Fille d’Hécate

Couverture Fille d'Hécate, intégrale


Maëlys nous ouvre les portes d’un univers étrange et déroutant, celui de la Wicca. La quête spirituelle qui est sienne va l’exposer à des menaces insoupçonnées. Surtout que le destin pourrait bien placer sur son chemin, les clés qui l’aideront à résoudre les mystères d’une existence parsemée d’ombres… 

Car, une sorcière peut-elle s’épanouir coupée de ses racines, ignorante d’un passé dont pourrait dépendre l’avenir ?

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Qui a peur de la mort ?

Couverture Qui a peur de la mort ?
Une femme survit à l’anéantissement de son village et au viol commis par un général ennemi. Elle erre dans le désert dans l’espoir d’y mourir, mais donne naissance à une petite fille dont la peau et les cheveux ont la couleur du sable.
Persuadée que son enfant est différente, extraordinaire, elle la nomme « Onyesonwu », ce qui signifie, dans une langue ancienne : « Qui a peur de la mort ? »
À mesure qu’Onye grandit, elle comprend peu à peu qu’elle porte les stigmates physiques et sociaux de sa violente conception. Des pouvoirs magiques aussi insolites que remarquables commencent à se manifester chez elle alors qu’elle est encore enfant. Sa destinée mystique et sa nature rebelle la poussent à quitter son foyer pour se lancer dans un voyage qui la forcera à affronter sa nature, la tradition, l’histoire, l’amour, les mystères spirituels de sa culture, et à apprendre enfin pourquoi elle a reçu le nom qu’elle porte.

Parce qu’après tout, qui n’a pas peur de la mort ?

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Amaz

Couverture Amaz

Pour le Dr. Mitchell Parmenter, orientaliste américain venu passer un an dans la cité d’Amaz pour y étudier une ancienne épopée dont il a retrouvé le manuscrit, comme pour son épouse et ses deux filles, c’est un séjour plein de promesses qui s’annonce.

Presque des vacances. Mais Amaz, où s’interpénètrent l’univers magique des Mille et une nuits et le climat conflictuel du Moyen-Orient contemporain, n’est pas une ville de tout repos. Les rues semblent y changer de tracé d’un jour à l’autre, les nouvelles se transmettent par l’intermédiaire de jeux de cartes divinatoires, une guerre séculaire y oppose secrètement les partisans de deux types d’écriture…
De touristes, les Parmenter deviennent explorateurs d’un monde encore plus étranger qu’ils ne l’imaginaient…

Puis protagonistes d’une quête dont l’enjeu est la texture même du réel.

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L’Hiver du magicien

Ainsi, il existe à Besançon une église au dôme majestueux, l’église des Dames de Battant. Qu’a-t-il bien pu s’y produire pour que le jeune Charles Nodier — future gloire des lettres françaises — en perde le sommeil, néglige ses chères études, sa famille, allant jusqu’à mettre en péril sa propre existence? Irrésistiblement attiré par cet édifice et par les ombres qui le hantent, Charles prétend y avoir rencontré un homme qui vivrait cloîtré dans l’une des chapelles désaffectées. Un homme qu’il est le seul à voir et à entendre. En cet été 1790, Charles vient de fêter ses 10 ans. Alors que la Révolution bouleverse l’ordre établi, ici comme partout ailleurs dans le pays, une rencontre inattendue va sceller le destin du jeune garçon. Et faire de l’enfant qu’il est encore l’homme qu’il s’apprête à devenir.

Bienvenue dans un récit auquel on aimerait vraiment croire…

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Sorcières associées

 

Envoûtement de vampire, sabotage de zombies et invasion de gremlins font partie du quotidien du cabinet Amrithar et Murali, sorcières associées. Dans la cité plusieurs fois millénaire de Jarta, où la magie refait surface à tous les coins de rues, les maisons closes sont tenues par des succubes et les cimetières grouillent de goules, ce n’est pas le travail qui manque ! 
 

Mais tous vous le diront: les créatures de l’ombre ne sont pas les plus dangereuses ?

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Le Sang des Princes Tome 1 – L’Appel des Illustres

 

Couverture Le Sang des Princes, tome 1 : L'Appel des Illustres

Les Spadelpietra sont la plus puissante des grandes Maisons de Tandal. 
Bientôt, ils s’uniront à la famille royale. 
Bientôt, ils tiendront la Slasie dans leurs mains.
Les nomades qu’on appelle Austrois sont des forains, des artistes… 
… Et des inventeurs jaloux de leurs secrets.
Mical est un jeune prodige de la peinture, à qui personne ne devrait vouloir de mal.
Les engrenages tournent. La scène est dressée. Le rideau se lève.

