Sirius

Alors que le monde se meurt, Avril, une jeune fille, tente tant bien que mal d’élever son petit frère, Kid. Réfugiés au coeur d’une forêt, ils se tiennent à l’écart des villes et de la folie des hommes… jusqu’au jour où le mystérieux passé d’Avril les jette brutalement sur la route. Pourchassés, il leur faut maintenant survivre dans cet univers livre au chaos et à la sauvagerie.

Mais sur leur chemin, une rencontre va tout bouleverser : Sirius.

#Comment ce livre m’est-il tombé entre les mains ?

C’est une amie libraire qui m’a conseillé ce roman en mettant en avant son côté post-apocalyptique. Et j’adore ça ! Alors, je n’ai pas hésité très longtemps.

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#De l’apocalypse au conte de fées

Attention, ceci n’est pas une chronique à chaud comme cela m’arrive parfois d’en faire. J’ai eu le temps de laisser poser cette histoire, pour en mesurer la portée.

Parce que Sirius est un récit beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît au début. Moi, je pensais qu’il ne s’agissait que d’un récit de survie au final assez classique.

Alors qu’il s’agit de bien plus que ça : parcours initiatique, voyage mystique, réflexion écologique… Stéphane Servant nous offre une histoire qui laisse à réfléchir en plus de divertir. Je sais, il s’agit d’un roman principalement destiné aux adolescents et il n’est pas rare de voir de telles thématiques abordées. Mais ici, c’est bien traité, original et l’ensemble forme un mélange harmonieux.

On s’attache aux pas de différents protagonistes que l’on rencontre comme si on les croisait un peu par hasard. On ne connaît pratiquement rien d’eux, sinon qu’ils se trouvent sur la route à cause d’une sorte de cataclysme et qu’ils vont quelque part. Et qu’ils sont recherchés.

J’ai vraiment aimé l’ambiance dans lequel est plongé tout le récit, cette atmosphère d’urgence et de drame qui crée une tension et nous fait garder le livre entre les mains. Cette sensation est accentuée par le manque d’informations dont dispose le lecteur. On a affaire à un monde mort, dangereux où nos semblables peuvent être terrifiants. Pas le genre de monde dans lequel j’aimerais vivre quoi !

J’ai littéralement dévoré ce livre en quelques heures. Chapitre après chapitre, je voulais en savoir plus. Quelle est cette montagne, pourquoi la vie a viré à la catastrophe… Heureusement que l’auteur y répond ! L’intrigue est bien organisée et se termine tout en douceur en prenant le temps de résoudre toutes les intrigues créées durant les 474 pages.

J’ai globalement aimé les protagonistes. Tous sont intéressants et terriblement humains, dans tout ce que cela comporte de bien ou d’affreux. Mon principal bémol concerne Kid, l’un des deux protagonistes que l’on suit durant toute l’histoire. Au fil du récit, sa capacité à la parole régresse terriblement et ce changement est notifié via des lignes de dialogues écrites pratiquement phonétiquement. C’est un choix éditorial sans aucun doute… Mais pourquoi privilégier ce type d’écriture alors qu’il est tout à fait possible de dire les mêmes choses sans ce style phonétique ? C’est dommage et ça écorche les yeux.

Sirius comporte de nombreux messages, en particulier celui concernant l’environnement. La planète a été dévastée par la faute de l’Homme et maintenant, ils doivent lutter pour leur survie. Cependant, le message n’est pas culpabilisateur et pourrait bien donner à réfléchir à un public jeune à propos de l’urgence climatique actuelle.

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#En bref

Clairement, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde avec Sirius. Entre les sujets de réflexion qu’il propose, son rythme ultrarapide et son intrigue palpitante, je ne peux que vous le recommander !

Sirius.- Stéphane Servant.- Ed. du Rouergue.- Coll. Épik.- Disponible.

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