Point lecture

Bonjour tout le monde ! J’espère que vous avez passé un très bon week-end et que comme d’habitude vous en avez profité pour lire ou pratiquer tout autre loisir que vous aimez. Pour ma part, j’ai eu pas mal de travail, mais j’ai réussi à terminer Le Monde des Non-A. J’ai modérément apprécié, mais je pourrai dire que je l’ai lu !


Je commence à peine ce roman, à peine au milieu du premier chapitre. Néanmoins, l’histoire proposée me semble captivante avec un mélange qui, bien mené, peut être détonnant. Reste à savoir si le texte sera à la hauteur… 
Dans tous les cas, l’écriture me semble de qualité et donne un texte à la fois riche et complexe mais aisé à lire.

Ce sera tout pour moi cette semaine. Et vous, que lisez-vous en ce moment ? 🙂

Smog of Germania

Couverture Smog of Germania
Germania, début des années 1900, capitale du Reich.
À sa tête, le Kaiser Wilhem, qui se préoccupe davantage de transformer sa cité en quelque chose de grandiose plutôt que de se pencher sur la guerre grondant le long de la frontière française – et pour cause : on dit qu’il n’a plus tous ses esprits. Un smog noir a envahi les rues suite à une industrialisation massive, au sein duquel les assassins sont à l’oeuvre.
Une poursuite infernale s’engage dans les rues et les cieux de Germania le jour où la fille du Kaiser échappe de peu à une tentative de meurtre. Objectif : retrouver les commanditaires. La chose serait bien plus aisée s’il ne s’agissait pas en réalité d’un gigantesque complot, qui se développe dans l’ombre depuis trop longtemps.

J’ai vite été attirée par cette superbe couverture aux couleurs bien choisies et appelant à la lecture et à la plongée dans le smog conférant à cette cité une aura de mystère.

C’est une histoire vraiment bien structurée et pensée que nous propose Marianne Stern. D’abord, elle ne se focalise pas uniquement sur les états d’âme d’une princesse obligée de se cacher qui découvre que la vie est plus dure en dehors des murs du palais impérial. Le suspens est maintenu et les rebondissements présents jusque dans les dernières pages où le dénouement est amené de manière fluide, évitant l’écueil classique de la fin brutalement annoncée. Les chapitres plutôt courts de ce roman dynamisent un peu plus (s’il en était besoin) cette lecture et créent un rythme plaisant. 

L’écriture, de la même manière que l’intrigue, est soignée. Aucun mot n’est employé à la légère et sert l’histoire de manière optimale. J’ai toutefois eu un peu de mal à accrocher avec cette écriture au début du roman… Mais après quelques chapitres posant les bases de l’histoire, j’ai dévoré la suite jusqu’au dernier mot. 

Les descriptions sont évocatrices d’une ville à deux vitesses où les riches vivent dans de hauts palais perçant ce brouillard polluant et où les pauvres sont condamnés à vivres dans les ténèbres puantes et nocives du smog. Les plongées dans la ville sont l’occasion pour Marianne Stern de donner la pleine mesure des horreurs odorantes et du danger de ces ruelles mal famées. 
Et de l’autre côté, l’auteur nous décrit le palais suffocant d’obséquiosité envers un Kaiser devenu fou au point de mettre en péril ce qui reste de sa famille pour un motif de déclaration de guerre à la France. 

Cette dualité d’une société n’est pas très éloignée de ce qui se passait effectivement dans les pays européens à la fin du XIXe siècle, époque dans laquelle se déroule notre histoire. Et le lien entre les deux assuré par les protagonistes qui permettent de comparer ces deux modes de vie totalement éloignés permet de mettre en évidence les (trop) fortes disparités. Ce même à travers le prisme de la fiction. Car Smog of Germania revisite une réelle période historique à travers sur histoire : la période de tensions précédant la Première Guerre mondiale. De façon légèrement différente bien entendu. 

Marianne Stern a fourni un gros travail sur la psychologie de ses personnages, en particulier sur leur évolution psychologique. J’ai personnellement eu l’impression de les côtoyer comme je côtoierais quelqu’un : en apprenant à le connaître petit à petit au fil des événements. Les modifications de l’état d’esprit de Viktoria, la fille du Kaiser, ainsi que de ses réactions sont appréciables. Même si elle mériterait plusieurs fois des claques pour ses jugements hâtifs. Mais qui n’en a jamais eu ?

L’esthétique steampunk est bien présente dans l’histoire, mais sa discrétion est appréciable comparé à d’autres sagas qui l’utilisent à outrance. Certes, on échappe pas aux zeppelins et autres aérostats au dessus de la ville, mais Marianne Stern a développé le concept d’orfèvrerie au rang d’art presque occulte. Et les créations évoquées laissent rêveurs : des sculptures magnifiques, des artefacts faits de métal et de rouages presque vivantes et même des hommes faits en partie de rouages remplaçant des parties de leur corps. 

