Le Dieu dans l’ombre

Evelyn a 25 ans. Un séjour imprévu dans sa belle-famille avec son mari et son fils de cinq ans tourne au cauchemar absolu. Une créature surgie de son enfance l’entraîne alors dans un voyage hallucinant, sensuel et totalement imprévisible, vers les forêts primaires de l’Alaska. Compagnon fantasmatique ou incarnation de Pan, le grand faune lui-même…

Qui est le Dieu dans l’ombre ?

#Comment ce livre m’est-il tombé entre les mains ?

Le Dieu dans l’ombre… J’ai déjà eu ce livre en ma possession il y a quelques années et j’ai essayé de le lire, en vain. Alors, j’ai abandonné. Maintenant que je l’ai lu, j’ai compris pourquoi je l’avais lâché la dernière fois.

Merci Actusf de m’avoir permis de redécouvrir ce livre riche et immersif !

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#Fantasme ? Réalité ? Qui sait…

Donc, j’ai fini par le lire, ce roman.

L’histoire commence par des allers et retours entre passé et présent. On y découvre un contraste saisissant entre la petite Evelyn, indépendante, sauvage et possédant une forte personnalité et Ewie, une jeune femme de 25 ans craintive, dont la personnalité est effacée par celle de son mari et de la famille de celui-ci.

J’ai eu un peu de mal à m’attacher à ce protagoniste qui, la plupart du récit, ne vit que pour son compagnon et son enfant, quel qu’il soit. Je ne t’en dirai pas plus, car ce serait du spoil. Néanmoins, si j’ai eu du mal avec sa version adulte, j’ai apprécié la petite fille qu’elle était, son regard d’enfant… et son ami imaginaire.

Car c’est pour moi l’un des points forts du récit : la frontière vraiment mince entre le réel et l’imagination du protagoniste. Celle-ci s’efface lorsque Pan apparaît et la nature autour de lui semble prendre une autre tonalité : ses descriptions sont beaucoup plus longues et précises et avec un vocabulaire beaucoup plus recherché. C’est l’une des grandes qualités de la plume de l’auteure.

Je l’avais déjà constaté la qualité de la plume de Megan Lindhom, enfin Robin Hobb, dans L’Assassin Royal, une merveilleuse saga fantasy. Elle possède un formidable talent de conteuse et nous transporte dans un univers façonné page après page en l’espace de quelques lignes. Sauf qu’au lieu de nous donner à lire un univers totalement nouveau, Robin Hobb nous laisse à voir une face cachée du monde que l’on connaît déjà : une face merveilleuse où de nombreuses choses sont possibles.

Cette partie imaginaire vient donner un relief froid à la réalité qui nous montre des humains mesquins, étroits d’esprit, pleins d’idées reçues et d’une grande cruauté. Clairement, le genre de personnes avec lesquelles on n’a pas vraiment envie de traîner. Cela et l’ensemble des sentiments et émotions créent le réalisme de l’histoire. Qu’on y adhère ou pas, c’est comme si on côtoyait ce genre de personne : on adopte le même type de comportement.

L’intrigue est immersive. J’ai franchement eu du mal au début de l’histoire, il y a des longueurs. Mais en réussissant à faire confiance à l’auteure, on se laisse porter et on profite enfin du récit.

#En bref

J’ai globalement plutôt apprécié cette lecture. Et si tu es un lecteur ou une lectrice férue de L’Assassin Royal, je te conseille de découvrir ce roman plein de surprises.

Le Dieu dans l’ombre.- Robin Hobb.- Ed. Actusf.- Disponible

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