Le drame peut commencer.

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Eos

Eos, adolescent orphelin, quitte la mère-patrie pour le Val-de-la-lune avec son oncle et ses amis, alors que dans les hautes sphères, les oracles prédisent que les Ombres sont en mouvement. Eos et sa colonie sont victimes d’une attaque par des créatures monstrueuses. Le jeune homme se révèle un combattant sans pitié et fait une rencontre bouleversante, celle de la reine déchue Ouraorc.

Arriveront-ils à lever le voile du mystère entourant cette créature et son mystérieux artefact ?

# Comment ce livre m’est-il tombé entre les mains ?

Il s’agit d’un envoi de la part des éditions Mnémos qui me font confiance depuis quelques années déjà… Le temps passe affreusement vite ! Eos a été décrit comme un coup de coeur, presque celui de l’année 2016. J’avais donc vraiment hâte de le commencer.

Eos dessine un univers inconnu, mystérieux, peuplé de créatures non moins étranges. Un univers au final peu décrit mais qui semble receler bien des non-dits. Aucune carte, pas la moindre explication historique ou immersion géographiques. J’ai été plutôt perdue, ce dès le début de cette lecture. Pas vraiment un bon point de départ, mais passons. Je me suis tout de même accrochée, pas mon genre de laisser tomber un livre à la première difficulté !

J’ai eu beaucoup de mal avec l’écriture de l’auteur. Je dois reconnaître une certaine poésie dans sa plume. Néanmoins, sa tendance à l’envolée lyrique m’a lassée à terme. Je suis une immense fan de J.R.R. Tolkien et sa tendance à la description ne le rebute pas, bien au contraire. Mais ici, l’auteur utilise des poncifs et à force le ton devient plus grandiloquent que vraiment poétique.

C’est vraiment dommage, ce monde trop peu exploité. Car ce qui est esquissé est vraiment intéressant : les croyances m’ont l’air très développées, il y a un jeu socio-politique qui se dessine, la magie est là en filigrane et les créatures de la fantasy classique m’ont l’air d’appartenir – plus ou moins en tout cas, à la légende. Peut-être dans le prochain tome, cela dit !

Malgré tout, il s’agit d’une histoire qui se lit assez vite. L’intrigue est relevée et donne envie de la suivre. Les actions sont bien placées pour relancer l’intérêt du lecteur et l’humour est là au bon moment et sait faire ressortir une étincelle dans la noirceur d’une situation.

Les personnages quant à eux manquent vraiment de relief. On note bien quelques uns d’entre eux qui sortent du lot, comme s’ils avaient été davantage travaillés que les autres. Ceux-ci semblent vraiment humains, avec leurs peurs, leur capacité de raisonnement et leur humour
J’ai par contre eu un énorme problème avec Eos, le personnage principal. D’adolescent orphelin et taciturne, il devient psychopathe. Et cela ne me semble pas crédible : difficile d’imaginer qu’un choc, aussi puissant soit-il, puisse autant transformer quelqu’un. C’est juste dommage car son destin est plein de promesses pour le prochain tome. Difficile de cerner la personnalité de ce personnage et impossible de s’attacher à lui. Il m’est juste apparu antipathique du début à la fin. Seules les raisons pour lesquelles je ne l’ai pas apprécié ont évolué.

#En bref


Je suis plutôt partagée à propos de ce titre. Il se situe dans un univers plein de promesses et de mystères encore non dévoilées par l’auteur. L’intrigue et le rythme créent une lecture agréable et on note même une pointe d’humour. Néanmoins, le protagoniste me pose problème. J’ignore si on en apprendra plus à son propos dans le prochain tome, mais j’ai du mal avec sa soudaine et peu crédible évolution.

Eos.- G.D. Arthur.- Ed. Mnémos

Chronique du soupir

Couverture Chronique du Soupir
Lilas, une naine flamboyante, a choisi, depuis la disparition de Frêne, son époux, de prendre sa retraite de Chef de la garde du palais de la Haute Fée pour ouvrir une auberge au bord de la mer, à l’endroit même où Frêne s’est « ancré » pour l’éternité. Entourée de quelques amis et d’Errence, un elfe qui est aussi son amant, elle mène une existence un peu trop paisible à son goût.
Alors qu’elle s’interroge avec angoisse sur son devenir, son fils Saule, pourchassé par un groupe de miliciens au service de la Haute Fée, fait irruption dans l’auberge. Il serre dans ses bras une adolescente de 16 ans, Brune, qui est à l’agonie.
Après quelques heures d’hésitation, et bien que pressentant l’immense danger qui émane de façon indicible de la personnalité de Brune, Lilas décide de les protéger envers et contre tous.




