Les Enchantements d’Ambremer


Allons à Paris, en 1909. La Tour Eiffel n’est pas en métal mais en bois blanc, et parmi les humains vivent elfes, ondines et lutins. Et bien sûr, la magie est partout présente : la ville des elfes, la jumelle féerique de Paris est toujours visible de loin et une station de métro va jusque-là.
Mage de haut niveau du cercle cyan, Louis Denizart Hippolyte Griffont  se trouve chargé d’enquêter sur un trafic d’objets enchantés. Mais le voilà plongé bien malgré lui dans une obscure histoire de meurtres en série impliquant un puissant mage noir et ses monstrueuses gargouilles, mais aussi une coopération forcée avec la baronne de Saint-Gil avec laquelle il semble entretenir des relations bien plus personnelles qu’il ne le laisse paraître…



Les Enchantements d’Ambremer est le premier des romans que j’ai lu de Pierre Pevel. J’ai tout de suite été séduite par la légère touche steampunk de cette histoire. J’apprécie de manière générale les récits dans lesquels on peut trouver des créatures féeriques dans une histoire à enquêtes comme Les Enchantements d’Ambremer.
L’auteur manie le suspens de manière correcte et sait ajouter des touches comiques dans les moments adéquats. Les dialogues sont bons et maniés avec art, ce qui est parfois rare dans le genre du thriller où l’accent est mis sur l’action. Beaucoup de rebondissements sont présents dans ce roman, ce qui donne une bonne cadence à ce livre.
Tout comme les dialogues, les personnages sont hauts en couleur, notamment le protagoniste, Louis Denizart Hippolyte Griffont ou encore le fameux arbre doué de conscience qu’il considère comme son ami…
Humour, fantastique, féerie et action sont présents dans ce roman aux tonalités de romans feuilleton classiques. De par son rythme et son histoire, Les Enchantements d’Ambremer est un roman (trop) rapide à lire selon moi. Mais cela reste plaisant bien sûr !
🙂
Les Enchantements d’Ambremer.- Pierre Pevel.- Le livre de poche.- 2007

Sauvons les petites librairies et les livres


Demain se tient la quatorzième journée de la librairie indépendante en France et en Belgique. Or, les ventes de livres diminuent. Tout ça pour quoi ? Pour acheter sur Internet. Certes, les possibilités d’achat sont optimales : on peut commander toute la journée mais aussi la nuit, et même le dimanche. Oui, cela peut avoir des possibilités, je vous l’accorde. En effet, un libraire n’est pas ouvert toute la journée et toute la semaine. Excusez le, il reste un être humain.

Mais à moins de savoir ce que l’on cherche, comment s’y retrouver dans la véritable forêt de papier, les immenses rayons virtuels que représentent des grandes librairies en ligne ? A mon sens, rien ne remplace les précieux conseils d’un libraire. Il connaît ses livres et, s’il est compétent, il saura vous aiguiller au mieux.

Mais nous avons de la chance, amis lecteurs, nous vivons dans un pays où la chaîne du livre est préservée par la loi Lang de 1981 sur le prix unique du livre. C’est elle, contrairement aux pays anglo-saxons par exemple où les librairies indépendantes n’existent pour ainsi dire plus, qui préservent nos petits libraires qui pourtant ont de plus en plus de mal à survivre.
« Aller dans une librairie de quartier est devenu aujourd’hui un acte militant ». C’est ce que j’ai entendu ce matin, et c’est cela qui a motivé l’écriture de cet article. Je fréquente les librairies depuis que je suis enfant, et jamais je n’ai estimé que cela relevait d’une quelconque pensée militante. Une librairie est avant tout pour moi un lieu de culture un peu hors du temps.
Mais à bien y réfléchir, il est vrai que se rendre dans une librairie est devenu un acte nous différenciant sur le plan culturel. A l’heure où de nombreuses personnes ne font que recevoir des informations pré-mâchées par les journalistes télévisuels, de moins en moins de gens prennent le parti de lire. Ils préfèrent rester passifs devant des télé-crochets broyeurs de neurones. Je ne comprends pas cela.
C’est sûrement l’une des raisons pour lesquelles je tiens ce blog, amis lecteurs. Remettre au goût du jour la lecture de livres. Tous les livres : romans, BD, essais, documents historiques, et j’en passe.
Faites le premier pas car « On ne force pas une curiosité, on l’éveille ».
(D. Pennac, Comme un roman)

Vous avez aimé cet article, allez voir celui-ci.

