Les Chats des neiges ne sont plus blancs en hiver

Morz est la terre la plus au Nord du monde. Des siècles plus tôt, la neige a cessé de tomber et la glace a fondu, devenue une boue informe et immonde.
Il y a une ombre dans l’Est de Morz ; celle de Noir, un esprit maléfique prêt à tout pour provoquer la ruine du royaume. Sur ses talons court le Second, un guerrier prodigieux, plus cruel et féroce que tous les séides gravitant autour d’eux.
Il y a un enfant sur le trône de Morz : on attend de lui la ferveur de ses ancêtres pour maintenir le royaume dans la Lumière. Mais le prince Jaroslav doute de sa place, de son pouvoir et ne souhaite qu’une seule chose :

Vivre en paix.

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Je suis ta nuit

Été 1980, dans un village de Bretagne… Ils sont six copains, inséparables, rêvant à Star Wars, Goldorak et aux filles. Lors d’une partie de casse-bouteilles, ils découvrent le cadavre mutilé d’un vagabond.
C’est le début d’une cascade d’évènements terrifiants, mystérieux, dont les enfants sont l’épicentre. La peur s’installe dans le village et peu à peu, la bande comprend qu’une force maléfique rôde et qu’elle cherche à les détruire.

Le Mal est-il de retour ?

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Carne

Simon ne va pas bien. D’ailleurs, depuis qu’il s’est mis à vouloir manger de l’humain, les choses ne tournent pas bien rond dans sa tête. Face à une société qui les traite, lui et ses congénères, comme des zombies, il fait de son mieux pour garder sa dignité, s’occuper de sa famille et être professionnel au bureau. Mais comment rester soi-même quand la faim frappe à la porte avec autant de délicatesse qu’un tank sur un champ de mines ?
Contraint à gérer son état parasite en maintenant l’illusion de la routine, il décide d’en faire une histoire de famille. Et vous savez ce qu’on dit sur les histoires de famille ?

C’est toujours un sacré bordel.

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Écarlate

Providence, 1931. Une troupe de théâtre est sauvagement assassinée alors qu’elle travaillait à l’adaptation du roman La Lettre écarlate. Si la piste d’un ancien anarchiste italien semble évidente pour la police locale, l’équipe fédérale de Thomas Jefferson flaire des raisons bien plus obscures. Une ombre plane sur ce meurtre…

Et sur ceux qui mènent l’enquête.

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Carbone modifié

Dans un avenir pas si lointain, la mort n’est plus définitive : vous pouvez sauvegarder votre conscience et vos souvenirs et les réimplanter dans un nouveau corps. De fait, pour Takeshi Kovacs, mourir n’est plus qu’un accident de parcours : il a déjà été tué plusieurs fois. C’étaient les risques du métier dans les Corps diplomatiques, les troupes d’élite du Protectorat des Nations unies expédiées à travers la galaxie. Mais cette fois, on le ramène sur Terre pour mener l’enquête : un riche magnat veut élucider sa propre mort. La police a conclu au suicide.

Or, pourquoi se suicider quand on sauvegarde son esprit tous les jours, certain de revenir parmi les vivants ?

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Élévation

À Castle Rock, Scott Carey est affecté par un mal étrange. Il perd rapidement du poids tout en conservant extérieurement la même masse corporelle. Avec l’aide du docteur Bob Ellis, il tente de comprendre cet inquiétant phénomène. Parallèlement à cela, Carey a un litige avec ses voisines concernant le chien de celles-ci. Si l’une de ces voisines, Missy, est très amicale, l’autre, Deirdre, est glaciale. Toutes deux essaient de lancer un restaurant mais le fait qu’elles soient ouvertement mariées provoque l’hostilité d’une bonne partie des habitants de la ville. Apprenant leur problème et confronté au sien, Carey décide de les aider à vaincre les préjugés de la population locale.

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La Fille qui tressait les nuages

Entre les longs doigts blancs de Haru, les pelotes du temps s’enroulent comme des chats endormis. Elle tresse les nuages en forme de drame, d’amour passionnel, de secrets.

Sous le nébuleux spectacle, Julian pleure encore la sœur de Souichiro Sakai, son meilleur ami. Son esprit et son cœur encore amoureux nient cette mort mystérieuse. Influencée par son amie Haru, Julian part en quête des souvenirs que sa mémoire a occultés.

Il est alors loin de se douter du terrible passé que cache la famille Sakai…

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Comment ce livre m’est-il tombé entre les mains ?

À l’ancienne, littéralement. J’ai rencontré Céline Chevet à la Foire du livre de Bruxelles et j’ai été sincèrement attirée par la beauté de la couverture de son roman. Ce dégradé de rose et d’orangé est un camaïeu que j’apprécie particulièrement et laissait présager un récit particulièrement poétique…

Donc, j’ai craqué bien comme il faut.

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Plongée en apnée et décalage avec la réalité

Très sincèrement, j’avais peur d’une romance trop présente qui viendrait alourdir l’histoire. Mais ce n’est pas le cas. J’ai dû m’y reprendre à deux fois pour démarrer la lecture de ce roman, que je pensais pourtant léger et sans prétention.

