Et Dieu se leva du pied gauche

Couverture Et Dieu se leva du pied gauche

Après avoir avoué à sa femme qu’il avait toujours détesté le thé, Ambroise Perrin se défenestre sous les yeux médusés des personnes présentes. Dans un palace vénitien, Louise Duval se réveille d’une soirée de gala et découvre que sept de ses collègues sont morts au même moment dans leur lit de cause inexpliquée. Rien ne lie ces deux affaires, si ce n’est leur mystère. C’est assez pour intéresser Evariste Fauconnier, enquêteur émérite spécialisé dans les affaires que personne ne peut résoudre. Entre crimes en série et esprits diaboliques…

Le fin limier va devoir dénouer les fils d’une gigantesque toile qui risque bien d’avaler son âme autant que sa raison.

#Comment ce livre m’est-il tombé entre les mains ?

J’ai déjà lu et adoré J’agonise fort bien, merci et À présent, vous pouvez enterrer la mariée. Alors quand le troisième tome est sorti, je n’ai pas hésité bien longtemps. Oren Miller est devenue une auteure incontournable pour moi !

~

#Évariste ou l’art de percer les mystères…

Je me suis déjà fait la réflexion lors de ma lecture des deux premiers tomes de cette série, j’aime beaucoup le duo Fauconnier/Le Du. Ils sont extrêmement bien construits, remplis d’humours, dynamiques et donnent du relief à l’histoire.

Et puis, on en apprend un (tout petit) peu plus sur l’ordre pour lequel travaille Fauconnier : Sainte-Cécile. Du moins, sur la manière dont les requérants procèdent pour trouver un enquêteur. Voilà qui lève le voile et donne davantage de corps à la série d’Oren Miller, j’en ai été enchantée !

Alors oui, c’est sans surprise de ce côté-là, je l’avoue. Quoi que… On y croise d’autres personnages qui s’avèrent tout aussi bien construits, quand bien même ils ne sont là que le temps de ce roman. Mais ils participent à l’ambiance et témoignent du talent d’Oren Miller pour créer des protagonistes pleins de vie et dont on a envie de suivre les actions.

Et l’intrigue… Comme pour ses deux précédents tomes, Et Dieu se leva du pied gauche a réussi à me surprendre de bout en bout. L’intrigue est parfaitement maîtrisée (mais alors parfaitement) et c’est du genre à nous ramener des pages en arrière pour vérifier tous ces petits détails qu’on a forcément laissés passer. Un peu l’effet Fight Club, vous voyez ? Et surtout, l’ensemble est d’une grande qualité, tant sur le fond que sur la forme. L’enquête avance au rythme des rebondissements de l’intrigue et des nouvelles découvertes et passe de moments drôles à des passages beaucoup plus sombres.

Et dans les deux cas, Oren Miller s’en tire à merveille.

Ici, on en apprend peu sur la vie aussi mystérieuse que fascinante d’Évariste Fauconnier. Mais l’histoire, se déroulant en 1951, prend place dans un climat post-Seconde Guerre mondiale très sensible et fait la part belle aux expérimentations des médecins nazis dans les camps. On y parle de psychologie, de neurosciences et de l’impact – très peu moral mais formidablement scientifique – des recherches nazies sur les avancées scientifiques. Et surtout, on baigne dans le même malaise que les protagonistes sur le sujet.

C’est sûr, c’est une lecture qui gratte la moralité et l’éthique.

#En bref

Et Dieu se leva du pied gauche est un coup de coeur pour moi. J’ai passé un excellent moment dans cette lecture, qui a su m’emporter et me surprendre, comme toujours avec Oren Miller !

Et Dieu se leva du pied gauche.- Oren Miller.- Ed. L’Homme sans nom.- Disponible

Une réflexion sur « Et Dieu se leva du pied gauche »

  1. Ping : Point lecture -

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *