Rêves d’Utica

Ghetto surpeuplé de la Zone 3. La révolte éclate. Alyss, adolescente timide en proie à d’étranges visions, s’enfuit et part à la recherche d’Utica, cité refuge fondée aux confins du monde par le mythique Protée. Peuples barbares, savants fous, humains augmentés, cyborgs et intelligences artificielles sèmeront autant d’embûches sur son chemin. 

Mais si le monstre n’était pas celui que l’on croyait ?

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The Young world

Couverture The Young World, tome 1

New York, XXIe siècle. Un virus a anéanti la population des Etats-Unis, à l’exception des adolescents, qui ont vu leur avenir se désintégrer sous leurs yeux. Plus d’électricité, plus d’eau courante, plus de transports, plus d’Internet : les jeunes sont livrés à eux-mêmes dans la ville qui ne dort jamais. Ils se partagent alors le territoire et forment des tribus qui coexistent plus ou moins pacifiquement.
Jefferson, le leader des Washington Square, tente d’organiser la survie des siens avec l’aide de Donna, dont il est secrètement amoureux. Privés de repères et lassés d’attendre la mort, il partent à travers Manhattan pour tenter de retrouver l’origine du virus qui a décimé le continent.

Quant à savoir s’ils vont réussir dans leur quête…

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Palmarès des lectures 2015 !

Nous voici une semaine après le 1er janvier. Le bilan de mes lectures et les bonnes résolutions a été fait. Et j’ai trouvé comment sauver la page des livres lus en 2015 qui est visible ici. Forcément, il y en a quelques uns qui m’ont beaucoup plus attiré que les autres. Le début de l’année me semble le moment parfait pour effectuer une petite remise des prix.

C’est parti pour le palmarès des lectures 2016 de Le Plume ou la vie !


#Les plus belles découvertes

 


L’instinct du troll : Jean-Claude Duynach m’était inconnu avant que j’ouvre cet ouvrage. J’avais déjà été attirée par cette couverture, mais aussi par son pitch. J’ai vraiment découvert un très bon auteur. L’instinct du Troll est un coup de cœur pour moi.
*
Silo : je savais bien que ce livre proposait une histoire post-apocalyptique. Mais pas à ce point… J’ai vraiment apprécié cette histoire dont heureuse de vous parler !


#Les meilleures séries

Varii Sensus : Actuellement, seulement trois tomes sont disponibles sur le site de l’auteur. Le quatrième est en préparation, ce qui vous laisse largement le temps de vous plonger dans cet univers non seulement très bien construit, mais aussi extrêmement riche et bien écrit.

*

Blizzard : Oui, il s’agit d’un univers très rude. J’ai eu un véritable coup de cœur pour celui-ci qui a réussi à me faire frissonner à travers les pages. Fort, non ?

# Les meilleurs univers

Couverture Le demi-monde, tome 1 : Hiver  
Le Demi-monde : Un monde virtuel créé pour l’entraînement des soldats américains… dans lesquels toutes les plaies de l’humanité sont présente : racisme, sexisme, injustice entre les classes… et parfois, le virtuel dépasse le réel. Et là, ça glace le sang, vraiment.
*
Le Disque-monde : Pratchett.

#Les déceptions

  
La Vie des elfes : En lisant l’unique phrase de couverture, je m’attendais à quelque chose d’épique et finalement… pas grand chose. Par contre, c’était très comtemplatif. Le point fort de cette lecture pour moi.
*
Tiré à quatre épingles : ce livre m’a été vendu comme une intrigue palpitante avec de l’occulte. J’ai cherché… mais je n’ai pas trouvé. ^^’

#Les livres qui font réfléchir

  Couverture Il est de retour 


2097 Mémoires de mon père : Un court roman percutant sur ce qui pourrait bien arriver à notre planète terre. En plus, la narration et l’intrigue sont bonnes, ce qui ne gâche rien !
*
IL est de retour : Vous aurez sûrement reconnu le personnage qui se cache sur cette couverture, très bien réalisée en passant. Hitler revient et réussit à accéder à une émission de télévision… et ses propos remportent l’adhésion du peuple, au XXIème siècle… Glaçant. Mais à lire.