Léger, il ne l’est qu’en apparence. On démarre in medias res en s’attachant aux pas d’un jeune homme mi-japonais, mi-européen et de ses amis. La vie suit son court dans son lycée. Les personnages sont originaux et trouvent leur profondeur avec l’avancée de l’intrigue. On apprend à les connaître à mesure que le récit avance.

Mais très vite, on se rend compte que la réalité du récit n’est pas vraiment la nôtre : il y a de la magie dans l’air. J’aime cette magie proche de l’onirisme : les personnages développent en quelque sorte des capacités spéciales à partir de traits exacerbés de leur caractère : une jeune fille tellement discrète qu’elle disparaît parfois, par exemple.

Après, la majeure partie est là comme support de l’intrigue principale, bien plus noire que le côté « rêve coloré » de l’univers de Céline Chevet. C’est là qu’on plonge dans le coeur du récit. S’il était assez facile à deviner, en découvrir les détails n’en est pas moins intéressant. Mais tout change.

Deux salles, deux ambiances.

Cette partie du récit devient poisseuse et glauque. La plume de l’auteure devient plus agressive et possède la capacité de changer l’ambiance en l’espace de quelques pages. On se prend les émotions, la douleur et les souvenirs du protagoniste en pleine face et si je m’attendais à cette fin, je n’ai pas moins été secouée par le récit de ce qui s’est réellement passé.

J’ai globalement apprécié l’écriture de Céline Chevet, malgré quelques descriptions un peu « plaquées » entre la narration et les dialogues. Elle invite à se laisser porter par le récit pour voir où elle va nous emmener à la fin.

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En bref

J’ai passé un bon moment de lecture avec La Fille qui tressait les nuages. L’intrigue est plutôt plaisante et si je devais retenir une chose, c’est l’atmosphère globale du récit que j’ai le plus apprécié. Lisez-le, je pense que vous pourrez vous aussi vous laissez charmer.

La Fille qui tressait les nuages.- Céline Chevet.- Ed. du chat noir.- Coll. Neko.- Disponible

Le club des érudits hallucinés

Quand la jeune Eugénia trouve refuge dans la maison du professeur Brussière, physicien en retraite dirigeant un petit cercle d’érudits, elle ne révèle pas immédiatement son extraordinaire nature : elle n’est pourtant autre que l’andréïde, la première femme artificielle, prodige d’une mystérieuse technologie décrite par Villiers de l’Isle-Adam dans L’Ève future. Avec l’aide du professeur et des membres du cénacle, un étudiant passionné, un dandy mélomane, un aventurier aguerri et une voyante excentrique, Eugénia part en quête des secrets de sa conception, car une question obsessionnelle occupe son esprit :

Une machine peut-elle posséder une âme ?

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#Comment ce livre m’est-il tombé entre les mains ?

Voilà un moment que je n’avais plus lu en numérique. Et pourtant, c’est le cas pour ce roman ! Je l’ai trouvé sur la librairie numérique emaginaire et comme la quatrième de couverture m’a plu, je n’ai pas hésité bien longtemps.

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#Les androïdes ont-ils une âme ?

À l’heure de l’intelligence artificielle et du tout-numérique, on peut se poser la question. Le Club des érudits hallucinés est un long roman rempli de péripéties et de questionnements et a été une excellente surprise pour moi.

J’avoue avoir été assez noyée sous les personnages que l’on rejoint sans beaucoup de préparation dans leur vie quotidienne. Mais une fois les premières pages passées, je les ai suivis avec beaucoup de plaisir. Fait très rare, je me suis attachée à chacun des membres de ce petit groupe. Hétéroclite au départ, chacun apporte pourtant un petit quelque chose qui les unifie. Et quand les circonstances, les séparent, eh bien c’est un peu triste.

J’ai apprécié la plume de l’autrice. Elle produit un texte fluide et dans lequel il est facile de rentrer. Pour peu qu’elle vous intéresse, l’intrigue vous emporte par l’enchaînement des actions et des péripéties que connaissent les protagonistes. Une fois (re)plongé.e dedans, on ne voit pas le temps passer.

Le roman pose une vraie réflexion, dans le cadre du récit et toute proportion gardée bien entendu, à propos de l’intelligence artificielle et jusqu’où il sera possible d’aller. Le récit se déroule dans un XIXe siècle un peu différent du nôtre. Mais serait-on capable un jour, nous, de construire une machine humanoïde possédant une intelligence telle qu’elle pourra être capable de s’interroger sur sa possession – ou non – d’une âme ? Vaste question, que j’ai trouvée passionnante.

#En bref

Petite chronique pour un roman bien plus complexe. Mais il m’est difficile de vous en dire plus sans divulgâcher quoi que ce soit. Alors je n’aurais qu’un conseil… Celui de découvrir Le Club des érudits hallucinés au plus vite !

Le Club des érudits hallucinés.- Marie-Lucie Bougon.- Ed. Le Chat Noir.- Disponible

Cuits à point

Gauthier Guillet et Anna Cargali parcourent la France pour résoudre des mystères qui relèvent plus souvent d’arnaques que de véritables phénomènes surnaturels. Mais leur nouvelle affaire est d’un tout autre calibre : pourquoi la ville de Londres subit-elle une véritable canicule alors qu’on est en plein hiver et que le reste de l’Angleterre ploie sous la neige ?

Se pourrait-il que cette fois des forces inexpliquées soient vraiment en jeu ?

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