Mers mortes

Mers et océans ont disparu. L’eau s’est évaporée, tous les animaux marins sont morts. Des marées fantômes déferlent sur le monde et charrient des spectres avides de vengeance. Requins, dauphins, baleines… arrachent l’âme des hommes et la dévorent. Seuls les exorcistes, protecteurs de l’humanité, peuvent les détruire.

Oural est l’un d’eux. Il est vénéré par les habitants de son bastion qu’il protège depuis la catastrophe. Jusqu’au jour où Bengale, un capitaine pirate tourmenté, le capture à bord de son vaisseau fantôme.

Et si Bengale était finalement la clé de leur salut à tous ?

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Biotanistes

Quelque part dans le futur.

La terre est sèche. Des grappes d’humains survivent dans les dernières oasis. Terminé les ruisseaux, terminé les animaux, terminé… la domination masculine. Parce qu’elles semblent être les seules à survivre à une maladie qui décime l’humanité, les femmes ont pris le pouvoir et les hommes sont relégués au rang de reproducteurs.

Rim, jeune sorcière élevée au convent, voit son premier saut dans le passé approcher avec impatience et fébrilité : et si elle n’atterrissait pas en zone utile et devait renoncer pour toujours à voyager dans le temps ? Et puis, qui est Alex, cette nouvelle venue qui la déroute tant, la pousse à reconsidérer ses certitudes ? Et si… 

Et si les hommes, en vérité, pouvaient survivre au fléau ?

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Les Nuages de Magellan

XXVIIe siècle. L’Humanité s’est étendue à toute la Voie lactée. La nouvelle frontière, ce sont désormais les Nuages de Magellan. Mais les explorateurs ont cédé le pas aux toutes-puissantes Compagnies…
Aux confins de la galaxie, Dan, une jeune serveuse, chanteuse de blues dans un bar miteux à ses heures, rêve de partir vers les étoiles. Elle est fascinée par Mary, une cliente mystérieuse dont on murmure qu’elle aurait été membre de la Grande Piraterie. Car un mythe court : sur une planète soigneusement dissimulée, les derniers pirates auraient créé une république idéale.

Et si c’était vrai ?

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Un reflet de Lune

Paris, un siècle après l’apocalypse. La capitale est plongée dans les pluies de printemps et Chet, dans une affaire qui le dépasse. Des sosies apparaissent pour lui faire porter le chapeau de crimes dont il est innocent. Du lagon du Trocadéro au repaire lacustre des pirates de la Villette,

Chet arpente les bords de la Seine en crue à la recherche de ces mystérieux doubles, autant que de lui-même.

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Passing strange

San Francisco, 1940. Six femmes, avocate, artiste ou scientifique, choisissent d’assumer librement leurs vies et leur homosexualité dans une société dominée par les hommes. Elles essayent de faire plier la ville des brumes par la force de leurs désirs… ou par celle de l’ori-kami. Mais en science comme en magie…

Il y a toujours un prix à payer quand la réalité reprend ses droits

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Interview : Nathalie Dau

Le maître en dédicace, photo prise sur la page de Mathieu Coudray.
A la fois écrivain et éditrice, Nathalie Dau est passionnée par les mondes de l’imaginaire qu’elle sillonne, plume à la main, pour en rapporter des histoires teintées de folklore et de mythes.A la fois écrivain et éditrice, Nathalie Dau est passionnée par les mondes de l’imaginaire qu’elle sillonne, plume à la main, pour en rapporter des histoires teintées de folklore et de mythes. 
1 – Ton entourage t’inspire-t-il lorsque tu écris ?

Cela dépend des textes. Certains m’ont été inspirés par des anecdotes familiales. Par exemple, « Le Violon de la Fée » raconte, de façon très romancée, une partie de l’histoire de mon arrière-grand-père, Gian-Battisto Dall’Olmo, qui a vraiment perdu ses doigts dans les aciéries de Lorraine et qui a vraiment réussi à jouer du violon de l’autre main. « Notre-Dame des Algues » fait référence à un autre épisode de sa vie : quand son frère Nazzareno s’est noyé dans la Marne pour avoir voulu le sauver alors qu’il s’était pris dans des algues. Dans « Les Ailes de l’Anaconda », la fillette qui apporte du lait au serpent géant est inspirée par mon arrière-grand-tante Justine, qui agit de même quand elle vivait dans le Mato Grosso.
Il m’est arrivé aussi de placer quelques allusions, façon œufs de Pâques, dans des textes, empruntant à des gens que je connaissais, ou à mon vécu avec eux, des choses aussi simples que le nom d’un chien, le métier d’un personnage, un élément de description physique, un goût ou dégoût… Mais le plus souvent, mes personnages et le monde « réel » n’ont que peu de corrélations.
2 – Quels sont tes auteurs favoris ?

