L’extrait qui fait envie… n°1


Bonjour à tous ! Encore un nouveau rendez-vous… du jeudi ! Je me propose de vous donner un aperçu du livre que je lis dans la semaine.
J’espère que cela vous poussera à accroître la taille de votre pile à lire ! 😀

Cette première citation est tirée du tome 2 du Puits des mémoires intitulé “Le fils de la lune“, écrit par Gabriel Katz. Il s’agit d’une saga de pure fantasy dans lesquels le lecteur peut suivre les pérégrinations de nos trois fugitifs.

La salle des arcanes se trouvait au sommet de l’escalier ouest. En pénétrant dans ce temple de bois verni, le mage eut le souffle coupé par les milliers de volumes alignés jusqu’en haut des voûtes. Dans de petites alcôves, des bancs capitonnés de cuir et des tables sculptées permettaient de s’installer confortablement pour la lecture. L’endroit était à la fois tamisé – avec ses boiseries presque noires – et incroyablement clair, la verrière du dôme baignant la salle de lumière.

Il (Karib) avait interrogé des mages de guerre, des illusionnistes, des devins et des guérisseurs, sans succès. Personne ne semblait avoir entendu parler d’un jeteur de sort cumulant les obédiences  et encore moins un moyen d’y parvenir. Un mage de guerre faisait la guerre, et rien d’autre.

J’espère que cela vous aura donné envie de lire ce livre. Pour vous donner encore plus envie, je vous conseille de lire la chronique du premier tome !

S’il y avait dix livres… n°2

Seconde occurrence pour ce rendez-vous. Aujourd’hui, je vous propose les dix classiques qui m’ont marquée !

Le livre de mon enfance 🙂

Parce qu’il n’y a pas que la philosophie au 18ème siècle !

Des elfes, des fées… 🙂
Il est vraiment de tous les top 10 celui-là !
Comment ça j’aime la littérature du XIXè siècle ?
Voilà, j’espère que ce top 10 vous a plu. Quels sont vos classiques favoris ?

La légende de Drizzt – Le guide


J’en ai beaucoup parlé dans plusieurs articles… Il est temps de vous dire pourquoi je l’aime, non ? 🙂


La Légende de Drizzt détaillée épisode par épisode : tous les lieux, les peuples, les personnages, ainsi que des dessins et cartes inédites ! Ouvrage entièrement illustré par Todd Lockwood et des dizaines d’artistes de grand talent.
~Une mine d’or pour les passionnés des aventures de l’elfe noir~
Ce guide propose d’abord une description de tous les personnages principaux de la Légende de Drizzt : ainsi, le lecteur retrouvera le célèbre elfe noir, guenhwyvar, Catti-Brie, Bruenor, Wulfgar et Régis, mais aussi tous leurs amis et même quelques ennemis. Chaque personnage se verra gratifié d’une magnifique illustration et d’un petit paragraphes sur leurs caractéristiques particulières :

Viennent ensuite une vision d’ensemble de tous les personnages secondaires de la saga : elfes noirs et autres voyous, mais aussi un bestiaire contenant principalement des créatures de l’Outreterre. Un excellent moyen de mieux connaître les petites (et plus grosses) bêtes qui peuplent votre monde favori !
Des cartes et autres plans des cités du royaume de Faerûn améliorent ce guide, produisant une véritable encyclopédie précise et complète pour le bonheur de tous !
~Le côté graphique~
Les amateurs des illustrations de Todd Lockwood et d’autres artistes du genre apprécieront le soin particulier accordé aux représentations des personnages.

De son côté, la mise en page est claire. Le chapitre se divise en chapitres : les personnages, les lieux, les animaux, mais aussi un résumé des treize livres de La Légende de Drizzt. Ainsi, chaque double page s’accompagne d’extraits, d’un résumé, et d’une illustration représentant la couverture du livre.

Ce guide est vraiment agréable à lire, ou à regarder, et les informations sont aisées à trouver. Il est vraiment à mettre entre toutes les mains des rôlistes, amateurs des Royaumes oubliés ou juste amoureux de Drizzt.


~En bref~
Un magnifique ouvrage, tant à la lecture qu’à regarder. On regrette peut-être l’absence de carte indépendante du royaume de Faerûn.
La légende de Drizzt, le guide.- R.A. Salvatore.- Ed. Milady/Wizards of the coast.- 23€5

Lecture de la semaine n°1

Bonjour à tous ! Le lundi sera consacré à la “lecture de la semaine”, ce rendez-vous hebdomadaire ne comportera pas mes lectures de la semaine passée, ni celles de la semaine suivante…
J’espère que vous apprécierez ! 🙂

Trois livres au programme cette semaine, dont deux feront l’objet de chroniques !