Plus d’information par ici :
http://booknode.com/actus/2012/04/24/fete-de-la-librairie-independante-et-un-livre-une-rose/

Faerie Hacker

Les hommes ne le savent pas, mais leur monde est sur le point de chavirer. Le monde de Faerie, qui se nourrit des grands événements de l’Histoire des hommes pour produire la Couleur qui donne son pouvoir à ses habitants, connaît de profonds bouleversements. En effet, depuis la Shoah, l’Infrasombre, le pendant maléfique de la Couleur, se développe, et ses émissaires envahissent le monde réel pour tenter de faire triompher les plans de leur maître.
Lil, jeune fey rebelle a été bannie de Faërie pour protéger le monde des hommes de l’Infrasombre. Aidée par le capitaine Lartagne, peu habitué aux us humains, elle suit les traces d’un mystérieux démon qui dissémine ses crimes à travers Paris depuis des décennies sous différentes identités. Elle se trouve confrontée à une entreprise de jeux vidéos en vogue au nom évocateur de Devil’s game. En se mêlant aux geeks de cette entreprise, elle découvrira bien des choses… Que cache cette façade en apparence si parfaite sous tout rapports ?

J’apprécie en particulier l’introduction judicieuse de l’histoire dans un récit fantastique. Ce roman appartient au nombre des histoires dans lesquelles le mélange des deux est réussi. L’auteur a également su introduire le lieu commun mainte fois narrée du combat du bien contre le mal avec une nuance originale : la couleur. C’est selon moi une idée astucieuse, en plus d’être originale et fraîche. Cela apporte un mélange de légèreté et de sérieux à ce conflit et lui donne un cachet certain. De plus, j’ai toujours trouvé délicat de traiter d’un sujet aussi sensible que celui de la Shoah, et je n’imaginais pas qu’on puisse l’aborder dans un roman fantastique. C’est un autre point positif que je souhaite souligner à propos de ce roman.
Nonobstant son fort ancrage historique, l’auteur a su lui préserver sa modernité, en abordant un thème aujourd’hui fort prisé des médias : les risques des jeux vidéos pour le jeune public. Faire en sorte que le jeu vidéo devienne « réel » est une façon, humoristique certes, de souligner conséquences que peuvent avoir une exposition trop longue aux jeux vidéos (de combat notamment) sans une sensibilisation à ces risques au préalable. Les joueurs (souvent jeunes) ne sont pas souvent au fait des risques d’accoutumance à ce type de jeu et des dégâts que cela peut occasionner sur leur vie personnelle, professionnelle et relationnelle.
Les notions inhérentes au monde de Faërie sont relativement aisées à comprendre, ce qui ne bloque pas la lecture. De plus, l’auteur nous présente des personnages attachants et hauts en couleur, bien que maladroits. Ils recèlent mille et une faces cachées qui ne manqueront pas de surprendre le lecteur au détour d’une page !
J’ai découvert ce livre par hasard en librairie et je ne suis pas déçue par lui. Chapeau à l’auteur et aux éditions Mnémos qui sont pour moi une des meilleures maisons d’édition fantastique en France.
Faerie Hacker.- Johan Eliot.- 2003.- Ed. Mnemos.
Le site des édition Mnemos : http://www.mnemos.com/

L’Ellipse

Tout est parfait dans la cité d’Eksamorrhe. Tout y est aussi réglé comme il faut : les repas, le quotidien, et même la vie et la mort, le tout dans la foi et la dévotion des Bienfaisants. Une véritable utopie. Mais pas pour tout le monde. Pour Teliau, cette cité ressemble à une prison. Le garçon intelligent brave tous les interdits pour vivre comme il l’entend avec Ande, celle qu’il aime. Ainsi, il vit avec elle une relation allogène, exclusive et renie le principe de l’idylle qui vise à des ébats anonymes pour éviter les familles biparentales. Il découvre également le secret de la sublimation… Banni, il découvre le Dam tant craint par les habitants d’Eksamorrhe, la face cachée de sa cité. Sa ténacité et sa volonté de changer le monde causeront-ils la perte de la ville des Bienfaisants ? Comment les Eksamorrhiens réagiront-ils ?