J’entretiens un rapport très étrange avec ce roman. J’ai tenté de le lire plusieurs fois, en vain. Il me tombait des mains à chaque fois. Mais il faut croire que c’était le bon moment puisque non seulement je n’ai pas lâché cette lecture, mais je l’ai au final plutôt appréciée ! Il était temps que Chronique du soupir sorte de ma PàL… il stagnait là depuis plusieurs années ! C’est un peu ça, la magie de la lecture.
Ne vous attendez pas à de l’action à toutes les pages. Pour moi, Mathieu Gaborit pêche un peu sur ce point car les péripéties qui d’ordinaire rythment le récit sont chaotiques et brouillonnes. À tel point que j’ai du les relire pour bien saisir et comprendre précisément de quoi il retournait.
Chronique du soupir est un récit axé sur la psychologie des personnages. Sur ce point, l’auteur a réalisé un très bon travail. La psyché des protagonistes est finement ciselée et on retrouve au fil du texte de nombreuses plongées introspectives plutôt réussies et très naturelles. Ce sont elles, plus que les actions, qui font véritablement avancer l’intrigue. Cet aspect psychologique est legros point fort de cette histoire.
L’intrigue quant à elle est véritablement complexe et bien structurée. Certes, le peu d’explications à propos du background a de quoi égarer, mais un peu d’attention suffit pour se maintenir à flot. Malgré tout, celui-ci semble très riche et développé et les simples évocations présentes dans le texte tendent à montrer l’installation de l’univers de Mathieu Gaborit pour les connaisseurs. Néanmoins, peut-être qu’un petit addenda sur le fonctionnement du monde pourrait éclairer les novices.
Le système de souffle, les fées et leur magie ainsi que tout ce système de lignes très complexe confère à Chronique du soupir une teinte spirituelle à cette histoire et renforce la présence du genre fantasy. On pourrait même inventer un nouveau terme : spiritual fantasy.
Le début du récit esquisse une intrigue dont la portée bouleversera l’univers. L’auteur réussit à atteindre son but sans prendre le chemin qui semble le plus visible. Mais on semble s’en éloigner en changeant totalement de protagonistes. Et pourtant… tout finit par se rejoindre. Je n’ai pas pu m’empêcher de noter cette qualité du récit et la maîtrise de son auteur qui sait mener son lecteur par le bout du nez. Avec talent bien entendu. Et loin de minimiser la portée quasi-mythique du récit, la focalisation sur des personnages a priori anodins et leurs actions lui donnent une touche humaine. Enfin…naine.
Un dernier mot quand même à propos de cette couverture que je trouve juste magnifique.

#En Bref



J’ai eu du mal à rédiger cet avis au final plutôt descriptif. Mais j’ai apprécié Chronique du soupir. Ce livre restera dans ma mémoire grâce à son histoire, mais aussi car il conforte la théorie selon laquelle il existe des livres destinés à un moment précis de la vie.


Et oui, je vous le conseille.

Chronique du soupir.- Mathieu Gaborit.- Ed. France Loisirs (Pré au clercs)

La Maison des mages


Quand le Bien et le Mal n’existent pas, seuls restent les choix.

Tiul est le plus mauvais étudiant de La Maison des mages, plus intéressé par les filles des tavernes que par l’art qui permet à ses confrères de manipuler les forces de ce monde.
Anthalus est un mercenaire de bas étage qui vit au jour le jour entre tueries et trahisons.
Qiruë, craintive et chétive, est la dernière représentante du peuple moribond et décadent des Elfes, méprisée et haïe par ses supérieurs.
Alishr est un jeune écuyer malingre qui rêve de devenir paladin, malgré les brimades et l’ostracisme dont il est la victime.
Ce ne sont pas des héros, et il est probable qu’ils ne le deviennent jamais.
Pourtant, alors que la mystérieuse Maison des mages, qui apporte aide et éducation aux populations, tisse son réseau tentaculaire au cœur des Six Royaumes, le destin du monde va heurter le leur de plein fouet et les jeter face à des forces magiques aussi anciennes que l’univers.
C’est avec et contre elles qu’ils devront écrire la légende des siècles à venir.

Qu’en ai-je pensé ?