#Découverte(s) auteur(s)

Couverture Le liseur du 6h27  Image and video hosting by TinyPic
Le Liseur du 6h27 : un roman feelgood et une ôde à la lecture. L’écriture de Jean-Paul Didierlaurent est agréable à lire et il a l’art de faire ressortir le meilleur de son histoire en partant pourtant d’une situation un peu morne.
*
Varii Sensus : C’était il y a un an (eh oui…) que je suis entrée en contact avec Victor Nicollet. Qu’est-ce que vous attendez, allez vite le découvrir !

# LA sélection de l’année

Question tellement difficile… Quelle lecture choisir parmi les 83 livres lus ? 












Bon… trop difficile de choisir, je vais donc vous donner mon top 5 des lectures, ça sera un peu plus facile ! 






#1
Couverture Feuillets de cuivre  Couverture L'Evangile Cannibale


#2
Image and video hosting by TinyPic  
#3
Couverture Les Extraordinaires et Fantastiques Enquêtes de Sylvo Sylvain, détective privé, tome 2 : Avant le déluge
4#
en revenir aux fees
5#
Couverture Doctor Who : Temps d'emprunt


The Revolution of Ivy

Couverture The Book of Ivy, tome 2 : The Revolution of Ivy

J’ai tout perdu. Mon foyer. Ma famille. L’homme que j’aime.
Ce serait si facile de capituler, de fermer les yeux et d’attendre que la faim et la soif et raison de moi. Ou bien qu’une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant… Mais je refuse d’abandonner. J’en ai terminé avec la lâcheté. Il est temps pour moi d’agir, enfin.
Bishop me l’avait bien dit, cet univers hostile ne pardonne pas la moindre erreur. Et au-delà e la barrière, c’est encore pire. L’hiver approche, et si je veux survivre, il va me falloir trouver de l’eau, des vivres, un abri. D’autres condamnés avec lesquels m’allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix : dois-je oublier ma vie d’avant, me venger de ceux qui m’ont trahie… ou mener, purement et simplement, la révolution ?
Car je ne suis plus une Westfall, ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.

Née pour trahir et faite pour tuer… sera-t-elle à la hauteur ?



#Ce que j’en pense

Second tome de la saga The Book of Ivy. J’ai passé un bon moment avec le premier volume de ce diptyque, qui avait réussi à gagner mon intérêt malgré son côté young adult que j’ai dépassé. 

L’histoire est plutôt intéressante. Après la sécurité de la ville, Ivy doit affronter un monde sauvage rempli de dangers et de gens aux intentions malveillantes. Et c’est ça qui est pour moi le plus intéressant dans cette histoire.

J’ai apprécié le duo de Caleb et de sa sœur. Ils se complètent bien et sont plutôt bien construits sur le plan psychologique et leurs réactions me semblent cohérentes… contrairement à Ivy et Bishop (vraiment, ce prénom…). J’ai franchement fait fi des états d’âme d’Ivy qui sont répétitives et un peu rébarbatives. Si son évolution était intéressante dans le premier tome, ce n’est pas la même histoire dans la seconde histoire. Elle perd totalement pied, frise le pathétique quand elle retrouve son grand amour. Et Bishop… montre tellement peu de réactions qu’il m’a désagréablement fait penser à Edward de Twilight. C’est dire combien je ne l’ai pas aimé !

J’ai donc préféré me concentrer sur l’aspect survival de l’histoire pour ne pas le reposer sur son étagère. Les pérégrinations d’Ivy et la vie quotidienne des nomades sont très intéressants à suivre et vous pousseront à vous demander quel serait votre comportement si vous étiez confrontés à une telle situation.

L’intrigue se tient et se situe dans la ligne directe du premier tome. Mis à part des “secrets” dignes d’une célèbre télé-réalité détenus douloureusement par Ivy, l’histoire est entraînante et l’enchaînement plutôt rapide des péripéties crée une lecture attractive. Bon, il est facile de deviner comment va se terminer l’histoire, c’est un peu cousu de fil blanc. Mais ça reste assez sympathique à lire !

Comme dans le premier tome, l’écriture n’est pas extraordinaire, mais plutôt correcte en terme de qualité. Rien à redire de ce côté là.

#En Bref

Je ne déconseillerais pas totalement ce livre. L’action est entraînante et il y a heureusement quelques personnages qui sortent de la platitude ambiante. 