#En Bref


Smog of Germania, qui m’avait déjà attiré par sa couverture, a continué à me passionner durant ma lecture par son univers et son intrigue bien construits. J’ai vraiment apprécié cette lecture et serais curieuse de lire les futurs livres de l’auteur. Je vous conseille cette lecture.


Smog of Germania.- Marianne Stern.- Ed. Le Chat noir

Lecture du mois : Avril 2015 !

Encore un mois d’écoulé dans cette année 2015 ! Et plein de lectures ! J’ai repris le travail, mais cela ne m’a pas empêché de beaucoup lire ! J’ai lu en tout neuf romans, de genre très différents : du roman contemporain, du steampunk, de la fantasy, du fantastique… Du papier et du numérique aussi, avec deux romans lus sur liseuse. 

Mais lequel a eu ma préférence ? Venez le découvrir tout de suite !


L'évangile cannibale par Clavel
#De quoi ça parle ?

L’apocalypse zombie a eu lieu. Mais Mat et ses compères de la maison de retraite l’ont su et se sont calfeutrés pendant 40 jours pour survivre ! Et quand vient l’heure de tout explorer, le danger a pris la forme de zombie et rôde à chaque coin de rue… et dans les frigos.


#Pourquoi ce livre ?

Zombi vs Papi. Si cette petite phrase n’attire pas votre oeil et ne vous rend pas curieux, c’est que quelque chose ne tourne pas rond dans le monde ! Vous vous en doutez, j’ai adoré le pitch, et après avoir lu les premières pages, je me suis décidée !
Ce livre est rempli d’humour, vous vous en serez douté, mais il s’agit aussi d’un portrait acide sur la manière dont le troisième âge est vu dans notre société moderne. Et ce n’est pas beau à voir. Fabien Clavel laisse aussi un peu de place à l’émotion qui m’a étreint à la fin de l’histoire.
En bref, L’Évangile cannibale est une histoire qui se lit (très) vite et qui est écrite par un auteur de grand talent. Je vous la conseille !

#Et à propos du reste ?

  • Durant le mois d’avril, j’ai eu l’occasion de découvrir Bohême, un roman steampunk écrit par Mathieu Gaborit. C’est d’ailleurs la première histoire de cet auteur que je découvre. Je compte continuer ma découverte !
  • J’ai eu l’occasion de voyager en Faërie avec la très bonne anthologie Trolls et légendesL’Épée brisée de Poul Anderson et le troisième tome des Héritiers de l’Aube
  • Je me suis plongée avec curiosité dans The Book of Ivy. Un roman agréable à lire.
  • Et enfin, j’ai vécu l’horreur de l’univers lovecraftien dans l’Abomination d’Innswich

Rendez-vous le mois prochain pour une nouvelle lecture du mois !

Point lecture !

Hello les amis ! J’espère que tout va bien pour vous, et que vous avez passé un week-end tranquille ou festif, selon vos envies ! Le mien a été plutôt calme, j’en ai même profité pour terminer un roman commencé… deux jours plus tôt ! Il s’agit de L’Évangile cannibale de Fabien Clavel. Encore une réussite qui confirme la place de cet auteur dans mon petit Top !

Mais où en suis-je dans mes lectures ? 🙂


#Fille des deux rives d’Ophélie Bruneau

J’en suis aux alentours de la page 180 et il y a enfin d mouvement ! Je dois dire que j’ai maintenant hâte de savoir la suite, et j’espère que l’attente valait la peine ! Si l’histoire est intéressante, les temps-morts ont raccourci mes séances de lecture de ce titre. 
J’espère terminer ce roman dans la semaine qui arrive. Et surtout avoir une belle surprise dans le reste du récit !

#Anthologie Trolls et légendes 2015

Je l’ai reçue la semaine dernière, j’ai hâte de la commencer ! Plein d’auteurs que j’aime beaucoup et d’autres que je n’ai pas encore eu le plaisir de lire. Cette anthologie promet !

#Bohême de Mathieu Gaborit

J’en suis presque à la fin de ce roman. Si j’ai ressenti quelques petits temps morts, c’est bien vite passé. J’aime les idées évoquées et les créatures mises en place par l’auteur dans son texte. Vivement la suite !

Et vous, où en êtes-vous dans vos lectures ?
Mon point lecture de la semaine dernière est par là !

Point lecture !

Hello tout le monde ! J’espère que vous allez bien et que vous avez profité de votre week-end ensoleillé pour flâner dehors et vous reposer ! Pour ma part, je n’ai pas arrêté ! J’ai avancé sur mon rapport de stage, j’ai mis en place un projet en rapport avec les livres (dont je vous parlerai peut-être un jour) et surtout j’ai lu ! J’ai terminé le tome 3 des Héritiers de l’Aube et j’ai bien avancé sur Bohème de Mathieu Gaborit. Mais où en suis-je dans mes lectures ?
Telle est la question…


#Fille des deux rives d’Ophélie Bruneau

J’en suis environ à la moitié de ma lecture de ce court roman. Eh oui, je ne le lis que dans les transports en commun ! Je dois vous avouer que certains éléments de ce livre me plaisent beaucoup, notamment l’opposition entre science (magie) et religion qui est argumentée de chaque côté. Ce parallèle des points de vue enrichit l’histoire. 
Malheureusement, je dois signaler quelques longueurs dans le texte. Toutes les mentions des trajets par exemple pourraient être réduites un peu et en venir plus vite à l’action. J’ai hâte d’apprendre comment la jeune religieuse a été “infectée”, et ça tarde à venir ! Par contre, le suspens est bien maintenu concernant l’autre face de l’univers !