Je n’ai jamais eu l’occasion de lire de la science-fiction moderne. J’avais en tête les clichés d’une science-fiction présentant notre époque de manière totalement technologique, robotisée et extra-terrestre. Mais je suis heureuse de constater que les choses ont changé.
Gilles Warembourg nous livre ici sa vision (mathématique certes) de l’utopie. Mais comme toutes les utopies, celle-ci est gangrenée et les foules sont manipulées. Étant un esprit purement littéraire, j’ai craint de devoir me confronter à de difficiles concepts mathématiques lorsque j’ai feuilleté ce livre. Mais j’ai été rassurée de constater que ce n’est pas du tout le cas.
L’aspect scientifique est totalement intégré à l’histoire, et ne se situe donc pas au premier plan.
La chose m’ayant le plus interpellée est le véritable cheminement, la maturation mentale qu’accomplit Teliau, le héros, pour faire éclater la vérité. Cette lutte d’un esprit éclairé fait écho à celle qu’ont du mener nombre d’esprit éclairés contre l’obscurantisme (souvent mené par la religion) tout au long de notre histoire.
Par cet aspect, le jeune Teliau ressemble à Galilée qui avait remis en cause la place de l’Homme dans le système solaire et par là bafoué la toute puissance de Dieu. Tous deux ont dû renoncer à leurs certitudes scientifiques et se soumettre à l’autorité.
Dans l’Ellipse, Teliau est condamné à errer dans le Dam, présenté comme un enfer sur terre. Mais ce qu’il y découvre le conforte dans ses convictions. Il réussit, grâce aux mathématiques et à la géométrie, à retourner dans Eksamorrhe et à y délivrer les habitants de leurs certitudes.

Le roman de Gilles Warembourg donne une importante leçon à méditer : comment réagirions-nous si nos croyances les plus profondément ancrées se révélaient être des contes et des mensonges ? Je pense que l’auteur a su mettre le doigt sur une question qui me semble centrale dans l’entreprise titanesque qu’est la connaissance de soi. C’est pour moi un des aspect qui font un bon livre : au delà du style littéraire (qui reste très fluide chez Gilles Warembourg), une question donnant à réfléchir.

L’Ellipse.- Gilles Warembourg.- Env. 290 pages.- Editions Atria 

Pour les autres livres des éditions Atria, je vous invite à consulter leur site internet :
http://www.editionsatria.com/

Baroque’n’Roll


Après avoir beaucoup apprécié le premier roman d’Anthelme Hauchecorne, j’ai attendu avec impatience son ouvrage suivant. Je n’ai pas été déçue. Baroque’n’roll est un recueil de quinze nouvelles à l’humour acéré et désabusé.




Le procès d’un diablotin, un vampire séculaire battu par des enfants, un jardin d’Eden en jachère où vont les âmes des athées… Quinze portraits (presque) sans concession. Des dilemmes entre la vie et la richesse dans une mine, un drame lors d’un télé-crochet ressemblant étrangement à ce que l’on connaît, l’esprit critique du lecteur est sans cesse aiguillonné par les situations proposées par l’auteur de La Tour des illusions.
Le lecteur est ainsi placé devant le fait accompli et n’a plus qu’à rire (peut-être jaune parfois) devant ces saynètes aussi drôles que piquantes.

Traiter de sujets d’actualité en employant à la fois un registre humoristique et fantastique est à mon sens le meilleur moyen d’impliquer les lecteurs dans notre monde actuel. De plus, le genre fantastique est une manière de montrer en « miroir » les défaillances de notre monde actuel. Un parti-pris politique et moral qui transparaît de la plus drôle des manières pour nous faire prendre conscience de la fragilité des sociétés modernes.

L’écriture de nouvelles fantastiques est un exercice difficile que peu d’auteurs ont su mener à bien. Ce recueil fait partie du lot en alliant humour et dénonciation morale.

Baroque’n’roll.- Anthelme Hauchecorne.- Editions Midgard.- 2012.- 376 pages.- 15€50


La Tour des illusions est un livre paru en 2011 aux éditions Lokomodo. L’auteur nous délivre une vision interne de la future pauvreté française. SDF, personnes fragiles psychologiquement se retrouvent enfermées afin de subir d’étranges tests. C’est alors que se révolte une bien étrange tribut… des rats.

Il n’y a pas que les best-sellers dans la vie !

Quand on entre dans une librairie, s’étalent sur les tables les nouveautés de la saison. Mais cela commence par la vitrine dans laquelle s’étalent les grandes éditions que l’on ne connaît que trop. Rien à redire à cela. Ce que je trouve dommage, c’est que les lecteurs ne cherchent pas à creuser dans le gouffre presque insondable de toutes les publications paraissant régulièrement.




Les raisons peuvent être nombreuses. Manque de curiosité surtout. Les gens se contentent souvent des quelques best-sellers dont les médias parlent. Mais parmi ces lecteurs, combien iront jusqu’à lire plusieurs livres à la suite ? Combien parmi eux sont des lecteurs curieux ? Presque pas, il faut bien se l’avouer.


Il existe pourtant des dizaines de petites maisons d’édition indépendantes qui luttent pour survivre et mettre en valeur de petits auteurs qui gagnent à être connus. Peut-être leur style n’est pas aussi abordable que celui d’un Marc Levy ou d’un Guillaume Musso.

Mais il me semble utile de rappeler que l’homme est pourvu d’une masse blanchâtre et spongieuse appelée cerveau. C’est lui qui est le centre de commandement de notre corps et qui nous fournit des capacités appelées cognitives (pour plus d’informations concernant ces capacités, merci de bien vouloir consulter un dictionnaire ou tout autre manuel de sciences naturelles traitant du sujet). Il vous permet entre autre de réfléchir et donc de comprendre un texte, aussi complexe qu’il puisse être.

Ne vous cantonnez donc pas à la solution de facilité (à savoir les best-sellers) et cherchez la nouveauté, le livre qui vous fera passer des heures inoubliables. Car oui, je l’affirme, les petites maisons d’éditions sont aussi capables de trouver des auteurs des plus talentueux. Les exemples abondent alors que j’écris ces mots. Je peux par exemple citer Anthelme Hauchecorne, l’auteur du roman La Tour des illusions publié chez Lokomodo. Ce n’est pas en allant directement à la table des best-sellers que j’ai découvert cet auteur. C’est en faisant l’effort d’aller au-delà des meilleures ventes des quelques grands éditeurs que j’ai pu lire ce bon roman.

Rien de tel pour cela d’aller directement à la rencontre des auteurs et des maisons d’édition. Je ne parle pas ici d’aller sonner à leur porte, mais de les aborder lors de salons du livre où ils seront ravis de vous parler (toujours avec passion) de leurs auteurs mais surtout de vous faire partager leur passion pour le livre.

Je tiens tout de même à souligner le fait que je ne critique en aucune manière les grands éditeurs. Je lis un grand nombre de leurs publications que je trouve de qualité. Là n’est pas la question. Je tente uniquement de partager mon point de vue ainsi que ma désolation à voir le manque de curiosité des lecteurs.
Un second point que j’aimerais souligner avec grande tristesse est le manque de visibilité des petites maisons d’édition sur le marché de l’édition. Elles manquent de moyen, et il est malheureusement inutile pour elles d’espérer obtenir une affiche publicitaire ou même un encart dans un grand magazine spécialisé. 

Heureusement, les bloggeurs sont là ! Des personnes passionnées de lecture et du monde du livre qui n’hésitent pas à vanter les mérites des petits éditeurs qu’elles découvrent au gré de leur pérégrinations “webesques” ! Arguments à l’appui, ces nouveaux critiques ne sont pas à prendre à la légère dans notre univers toujours plus numérique.

Je les salue bas et espère un jour pouvoir être considérée comme l’une des leurs. J’y travaille. 



A bon lecteur, salut.

Ce que l’écriture apporte

Tout le monde a en tête une idée, un archétype représentant l’écrivain seul à sa table, ne faisant rien d’autre. L’écrivain, souvent un homme, est plongé dans le monde qu’il est en train de créer et dans ses propres histoires. Un peu ermite, il ne voit pas beaucoup de personnes autres que ceux qu’il crée.

Tout ceci est en partie faux, bien entendu.

L’écriture d’une histoire nécessite une idée originale. Pour la trouver, quoi de mieux pour s’inspirer que de lire beaucoup ? Les livres publiés fournissent une véritable mine d’inspiration, pour le style d’écriture, de descriptions, les histoires …

Oui, je crois qu’il est bénéfique de s’inspirer des auteurs que l’on apprécie le plus pour écrire de la façon qui nous paraît être la meilleure. Attention, l’inspiration ne doit pas être synonyme de plagiat. Cela pourrait poser problème en cas de production éditoriale.
Écriture et lecture ne sont donc pas totalement séparées pour l’écrivain, cela ressemble à un cercle vertueux.