The Revolution of Ivy T2.- Amy Engel.- Ed. Lumen

The book of Ivy

Couverture The Book of Ivy, tome 1
Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.
J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.
Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…
Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.

Je suis toujours un peu sceptique lorsque j’aborde un roman parlant d’une histoire sentimentale, avec des adolescents en prime. Je ne suis pas une grande amatrice de ce genre d’histoires. Mais je dois dire que cette histoire a été au final plutôt sympathique.


Contrairement à d’autres romans traduits vraisemblablement à la hâte, celle de ce texte semble plutôt bonne. L’écriture est plutôt classique mais reste efficace et sert l’histoire en donnant une lecture très fluide qui donne envie de suivre l’intrigue jusqu’au bout du livre.

Celle-ci est plutôt cousue de fil blanc, il faut l’avouer. Néanmoins, la manière d’y arriver étant pour moi aussi importante que le but, j’ai apprécié l’évolution de cette histoire et le passage d’Ivy de l’autre côté du miroir des apparences. Celle-ci découvre que le monde est autrement plus compliqué que son environnement immédiat. 
Mais le message sous-jacent est pour moi le plus important : aller au-delà des apparences et apprendre à évaluer une situation par soi-même sans œillères comme celles qu’Ivy portait. 

Ivy est un personnage intéressant tant dans sa construction initiale que dans son évolution psychologique : la voir ouvrir les yeux sur la vérité du monde et perdre les certitudes forgées par sa famille. Cet effondrement assorti d’une prise de conscience douloureuse est bien rendu par l’auteur qui a accompli un bon travail d’écriture sur ce point. 

Cet univers juste ébauché est intéressant. Post-apocalyptique, la vie a repris ses droits et les gens vivent dans un confort relatif. Bien entendu, un interdit absolu est posé sur l’extérieur où seuls vont les gens exilés. Un poncif usé bien entendu, mais pas désagréable pour autant. 

#En Bref

The Book of Ivy est une bonne lecture. Rien de très suprenant ni de vraiment originale mais j’ai passé un sympathique moment en compagnie d’Ivy et de son évolution psychologique. 
Je vous conseille cette histoire, mais n’espérez pas être vraiment surpris !

Lecture du mois : Août 2015 !

Nous arrivons déjà à la mi-septembre. Effectivement, je pense qu’il est temps de désigner quelle a été la lecture que j’ai préférée parmi les nombreux livres lus : 13 romans soit 3681 pages ! De tous les genres : de la SF, de la fantasy, de la (très bonne) littérature blanche, des classiques de la littérature, du polar… Août a été le mois de la diversité et des tests !


Couverture Player One
Contrairement au mois dernier, choisir quelle a été ma lecture préférée a été compliqué, car trois livres étaient au coude à coude. Mais j’ai choisi celui-ci car à aucun moment il ne m’est tombé des mains. 
#De quoi ça parle ?

En 2045, le monde est au bord de la ruine : les guerres font rage, les crises succèdent aux crises et les gens se réfugient dans l’OASIS, un jeu vidéo qui a dépassé les limites des consoles pour proposer un véritable monde virtuel. Mais lorsque le créateur de cet univers décède, il laisse une énigme qui offrira d’immenses richesses à celui qui percera les énigmes de son œuf de Pâques (définition sur le lien).
Wade Watts, voyant là un moyen de se sortir de la misère, met tout en oeuvre pour le découvrir. Pour cela, il engrange des informations sur la culture “geek” des années 80. 

Quant à savoir s’il trouvera ce fameux œuf de Pâques, je vous laisse le découvrir par vous-même !
#Pourquoi ce livre?

Ce roman m’a captivé du début de ma lecture à la fin. Je l’ai lu en deux jours presque sans interruption, c’est dire. Vivre par procuration cette expérience de réalité virtuelle m’a plu, de même que la quête (au sens propre) de Wade pour parvenir à ses fins. 

N’ayant pas grandi dans les années 1980, je ne possédais pas toutes les clés pour saisir les références. Mais l’auteur a pensé à tous les lecteurs dans mon cas et a pris le temps de les expliciter de manière à donner envie de les découvrir par nous-même. Ernest Cline explore des univers que j’apprécie particulièrement : le jeu de rôle, et l’imaginaire de manière plus générale. 