Le second tome du Puits des Mémoires intitulé “Le fils de la lune”. Après avoir terminé de manière épique, je suis heureuse de retrouver nos trois héros pour la suite de leurs aventures et de leur quête vers la vérité !

Il vient de sortir en poche ! Je n’ai pas pu m’empêcher de me le procurer. Je suis contente de retrouver ma compagnie d’aventuriers bancale et drôle, souvent malgré elle.
Petit spoiler : l’elfe est devenue reine ! 🙂

Une lecture, qui ne fera pas l’objet de chronique, mais d’un exposé pour les cours ! 🙂

Et voilà pour ce rendez-vous hebdomadaire !

Auteur : Yoann Berjaud


Né en 1975, Yoann Berjaud est journaliste à Nice. Il dévore depuis l’enfance tout ce qui touche à la Science-Fiction et à la mythologie. À dix-sept ans, la lecture des Guerriers du Silence de Pierre Bordage est une véritable révélation. Il plonge dans l’écriture. Avec le Chant Premier, il signe un premier roman ambitieux et remarquable.



1 – Ton entourage t’inspire-t-il lorsque tu écris ?
Oui, l’entourage joue un rôle essentiel ! L’intensité des émotions que me font ressentir mes proches alimente directement mon esprit et donc ma créativité. C’est mon inconscient qui est la matrice de mes œuvres. Il se nourrit des conversations et des échanges passionnants ou passionnés avec les êtres importants pour moi. Parfois, c’est au cours d’une discussion avec un ami artiste, un ami érudit ou tout simplement un ami rêveur que jaillit directement une idée, un concept, une ambiance. Je suis une éponge et j’absorbe le paysage émotionnel et intellectuel de ma vie pour le retranscrire dans mes textes, c’est cette énergie qui créé l’atmosphère du chapitre du moment. Bien sûr ce n’est pas un journal de bord exact de mon quotidien mais plutôt une distillation alchimique de mes rencontres et de mes tribulations : voyages, sorties, débats… Mon esprit est la matière première, la Materia Prima et l’entourage est le catalyseur de la création. Je dirais que mes œuvres sont une digestion métaphysique de mon vécu.
2 – Quels sont tes auteurs favoris ?
Orson Scott Card, Pierre Bordage, Franck Herbert, Robert Holdstock, Nikos Kazantzaki, J.M.G Le Clézio, Philip K. Dick, Lanza Del Vasto, Roger Zelazny, Lord Dunsany…
3 – Combien de temps consacres-tu à l’écriture quotidiennement ?
C’est totalement erratique, cela peut aller de rien à dix heures d’affilées !
4 – Qu’est-ce qui t’aide à développer ton imagination ?
La lecture est un vecteur clef. L’étude des mythes, religions et légendes est également importante. Le cinéma et les séries comptent bien sûr. Les voyages déclenchent parfois des étincelles d’inspiration très efficaces. Enfin et surtout, je pense que l’échange humain, les relations humaines nourrissent beaucoup l’esprit et le cœur.
5 – Pourrais-tu résumer ton style littéraire en un mot ?
Quête !
6 – Comment est née ta passion pour l’imaginaire ?
Les BDS (Yoko-Tsuno), les Comics (Marvel et DC), les films comme la première trilogie Star Wars et l’Histoire Sans Fin ont ouvert les portes de ma perception sur le merveilleux…
7 – As-tu trouvé ton propre style ou est-il inspiré de plusieurs auteurs que tu aimes ?
Je crois que j’ai trouvé ma musique intérieure, mon style mais j’ai envie d’expérimenter de nombreux genre et donc de travailler de nombreux styles.
8 – Quel est ton personnage préféré tous genres littéraires confondus ?
ENDER dans la Voix des Morts de Card.
9 – Un rêve littéraire ?
J’aimerai beaucoup publier « l’Eveil du Prince (ANKH) » mon roman-univers situé dans une ville-monde futuriste, crépitante de magie, que j’ai peaufiné et développé pendant 15 ans à travers trois réécritures.