L’écriture pousse à la rigueur et à l’assiduité. Dans le style tout d’abord. Les fautes de syntaxe, de grammaire et d’orthographe sont à proscrire absolument. Cette veille permanente pousse à toujours plus de curiosité, une fois encore pour l’inspiration mais aussi pour se perfectionner (et par là perfectionner son texte).

Cette rigueur peut être notée dans l’écriture de scénario de jeu de rôle. Dans cet exercice, il est nécessaire de prévoir plusieurs possibilités à des moments clé afin de laisser plus de libertés aux joueurs sans que le maître du jeu ne se laisse dépasser par la tournure que prend son histoire.

L’assiduité se travaille quand une partie du texte ne correspond plus à nos attente ou à notre exigence (développée par la rigueur). Dans ce cas, il faut la retravailler. Dans le meilleur des cas, lorsque l’erreur porte sur la syntaxe par exemple, il ne faut reprendre qu’une phrase ou deux. Mais il faut parfois reprendre le paragraphe entier.
Lire beaucoup, exercice utile pour l’écriture d’histoires apporte une immense culture générale. Tous les livres renferment de la connaissance et la fiction développe l’imagination.
Dans tous les exercices d’écriture, l’imagination est le moteur principal. Une bonne histoire est selon moi avant tout portée par l’imagination de son auteur, avant le style. 
Dans cette veine, une grande soif de lecture permet de développer sa curiosité. Plus on lit, plus on ressent l’envie et le besoin de lire. 

De nombreux écrivains en herbe se demandent quelle est la recette de travail pour écrire un livre parfait, et surtout le temps mis par un auteur reconnu pour écrire un livre “à succès”.
La “recette miracle” n’existe pas. Le temps de travail et la durée d’écriture est variable selon les personnalités. Certains auteurs avouent ne passer que quelques heures par jour voire arrêter totalement en cas de blocage. D’autres se fixent des horaires stricts et ne débordent pas. Tout est dans la régulation.

Un conseil revenant toujours est qu’il ne faut se focaliser que sur un seul projet à la fois. L’éparpillement ne mène à rien de bon. Je ne dis pas qu’il s’agit de s’acharner sur sa page alors qu’on n’a aucune idée en tête, mais il semble ne pas être bon d’avoir plus de deux ou trois projets à la fois.
Tout semble donc être dans la connaissance de ses possibilités et dans la rigueur !

Amoureux des lettres, à vos plumes !

L’Agent des Ombres

Un homme aux cheveux argentés et aux yeux verts de jade à la dague acérée. Sa vision du monde est simple : ses ennemis, les plus nombreux et sa dague et lui. Tel est Cellendhyll de Corvatar, l’ange au service du Chaos.

Dans les plans de la série de l’Agent des Ombres, les Ténèbres et la Lumière se livrent depuis des siècles un combat plus ou moins ouvert mais toujours violent. Entre les deux se tient le Chaos, bien caché dans son plan-maître qui œuvre pour garder un équilibre plus ou moins précaire entre les deux grandes puissances.
L’Ange, déçu par tout ceux, et toutes celles à qui il a fait confiance, est devenu l’outil de sa vengeance. Et son étrange dague lui insuffle une formidable volonté de se venger au centuple de tout ceux qui l’ont fait souffrir.
« Avant d’écrire mes scènes, je les visualise comme des plans de cinéma. » 
C’est ce que m’a confié Michel Robert au festival Trolls et Légendes de Mons, en avril dernier. Et des scènes de combat comme celles écrites dans les cinq tomes de l’Ange du Chaos, c’est assez rare. On a presque l’impression d’entendre le chant de l’acier et les cris de douleur des victimes de Corvatar.

La saison deux est sortie à la rentrée. Attendue avec impatience, j’ai dévoré le tome 1 en seulement quelques jours. Le niveau a été à la hauteur de mes attentes. Je craignais un “remix” des aventures de la première saison, mais de nouvelles péripéties attendent Cellendhyll, toujours plus palpitantes et pleines de combat. 

