions morts.- Mathieu Guibé.- Ed. Actusf.- Coll. Naos.- Disponible.

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