10 – Quels sont tes projets pour la suite ?
Il y a beaucoup beaucoup d’idées à développer. J’ai énormément de débuts de romans et d’univers à développer : Fantastique, Fantasy, Jeunesse, Post-Apocalyptique , Space-OP ! Dans un premier temps, je compte clôturer le cycle des Derniers Guerriers du Silence par un tome 2 intitulé le LIVRE DE LA CREATION. Je dois également publier chez Mnémos une Novella intitulée le Porteur du Secret

Le Chant premier : les derniers guerriers du silence

La Confédération des planètes est en paix. Et pourtant…

… Aux confins de l’espace, Sékhem, la jeune amiral de la flotte des six anneaux de Sbarao, braque les senseurs de son vaisseau de guerre sur un étrange artefact suspendu dans le vide.
Dans les splendeurs de Bella Syracusa, Adryan l’aristocrate éprouve les pouvoirs du séduisant Dieu Noir.
Des bas-fonds de Raya aux dunes d’Osgore, Sahel le Vitaguerrier s’éveille aux énergies de l’ancien monde…
Ces destins prêts à basculer deviendront-ils les gardiens ultimes du Chant Premier, à l’origine de toute vie ? Les Derniers Guerriers du Silence ?

Le premier abord de ce roman m’a surprise, et un peu apeurée. Le premier chapitre débute sur une description d’un vaisseau spatial prêt à l’assaut. J’ai très vite craint un roman purement SF à la sauce « stargate SG1 ». Mais cette impression s’évapore après quelques pages : le lecteur déboussolé, dans le bon sens du terme, voguera dans un univers magique, oscillant entre fantasy et monde futuriste. Un space opera qui m’a surprise !
Une fois la première impression passée, je me suis retrouvée confrontée à un florilège de toutes les civilisations de notre propre histoire. Le lecteur passionné d’histoire pourra se promener dans une Égypte antique modernisée, dans la Venise de la Renaissance, et même sur notre Terre, renommée pour l’occasion Terra Mater, berceau de l’espèce humaine.
Ici, pas de créatures fantastiques, mais des êtres aux pouvoirs extraordinaires : des anges, des magiciens, des guerriers… le tout orchestré en un ballet qui frôle la perfection. Ce roman comporte un aspect profondément humaniste : alors qu’une guerre de religion fait rage à l’échelle de l’univers, l’auteur nous offre dans Les derniers guerriers du silence une vision des deux camps, dans lesquels trahison et secrets sont également présents. Rien de totalement noir ou blanc, mais le lecteur verra qu’un but peut induire bien des conduites et des retournements de situation.
Le livre met particulièrement l’accent sur les personnages, leurs liens, et les décisions qu’ils auront à prendre pour se positionner dans cette guerre gigantesque. Le lecteur lui-même aura du mal à déterminer ce que décideront Sékhem, Sahel, Nephtys ou Lyorim. Cette incertitude est pour moi ce qui poussera le lecteur amateur de suspens à tourner les pages, et avaler fiévreusement les chapitres !
Le Chant premier est une bonne découverte et surtout une excellente surprise à laquelle j’étais loin de m’attendre !
Le chant premier, les derniers guerriers du silence.- Yoann Berjaud.- Ed Mnémos.- mai 2012.- 20€50

Le petit “plus” qui fait plaisir, merci les éditions Mnémos !


Druide

Depuis des milliers d’années, tous les royaumes sont réunis autour du Pacte Ancien conçu par les rois de jadis et les druides qui s’évertuent depuis lors à le faire respecter.
Mais de sombres forces œuvrent pour détruire la forêt. C’est ce que découvrira le loup Obrigan : de hideuses créatures massacrent des innocents. N’écoutant que son intuition et la sagesse de son peuple, le vieux druide remonte la piste de ces êtres aidé par un allié des plus inattendus : l’héritier du trône du royaume des glaces en personne ! Une amitié improbable unit alors ces deux hommes dont l’un est régicide. Ensemble, parviendront-ils à défendre la Cité verte, dernier rempart des royaumes contre les Fils du Rôdeur ?


Le roman Druide avait tout pour me plaire : un titre dans lequel résonnent nombre de légendes, un résumé plus qu’alléchant, et un auteur qui ne m’était pas inconnu. Oliver Péru a plusieurs cordes à son arc : dessinateur et scénariste de bande-dessinée, il nous dévoile ici un autre de ses talents, celui d’écrivain.
Comme dévoilé dans le titre, le roman entraîne le lecteur dans une véritable épopée épique impliquant des personnages trop peu connus : des druides. En vous plongeant dans ces pages, attendez-vous à de l’action dans chaque chapitre, préparez-vous à errer dans une forêt menaçante où les Fils du Rôdeur, de mystérieuses créatures voulant dévaster la forêt sacrée.
L’ambiance introduite dans le roman par l’auteur est un savant mélange d’oppression et de liberté, de magnificence et d’horreur est juste fascinante. Les personnages sont merveilleux, hauts en couleur et très bien campés, au point qu’on croirait les connaître depuis toujours. Rares sont les personnages totalement bons ou mauvais, tous comportent une part d’ombre. Cette ambiguïté apporte un peu de réalisme à une histoire fantasy, ce qui n’a pas été pour me déplaire.
Le lecteur attentif notera également l’importance que la nature revêt dans l’histoire (logique me direz-vous, venant de druides…). Mais cela constitue un aspect non négligeable et un tel engagement mérite à mon sens d’être souligné.

