Les questions dangereuses

Couverture Les Questions dangereuses

1637 : Qui a assassiné le docteur Lacanne, en plein château de Déversailles ? Pour connaître la réponse à cette question, le mancequetaire Thésard de la Meulière, son libram à la main, est prêt à résoudre les énigmes les plus perfides…

Jusqu’aux confins de l’indicible

#Comment ce livre m’est-il tombé entre les mains ?

Les éditions Actusf m’ont proposé ce titre en service de presse. Je ne connaissais l’auteur que de nom, mais la quatrième de couverture était suffisamment mystérieuse et incitative pour me tenter. Je suis tombée dans le piège, l’ai lu, et je ne le regrette pas !

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#Quand les mots remplacent les armes… et des Grands Anciens

Je ne laisse pas planer le doute plus longtemps, Les Questions dangereuses est un vrai coup de cœur pour moi. Il est bien dosé dans son humour, de la juste longueur, tout à fait ce qu’il faut pour faire passer un bon moment de lecture et laisser un excellent souvenir.

L’univers d’abord. Le décalage avec la réalité est léger, mais reste suffisamment présent pour nous donner au lecteur un souffle de nouveauté. Et c’est bien fait : Lionel Davoust nous propose un univers « parallèle » dans lequel les mots ont remplacé les armes, ce qui crée un tout nouveau savoir-vivre et un sens des convenances certain.

Je vous l’avoue, je me suis totalement laissé porter par l’intrigue : si elle démarre doucement, elle s’accélère et entraîne son lecteur dans une aventure qui dépasse tout ce que j’aurais pu imaginer en ouvrant le livre.

Parce que je pense que c’est là la grande force de ce texte de Lionel Davoust : il mélange avec talent les références, parfois très différentes, pour nous proposer un récit surprenant et de grande qualité. Des récits classiques du XVIIIe siècle à l’horreur de Lovecraft, qui n’a pas peur des rencontres improbables effectuées avec talent sera ravi de cette lecture !

L’accent n’est pas franchement mis sur les personnages. À mes yeux, ils sont davantage présents pour incarner des archétypes servant l’histoire. N’y voyez pas là une critique : le récit est court, on s’attache à leurs pas et on les suit dans des aventures trépidantes. Et surtout, on ressent tout le récit à travers leurs émotions.

Lionel Davoust est un auteur que je ne connaissais que de nom. Mais j’aime la qualité de sa plume dans ce livre, sa capacité à évoquer beaucoup en peu de mots et grâce au ressenti de ses personnages. Il manie aussi la langue française avec au moins autant de talent. L’humour est intelligent, présent sans en faire trop. Le juste équilibre quoi.

Il joue avec la langue et construit un univers où les armes sont les mots. Les mousquetaires deviennent des « mancequetaires » et les bretteurs des « brhéteurs ». Par exemple. J’adore !

L’interview qui suit cette courte histoire est elle aussi passionnante : on en apprend un peu plus sur l’auteur, c’est sûr, mais également sur sa conception de son métier et moult détails venant éclairer la lecture de la novella qui précède cet entretien.

#En bref

Les Questions dangereuses est un vrai coup de cœur. J’ai eu un véritable coup de foudre (oui) pour l’univers, l’écriture de l’auteur et l’humour de sa plume. Le récit est de la juste taille et je ne peux que saluer l’inspiration lovecraftienne qui vient ponctuer magistralement ce texte !

Les Questions dangereuses.- Lionel Davoust.- Ed. Actusf.- Coll. Hélios.- Disponible

Une réflexion sur « Les questions dangereuses »

  1. Oh ce roman à l’air vraiment chouette ! J’adore l’idée que les mots remplacent les armes. Avec un tel titre jamais je me serais tournée vers ce roman, mais là il va direct dans ma PAL ! Merci pour la découverte 🙂

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