J’ai enfin apprécié le message humaniste qui se dégage de cette histoire. Cette lutte contre les grandes organisations mondiales qui tentent d’établir leur hégémonie par le biais d’un monopole, l’importance de la connaissance pour résoudre les difficultés qui se dressent devant nous… Bref, tout un ensemble de messages qui font aller plus loin que le simple plaisir de la fiction. 

#Un petit Bémol


Sur la biographie de l’auteur. L’éditeur n’a pas pris la peine d’aller au-delà de son côté “geek”. Ne vous y arrêtez pas, surtout.


#Et sinon, durant ce mois…


  • J’ai découvert des classiques de la littérature américaine 
  • J’ai voyagé dans une Germanie un peu particulière
  • Je suis restée confinée dans un Silo en compagnie de ce qui reste de l’humanité
Et vous alors ? Qu’avez-vous lu durant ce mois d’août ?


Player one.- Ernest Cline.- Ed. Michel Lafont.

Point lecture

Hello tout le monde ! J’espère que vos vacances se sont bien déroulées et que vous avez eu le temps de vous reposer durant ces quelques jours ou quelques semaines. J’ai beaucoup lu et j’ai de nombreux avis en stock pour vous divertir durant plusieurs semaines. 

Mais comme je n’arrête pas de lire, penchons-nous sur ce que je suis en train de lire actuellement !



#Les quinze premières vies d’Harry August de Claire North


J’ai tout de suite été très attirée par la couverture à l’esthétique steampunk de ce roman, mais aussi par la thématique de l’histoire. Voyage dans le temps, un homme qui ne peut mourir qui me rappelle Jack Harkness. Et surtout un monde condamné à périr. 
Ce roman promet, j’ai hâte d’en savoir plus ! 🙂

#Les Éveilleurs T2 – Ailleurs de Pauline Alphen


J’avais vraiment adoré le premier tome. Lorsque j’ai trouvé la suite en bouquinerie, je n’ai pas hésité une seconde avant de le prendre. Je l’ai commencé hier soir et je dois avouer que j’ai un peu de mal à me remettre dans le bain… J’espère que cela va changer !

#Les Licornes de Thulé de Sylvie Huguet


La suite du Dernier roi des elfes. A présent, les elfes doivent défendre leur dernière île de la folie destructrice des hommes. L’écriture est sympathique et j’ai plaisir à me plonger dans cette histoire où les émotions sont palpables. 

Et vous, vous lisez quoi en ce moment ?

Lecture du mois : Avril 2015 !

Encore un mois d’écoulé dans cette année 2015 ! Et plein de lectures ! J’ai repris le travail, mais cela ne m’a pas empêché de beaucoup lire ! J’ai lu en tout neuf romans, de genre très différents : du roman contemporain, du steampunk, de la fantasy, du fantastique… Du papier et du numérique aussi, avec deux romans lus sur liseuse. 

Mais lequel a eu ma préférence ? Venez le découvrir tout de suite !


L'évangile cannibale par Clavel
#De quoi ça parle ?

L’apocalypse zombie a eu lieu. Mais Mat et ses compères de la maison de retraite l’ont su et se sont calfeutrés pendant 40 jours pour survivre ! Et quand vient l’heure de tout explorer, le danger a pris la forme de zombie et rôde à chaque coin de rue… et dans les frigos.


#Pourquoi ce livre ?

Zombi vs Papi. Si cette petite phrase n’attire pas votre oeil et ne vous rend pas curieux, c’est que quelque chose ne tourne pas rond dans le monde ! Vous vous en doutez, j’ai adoré le pitch, et après avoir lu les premières pages, je me suis décidée !
Ce livre est rempli d’humour, vous vous en serez douté, mais il s’agit aussi d’un portrait acide sur la manière dont le troisième âge est vu dans notre société moderne. Et ce n’est pas beau à voir. Fabien Clavel laisse aussi un peu de place à l’émotion qui m’a étreint à la fin de l’histoire.
En bref, L’Évangile cannibale est une histoire qui se lit (très) vite et qui est écrite par un auteur de grand talent. Je vous la conseille !

#Et à propos du reste ?