Les descriptions sont complètes et totalement immersives et donnent envie de parcourir forêts, plaines et de gravir des sommets. Si vous aimez les combats mêlant magie et acier, des intrigues parfaitement disséminées et un coup de théâtre final, procurez-vous Druide au plus vite !
Peut-être cet excellent roman donnera des idées de scénario à des maîtres du jeu, grâce à l’histoire en elle-même, mais aussi pour l’arrière-plan du roman tout simplement merveilleux !
Druide.- Oliver Péru.- Ed. J’ai lu.- 2012

S’il y avait dix livres… n°1

Premier article du genre, je vous invite à voir les dix plus beaux livres de ma bibliothèque. Inauguration d’un nouveau rendez-vous du mercredi ?

Tout le monde a des livres qu’il préfère dans sa bibliothèque… Mais on parle trop peu de ceux qu’on considère comme étant les plus beaux ! Je vous propose une liste des dix plus beaux livres de ma bibliothèque ! 🙂


La langue des elfes du Seigneur des Anneaux dans  un magnifique livre à la couverture cartonnée.

Des créatures mystérieuses et un superbe grimoire ! Que demande le peuple ?
Une superbe illustration, et même des images en filigrane.  Beau travail de la part de Mnémos !
De magnifiques illustrations de Todd Lockwood

Les couvertures sont tellement plus belles en Angleterre…
Même remarque, mais pour les Etats-Unis !

La majesté faite… walkyrie.

Encore un petit grimoire très bien réalisé !
Une très belle réalisation de Forgesonges.
Pour tout savoir des êtres féeriques
Et vous, quels sont les vôtres ? 🙂

Auteur : Fabien Clavel

Fabien Clavel est un auteur Français de fantasy urbaine et fantastique. Il écrit aussi bien pour la jeunesse que pour les adultes, et collabore également à plusieurs jeux de rôles. Il a répondu avec gentillesse aux questions suivantes.




1 – Ton entourage t’inspire-t-il lorsque tu écris ?
J’évite de m’en inspirer parce que j’estime que les personnes qui m’entourent ne sont pas de la chair à fiction. Malgré tout, je ne peux pas m’empêcher de prendre des éléments dans mon environnement immédiat. Néanmoins, ce sont plus les lieux qui m’inspirent que les êtres.
2 – Quels sont tes auteurs favoris ?
Je suis un grand admirateur de Victor Hugo qui a réussi à la fois à être populaire et littéraire. Mes goûts me portent vers les romans du XIXe siècle et la littérature de l’antiquité. Concernant les auteurs de genre, cela change souvent mais je reste un grand appréciateur de Philip K. Dick.
3 – Combien de temps consacres-tu à l’écriture quotidiennement ?
C’est difficile à dire. Dès que j’ai du temps, j’écris un chapitre mais cela peut prendre aussi bien deux que quatre heures. Comme j’ai un métier d’enseignant à côté, je jongle avec les deux. Mais j’ai toujours la tête dans mes histoires.
4 – Qu’est-ce qui t’aide à développer ton imagination ?
Cela dépend des périodes. Cela a été les romans, puis les bd et mangas. Ces dernières années, ce sont surtout les séries et les films dont je suis un très gros consommateur. J’ai un appétit de fiction difficilement rassasié. Mais l’imaginaire se nourrit et se structure aussi d’essais et de biographies.
5 – Pourrais-tu résumer ton style littéraire en un mot ?
Si l’on parle de l’écriture, je dirais « sensuel », dans le sens où je m’efforce de faire ressentir au lecteur ce qu’éprouvent les personnages, notamment dans leur rapport au monde matériel. J’aime préciser les surfaces, les couleurs, les odeurs des choses dans mes livres.
6 – Comment est née ta passion pour l’imaginaire ?
Comme je le disais plus haut, j’ai toujours eu un goût pour tout ce qui histoire. Je me suis intéressé à la mythologie pour cette raison. Et quand j’ai eu envie d’écrire, je me suis rendu compte que je faisais de la fantasy sans le savoir. Encore aujourd’hui, j’ai du mal à m’intéresser à une histoire qui ne me propose pas autre chose que le monde réel.
7 – As-tu trouvé ton propre style ou est-il inspiré de plusieurs auteurs que tu aimes ?
Mon style change à chaque livre, notamment parce que je m’inspire des auteurs que je lis. Par exemple, pour L’Antilégende, j’ai pastiché des auteurs classiques comme Molière. Pour Les Légions dangereuses, il y a l’influence notable de San-Antonio. Pour Le Châtiment des Flèches, c’est plutôt Hugo. En fait, j’essaie de trouver le style le plus efficace pour le roman que j’écris. Mes obsessions doivent revenir malgré tout mais je ne suis pas capable de les repérer.
8 – Quel est ton personnage préféré tous genres littéraires confondus ?
Celui qui me fascine le plus, c’est Don Juan, auquel est consacré justement L’Antilégende.
9 – Un rêve littéraire ?
En gros, j’aimerais construire peu à peu une sorte de Comédie humaine de l’imaginaire en faisant revenir les personnages d’un roman à l’autre, même dans des univers très différents. Mais au lieu d’explorer les milieux sociaux, on explore les genres et créatures de l’imaginaire. J’ai déjà posé les bases de ce projet dans mes derniers romans qui se renvoient peu à peu les uns aux autres, quoique restant tout à fait lisibles séparément.
10 – Quels sont tes projets pour la suite ?
Je travaille sur une nouvelle aventure de Lana Blum, l’héroïne de mon thriller jeunesse Décollage immédiat. J’ai aussi une histoire de voyage dans le temps sur le feu. Et peut-être un roman-feuilleton. Il me faudra également terminer ma tétralogie de L’Apprentie de Merlinpour l’an prochain. Et encore d’autres idées en attente de finalisation. Bref, il y a du boulot.

