Je suis ta nuit

Été 1980, dans un village de Bretagne… Ils sont six copains, inséparables, rêvant à Star Wars, Goldorak et aux filles. Lors d’une partie de casse-bouteilles, ils découvrent le cadavre mutilé d’un vagabond.
C’est le début d’une cascade d’évènements terrifiants, mystérieux, dont les enfants sont l’épicentre. La peur s’installe dans le village et peu à peu, la bande comprend qu’une force maléfique rôde et qu’elle cherche à les détruire.

Le Mal est-il de retour ?

#Comment ce livre m’est-il tombé entre les mains ?

Je suis ta nuit m’a été proposé en service de presse par les éditions Actusf. L’ambiance, la couverture et le pitch ont largement attiré mon attention. Alors j’ai décidé de craquer. Merci !

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#Stranger Things, Ça et les légendes bretonnes

Un mélange pour le moins détonnant et à la mode. Mais risqué, étant donné la surexploitation du thème ces derniers temps et la qualité de cette série et de ce diptyque littéraire. Pour tout dire, j’attendais beaucoup de cette lecture.

L’histoire démarre et se déroule en grande partie dans la France des années 80. On y suit le quotidien et les aventures d’une bande d’amis qui se retrouvent malgré eux embarqués dans une histoire cauchemardesque. De la découverte d’un cadavre à l’affrontement avec un monstre, Loïc Le borgne nous emmène avec lui dans une descente vers l’horreur. Je l’ai suivi sans peine et j’ai aimé ça. Bien à l’abri derrière mon livre bien entendu.

La plume de l’auteur possède la capacité de nous faire vivre pleinement ses scènes et de nous prendre toutes les émotions en pleine face. Et il alterne avec des périodes de répit, aussi bien pour ses protagonistes que pour son lecteur. Ses dialogues sont efficaces, tout comme le reste du récit : la part belle est faite à l’ambiance, dévoilée à travers les descriptions ou via les paroles échangées.

J’ai apprécié de suivre cette bande. Attachante et soudée sans vraiment qu’on sache pourquoi, l’accompagner permet de goûter de nouveau aux joies de moments simples, passés entre amis. Loïc Le borgne a fait remonter en moi des tas d’émotions enfantines, des joies simples aux terreurs les plus profondes le temps de cette lecture. Quelque part, ce n’est pas si nul d’être adulte…

Des cauchemars, il y en a à la pelle. L’auteur ne s’y arrête pas et mélange les peurs d’enfant aux légendes bretonnes, comme celle de l’Ankou, pour créer un monstre de ténèbres, le bonhomme nuit. J’ai particulièrement apprécié les percées de ce protagoniste bien particulier dans l’histoire, aux bons moments pour créer cette ambiance terrifiante.

Sous ses dehors d’histoire d’horreur, l’auteur touche des thématiques plus profondes, le viol et l’inceste. Au travers du bonhomme nuit et de ce cycle horrifique, il nous montre les aspects les plus noirs de l’Homme. Le genre de portrait qu’on n’a pas envie de regarder trop longtemps en face. C’est un récit poignant qui a su m’émouvoir.

#En bref

Je suis ta nuit est un récit plein de force et de qualités. L’intrigue est maîtrisée et je dois dire qu’il m’a été plutôt difficile de lâcher ce texte. Ce roman se révèle très différent de Stranger Things ou de Ça. S’il est difficile de ne pas faire le rapprochement au début, je me suis vite rendu compte que l’histoire écrite par Loïc Le Borgne prenait une direction vraiment différente.
Pour cela, et pour toutes les autres raisons, je ne peux que vous conseiller cette lecture.

Je suis ta nuit.- Loïc Le Borgne.- Ed. Actusf.- Coll. Les 3 souhaits.- Disponible

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