  • Durant le mois d’avril, j’ai eu l’occasion de découvrir Bohême, un roman steampunk écrit par Mathieu Gaborit. C’est d’ailleurs la première histoire de cet auteur que je découvre. Je compte continuer ma découverte !
  • J’ai eu l’occasion de voyager en Faërie avec la très bonne anthologie Trolls et légendesL’Épée brisée de Poul Anderson et le troisième tome des Héritiers de l’Aube
  • Je me suis plongée avec curiosité dans The Book of Ivy. Un roman agréable à lire.
  • Et enfin, j’ai vécu l’horreur de l’univers lovecraftien dans l’Abomination d’Innswich

Rendez-vous le mois prochain pour une nouvelle lecture du mois !

2097 Mémoires de mon père


Le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui n’existe plus : montée des eaux, épuisement des ressources, pollution généralisée, affaiblissement du Gulf Stream, surpopulation, effondrement des grandes Démocraties occidentales ont permis la toute puissance de groupes économiques internationaux. Davos, 2097 – Dans une chambre d’hôtel visiblement luxueuse, un père écrit à son fils, ce seront ses dernières paroles : une confession intime, violente, dans un vieux cahier jauni. Il ne lui reste alors que 12 heures à vivre ! Le puzzle prend forme sous nos yeux quand cet homme de 47 ans se souvient… Chaque heure qui passe est un chapitre où les souvenirs s’emboitent les uns aux autres pour former l’histoire d’une société devenue inhumaine, d’un héros tour à tour victime et bourreau, qui doit sa survie et sa perte… à un cœur hors du commun ! Ce même cœur réveillera en lui une véritable émotion intransigeante et une prise de conscience l’amenant inévitablement à une révolte qui changera le cours de l’histoire…

Amis lecteurs, enfermez votre sensibilité d’être humain, car ce que vous allez lire dans ce court roman a de quoi vous remuer profondément. Des récits post-apocalyptiques, il y en a pléthore de nos jours, souvent avec une attaque de zombies en plat principal. Mais ici, aucune tête décharnée à l’horizon. Juste des hommes devenus des bêtes.

Car cette histoire est vraiment dure, tant dans l’écriture que dans l’univers proposé par Jérôme Bezançon, l’auteur. La planète est séparée en deux. 
D’un côté les riches et leur vie facile, avec la possibilité en sus de changer leurs organes si l’un des leur venait à défaillir. De l’autre, la majeure partie de la population, pauvre et servant souvent de gibier humain pour des chasses contre-nature.

La plume acérée de Jérôme Bezançon met en lumière une part sombre des sociétés humaines toujours scindées en deux groupes sans concession. Rien de nouveau sous le soleil me direz-vous… Sauf qu’ici cette séparation est portée à son paroxysme dans le dévoiement des rapports humains. La vie n’a plus aucun prix, s’en sortir tient du prodige pour quelqu’un qui n’est pas du bon côté de la barrière.

Et au milieu de ça, le narrateur. Un homme qui n’a pas grand chose d’humain, qui a perdu tout espoir pour son espèce, et qui va tenter de mettre un terme à ce monde. Un être deshumanisé donc, qui raconte à son fils dans les détails ce qu’il a vécu, subi et ce qu’il a été obligé de faire pour s’en sortir. A travers son témoignage transparaît cette société décadente qui m’a fait frissonner. Le biais du témoignage est sans doute l’une des manières les plus efficaces pour transmettre un message. Et l’auteur n’y est pas allée de main morte. Je n’ai pas pu m’empêcher de comprendre cet homme et de compatir à ses douleurs et ses traumatismes. 

L’atmosphère de ce roman est noire, oppressante. L’auteur a su rendre l’urgence de la situation du personnage, qui doit écrire sa vie avant qu’il ne soit trop tard, avant que tout ne se termine. Ce sentiment d’urgence se transmet d’ailleurs au lecteur qui s’accrochera au roman pour ne pas en perdre une seule miette… jusqu’à la fin. 

Faites-moi confiance, vous ne ressortirez pas indifférents de cette lecture. Cette anticipation a de quoi faire frissonner, car l’hégémonie des grandes entreprises sur ce monde futur n’est pas sans rappeler celle des firmes actuelles. A bien moindre échelle, rassurez-vous.

#En Bref

2097, Mémoires de mon père est un roman poignant envers lequel il est difficile de rester indifférent. Au milieu des nombreux récits post-apocalyptiques où les zombies sont légion, il apporte du renouveau et mérite vraiment d’être connu.

2097, Mémoires de mon père.- Jérôme Bezançon.- Ed. Atria