Aussitôt lu, aussitôt chroniqué. J’ai même décalé la parution de ma critique, prévue le mercredi si vous suivez mon blog.

J’avais beaucoup apprécié le premier tome de ce diptyque qui plongeait son lecteur dans une aventure épique et haletante. Eh bien la suite ne dépare pas question epicness. L’histoire se déroule trois siècles après l’intrigue de La Geste du Sixième Royaume. Si on retrouve les principales puissances politiques et autres ordres de paladins, seuls quelques personnages se retrouvent d’une histoire à l’autre.

Les personnages sont bien construits, très cohérents et surtout très réalistesÀ tel point que j’ai eu envie de les secouer à plusieurs moments. On peut très bien s’imaginer avoir une réaction analogue à celles des protagonistes si on se retrouvait propulsés dans la même situation. 

Mieux encore, les personnages ont réussi à susciter en moi l’étonnement. Ils sont opaques et semblent bien résister au récit : l’auteur a relevé le difficile défi de donner à ses personnages des secrets, une part d’ombre qu’ils dévoilent au moment adéquat et seulement lorsqu’ils n’ont pas d’autre choix. Un peu comme le feraient des personnes réelles. Vous comprenez l’excellent travail de création fait par Adrien Tomas ?

On suit les péripéties de nombreux personnages très différents. L’auteur a réussi à leur donner une personnalité propre à chacun d’entre eux, leur conférant un charisme très personnel. Ainsi, chaque lecteur pourra apprécier plus ou moins chaque protagoniste selon ses propres inclinations. Mais en aucun cas on ne peut rester indifférent à un personnage, l’histoire et son intrigue y veillent.

Côté écriture, rien à redire. Chaque élément de l’intrigue a priori anodin possède son importance même si celle-ci ne sera révélée que plusieurs centaines de pages après. La Maison des mages possède un très bon équilibre entre narration, descriptions et dialogues. Et l’auteur ne laisse pas son lecteur démuni devant une intrigue aussi colossale : de subtils rappels à la fois au premier tome et aux éléments inhérents au second opus sont présents comme autant de panneaux indicateurs plutôt discrets. Pas de gros panneaux « Dans l’épisode précédent » ou « Mais si, rappelez-vous », mais quelque chose qui ne gâche pas la lecture.

Si je devais résumer l’histoire en un mot… j’évoquerais sa complexité. Chaque page tournée alimente encore un peu les ramifications de l’histoire et pose autant de nouveaux éléments de suspens qu’il en résout. L’étoffement de l’intrigue est telle que je me suis demandée si le livre, pourtant fort de 600 pages, allait se terminer sur une conclusion ou un cliffhanger. Eh bien non.

L’histoire est complète et fonctionne par des ressorts qui relancent l’intrigue aux moments adéquats. Une révélation, une trahison, un combat épique, nombreux sont les rebondissements dans l’histoire. Mais tous sont utilisés à bon escient pour alimenter l’histoire. Adrien Tomas évite l’écueil dans lequel tombent trop de romans de fantasy : la débauche d’épique et la retombée du suspens à la fin où tout arrive. Dans La Maison des mages, l’intrigue prend le temps de se mettre en place et garde un ratio annonces fracassantes/scènes épiques/narration de fond bien équilibré sur toute la durée du récit.

L’histoire est, à l’image de l’intrigue, très bien construite. Adrien Tomas a créé un univers très complet, cohérent et crédible dont la situation géopolitique et les intervenants sont très subtils et pleins de surprises. L’alternance des points de vue dans la narration dévoile cette complexité par degrés et je reste admirative devant l’ampleur du travail.

Bon. Chipotons un peu. Certaines scènes détonent par leur manque de lien avec le reste. Je suis restée sceptique devant le dernier dialogue entre Alishr et son ancienne amie écuyère Iseline. Totalement hors de propos compte-tenu de l’action en cours. Je pourrais aussi parler des actions qui se résolvent parfois avec l’aide providentielle de Deus Ex Machina un peu grossiers. Ces faits sont un peu rares, mais ils arrivent.

#En Bref

Difficile d’être concis devant un texte d’une telle ampleur. Et un très bon récit qui plus est. Si vous n’avez pas lu La Geste du Sixième Royaume, ce n’est pas bien grave, vous comprendrez les tenants et les aboutissants de La Maison des Mages. Et si vous avez lu (et apprécié) le premier tome, vous ne serez pas déçus du second !

La Maison des mages.- Adrien Tomas.- Ed. Mnémos.- Coll. Hélios