Rares sont les livres que je relis souvent, mais la saga de l’Ange du Chaos compte parmi eux.
Série L’Agent des ombres.- Michel Robert.- Edition Mnémos – Pocket.- 2004-2007

L’auteur a également écrit le premier tome mettant en scène une jeune fille un peu sauvage aux étrange yeux violets qui se bat pour survivre dans un monde rude.
Balafrée, tome 1.- Fleuve Noir

Pour en savoir plus sur les éditions Mnémos :
http://www.mnemos.com/index.html

HP Lovecraft

H.P Lovecraft est un écrivain américain né en 1890 et mort en 1937. Il est connu pour ses romans et nouvelles du mélangeant la science fiction et l’horreur. Il est à l’origine de tout un panthéon qu’il qualifie lui-même de « synthétique », soit totalement original.

Ce n’est qu’après sa mort que la reconnaissance de l’auteur commencera à croître, jusqu’à devenir aujourd’hui l’un des auteurs les plus influents du vingtième siècle, au même titre qu’Edgar Allan Poe.
Ses récits se déroulent pour la plupart dans une univers incertain, souvent entre la réalité telle que nous la connaissons, et une réalité horrifique. On ne ressort pas indemne de ses livres.

Lovecraft est l’auteur de poèmes, d’une correspondance importante mais surtout de nombreuses nouvelles et d’un roman. La liste qui suit regroupe ses recueils les plus importants mais aussi son roman.
  • Dagon, 1917
  • Herbert West, réanimateur , 1922
  • Je suis d’ailleurs, 1926
  • L’Appel de Cthulhu , 1926
  • La Couleur tombée du ciel, 1927
  • La Quête onirique de Kadath l’inconnue, 1927
  • L’Abomination de Dunwich, 1928
  • Les Montagnes hallucinées, 1931
  • La Maison de la sorcière, 1932
  • Le Cauchemar d’Innsmouth, 1932
  • Dans l’abîme du temps, 1935
L’auteur a fait l’objet de nombreuses études tant littéraires que sur sa vie et sa façon de voir le monde. Nous pouvons par exemple citer la bibliographie de Michel Houellebecq : H.P Lovecraft, contre le monde, contre la vie.
Son univers a été repris sous diverses formes : des livres, mais aussi des jeux de rôle, jeu vidéo et même film.
Bien que mort, Howard Lovecraft reste une référence du genre.

Jamais avant le coucher du Soleil

Jamais avant le coucher du soleil est le premier roman de l’auteur finlandaise  Johanna Sinisalo et paru en 2000. Il a été traduit en 2003 par Anne Colin du Terrail. C’est un roman du genre fantastique, le premier du genre a avoir été récompensé par le prix Finlandia.



Ange, un jeune photographe de renom sauve un petit troll d’une bande de jeunes délinquants. Commence alors une histoire forte entre l’animal et le jeune homme, ce qui mettra ce dernier dans des situations de plus en plus embarrassantes. Sa seule complice dans cette histoire, Palomita, l’une de ses voisines confinée chez elle par un mari trop possessif.

Ange finit par succomber à la tentation et utilise le jeune troll dans une campagne de publicité. Celle-ci connaît un succès retentissant et le jeune homme se retrouve interrogé à la fois par ses supérieurs et ses amis afin de tout savoir sur la manière dont il s’y est pris pour obtenir ce résultat. Mais Ange prend peur et décide de rendre sa liberté au petit animal. 

Un point intéressant à notifier concerne le fait que dans ce roman, les trolls ne font pas partie de l’imaginaire des finlandais, mais qu’ils sont bel et bien des animaux réels et banals, au même titre que les chiens ou les chats.
Ce roman touchant offre au lecteur une vision touchante (dans tous les sens du terme) de ce que peuvent être les relations non seulement humaines, mais aussi celles qui unissent les animaux et les hommes.

Mêler la dimension fantastique dans la vie des finlandais n’est pas chose rare chez bien des auteurs de ce pays, nous pouvons ainsi citer l’écrivain Arto Paasilinna et son roman Le fils du Dieu de l’Orage. 
 

L’auteur emprunte à la fois son titre et le nom de son petit troll à une chanson célèbre dans la tradition finlandaise dans laquelle on raconte l’histoire d’un lutin ne pouvant vivre tant que le soleil n’est pas couché. Les différents chapitres empruntent d’ailleurs leurs titres à cette chanson.

Ce roman est sûrement l’un des plus touchants que j’ai eu à lire.