En Fantasy, j’ai mon panthéon personnel composé de Tolkien, Marion Zimmer Bradley, Tanith Lee, George Martin et Robin Hobb / Megan Lindholm. Sinon, dans un registre plus large, j’adore les essais de Claude Lecouteux, les pièces de Marcel Pagnol et les policiers humoristiques d’Exbrayat (surtout la série sur Imogène). Mais plutôt que des auteurs, j’ai des livres préférés (ce qui signifie que je n’aime pas forcément l’intégralité de la production de leurs auteurs, mais que je les trouve magistraux dans ce titre-là). Et donc je me fais plaisir, là, en citant La Déesse Blanche de Robert Graves, Faerie la Colline magique de Raymond Feist, La Femme Celte de Jean Markale, ou encore la trilogie L’enfant de la Toussaint de Jean-François Nahmias (que j’ai dans sa version en 4 tomes sous le titre Gueules et Sable, et que je relis régulièrement).
3 – Combien de temps consacres-tu à l’écriture quotidiennement ?

J’y consacre ma vie puisque même quand je ne suis pas en train de rédiger, je pense à mes histoires, à mes personnages. Ce n’est pas un travail auquel on s’astreint de façon administrative. Même s’il faut planifier un minimum, pratiquer quotidiennement… J’ai écrit certains textes dans un état second, oubliant de manger, de boire, de dormir. Je ne regarde jamais ma montre, je ne me soucie pas du temps que j’y consacre. Je donne à chaque texte autant de moi que ce dont il a besoin. Certes, parfois on panique un peu, parce qu’il y a des dates butoir, mais le plus souvent, je parviens à respecter les délais imposés. Quitte à dire à certaines histoires : « toi, je t’écrirai plus tard. » ou encore « toi, finalement, je ne trouve pas la bonne façon de te raconter, donc je renonce à toi, du moins pour l’instant. »
4 – Qu’est-ce qui t’aide à développer ton imagination ?

Tout. Quand on est écrivain, on se nourrit de tout.
5 – Pourrais-tu résumer ton style littéraire en un mot ?

En général on dit qu’il est musical et poétique. Qu’il est sensible et véhicule bien les émotions. Pour ma part, je dirai que j’essaie d’être juste. De trouver la bonne approche, le ton adéquat, les mots les plus évocateurs, les mieux appropriés. Donc oui, s’il faut un seul mot, je choisirai « juste ».
6 – Comment est née ta passion pour l’imaginaire ?

Je n’ai jamais cessé de croire à tout ce qui se tapit de l’autre côté. De voir des dragons dans les nuages, des esprits de la forêt dans les écorces, des visages et des silhouettes un peu partout, sur les murs, dans les nœuds des portes…
7 – As-tu trouvé ton propre style ou est-il inspiré de plusieurs auteurs que tu aimes ?

Je pense qu’on commence par s’imprégner des auteurs qui nous marquent, puis qu’on s’en détache peu à peu et qu’on transmute tout cela pour atteindre son propre style. Mais la notion de style est ambiguë car on peut s’exprimer de façon très différente selon l’histoire que l’on raconte et les besoins de celle-ci. Je sais que j’ai ma propre façon de placer les respirations, de rythmer les choses, de jouer avec la musique des mots. Il y a ces tournures et ce vocabulaire qui me viennent spontanément, d’autres que j’ai tendance à éviter… Je suppose que c’est tout cela qui définirait mon style.
8 – Quel est ton personnage préféré tous genres littéraires confondus ?

S’il s’agit d’un personnage créé par un autre auteur, je vais avoir du mal à choisir entre Raistlin Majere, Severus Rogue et Damon Ridenow ! S’il s’agit d’un de mes personnages, c’est mon Ceredawn, sans conteste.

9 – Un rêve littéraire ?

Un rêve d’univers partagé, oui. Autour de mes mages bleus. Voir fleurir des fan fictions dont les meilleures pourraient être rassemblées en anthologies… Mais ça ne sera pas avant d’avoir publié plusieurs tomes et donné suffisamment de matière 😉
J’adorerais aussi que des illustrateurs s’emparent de mes mots pour créer de magnifiques fan arts.
10 – Quels sont tes projets pour la suite ?

En parallèle à mon cycle Le Livre de l’Enigme, j’aimerais parvenir à écrire un one shot qui me trotte dans la tête depuis un moment et qui s’inspire de nouveau de mythes gallois. Et aussi un roman de Fantasy en deux tomes – le premier pour la mère, le second pour la fille – dans un univers tout à fait classique. J’ai également des projets à plusieurs mains, pour des albums et des artbooks sur lesquels je dois intervenir au niveau des textes, mais on aura sûrement l’occasion d’en reparler.
Merci à toi pour m’avoir à mes questions 🙂