Nephilim, Intégrale 1, les déchus

Ils sont sept immortels parcourant la terre depuis la Création. Ce sont les Nephilim, membres de la fraternité de l’Hepta et sont liés aux éléments : eau, terre, feu, air et lune. A présent chacun de leur côté mais liés par leurs pentacles, tous recherchent le but ultime : l’Agartha.

A Paris, la vie de Jennifer, une jeune étudiante, va changer. Aidée par Wag, un homme étrange, elle va devoir survivre aux attaques d’une mystérieuse organisation ayant pour but de détruire les êtres magiques. Pourquoi la visent-ils ?
Budapest, en plein hiver. Ezechiel, la froide chef de la police, doit faire face à une série de meurtres. Elle croise la route d’Azarian, un jeune chanteur de métal. Le jeune homme est-il coupable ? En sait-il plus qu’il ne veut en dire, ou est-il réellement impliqué ?

Je n’avais que de bons pressentiments en commençant ce livre. Rôliste, j’avais bien sûr entendu parler du jeu de rôle éponyme, que je savais de qualité. Le premier tome de Nephilim regroupe les deux premiers volumes publié auparavant de manière séparée.
La chose qui interpelle le plus à la lecture de ce roman est justement la double lecture que l’on peut en faire. Chaque chapitre démarre par des fragments des œuvres (ne serait-ce pas plutôt des mémoires) des différents Nephilim. Cela additionné aux information parsemées dans l’histoire permettra au lecteur de se familiariser avec l’univers complexe dessiné par l’auteur.
Un lecteur attentif notera les multiples références habilement utilisées par l’auteur : les contes bien sûr avec une adaptation surprenante mais brillante de Barbe-Bleue, version démoniaque. La Bible est aussi omniprésente dans l’histoire. Mais quoi de plus logique, lorsqu’on sait que les Nephilim apparaissent dès la Genèse de ce texte !
L’immersion dans l’histoire est vraiment facile, et les personnages, immortels ou non, sont vraiment attachants. C’est du au talent de l’artiste pour la création de caractères vraiment recherchés et approfondis. Vous aurez vite l’impression de faire partie de leur quotidien et de vivre les nombreuses péripéties à leurs côtés.
Peut-être que mes amis rôlistes auraient aimé une petite note à propos du jeu de rôle, mais une petite recherche Internet suffira à régler le souci.
En résumé : Nephilimest un très bon roman (ou le début d’une bonne série) à lire absolument, qu’on soit fan du jeu de rôle ou simplement de fantastique ! Nul besoin d’être connaisseur pour apprécier cette histoire vraiment facile d’abord et très immersive !
Mention spéciale pour la couverture.
Nephilim, intégrale 1, les déchus.- Fabiel Clavel.- Ed Mnémos.- 2012.- 23,5 €