#L’Abomination d’Innswich d’Edward Lee
L’un de mes achats du Trolls et légendes ! Je le démarre, je ne peux donc pas vous en dire plus, mais il est relativement prometteur… En tout cas, le résumé de la quatrième de couverture est alléchant !

#Bohême de Mathieu Gaborit

Je ne suis pas scotchée à l’histoire. Néanmoins, je passe un bon moment dès que je trouve le temps de me plonger dans ce récit au background vraiment riche !

Et vous, vous en êtes où dans vos lectures ?

Le point lecture de la semaine précédente est par là !

Lecture du mois : Mars 2015 !

Le mois de Mars s’achève. J’ai eu l’occasion de lire plein de livres durant ma période de convalescence : huit livres ! De qualité différente, d’intérêt différent… c’est tout l’intérêt de la lecture après tout, on ne sait jamais vraiment sur quoi on va tomber ! 
Mais parmi tout ces livres : lequel a eu ma préférence ? 🙂


Couverture Les Extraordinaires et Fantastiques Enquêtes de Sylvo Sylvain, détective privé, tome 2 : Avant le déluge
#De quoi ça parle ?

On y suit les aventures des détectives Sylvo Sylvain, Pixel et leurs employés dans un Panam (comprenez Paris) féerique et steampunk. Forts de leur succès sur leur précédente mission, la vie est devenue plutôt belle pour eux. 
Mais lorsqu’ils se lancent sur les traces de leur amis Londres mystérieusement disparu, ils se plongent à nouveau dans des aventures qui mettent en cause l’académie bien établie des mages, dont l’influence serait bâtie sur un mensonge. 
On retrouve donc des personnages connus et subtilement détournés. Vous aurez peut-être reconnu Jack London, mais vous trouverez également le célèbre voleur Arsène… Lutin !

#Pourquoi ce livre ?

J’aime la fantasy et j’aime le steampunk. Cette histoire est vraiment de qualité tant dans son intrigue que dans l’écriture de l’auteur. Il mêle avec brio humour et moments de tension et ne laisse aucun répit à son lecteur. 
Si la fin est un peu brutale, elle donne envie de se ruer sur la suite ! Pour voir toutes les autres raisons, je vous invite à lire cette page !

Et vous, quelle est votre lecture du mois ? 🙂

Avant le déluge

Couverture Les Extraordinaires et Fantastiques Enquêtes de Sylvo Sylvain, détective privé, tome 2 : Avant le déluge
Panam, dans les années 1880.
La ville est la capitale d’un vaste royaume où les humains côtoient des nains, ores, lutins et autres peuples fantastiques. Des motos à vapeur y doublent coches et centaures taxis. La magie très codifiée par des mages académiciens sert à la vie de tous les jours. Sylvo Silvain, un elfe exilé de sa lointaine forêt y a jeté l’ancre et ouvert une agence de détective privé. Le voilà enfin les poches pleines, à la tête d’une équipe haute en couleur.
Les affaires tournent et l’argent fait des petits ! Nonobstant, son ami l’ambitieux journaliste Jacques Londres disparaît dans des conditions louches. Aidé de ses comparses, Sylvo se lance à sa recherche. Cette fois, le tragique et la Grande Faucheuse s’invitent.

J’ai éprouvé beaucoup de plaisir en me replongeant dans cet univers haut en couleurs et en aventures sorti tout droit de l’imaginaire de Raphaël Albert. Et retrouver Sylvo et Pixel est un bonheur, j’avais oublié à quel point leur duo était sympathique à suivre. 

La psychologie des personnages a fait l’objet d’un gros travail, surtout sur le plan des émotions. Raphaël Albert connaît bien ses personnages, c’est presque comme s’il les côtoyait depuis longtemps… ce qui est peut-être le cas après tout !
J’ai lu le tome précédent il y a déjà plusieurs années, et je n’avais plus tous les détails en tête. Je garde néanmoins le souvenir d’un récit plutôt correct et d’une écriture qui m’avait plu. Ce second tome est de bien meilleure qualité : la plume s’est affirmée et l’histoire est très bien construite. 

On retrouve les rebondissements de l’intrigue là où il le faut, et les rouages de celle-ci se dévoilent petit à petit pour nous acheminer cahin-caha à la fin de l’histoire. Elle ne laisse au lecteur aucun moment de répit, et j’ai avalé les chapitres avec délectation jusqu’au dernier.  L’auteur sait faire monter la tension dans son récit et maîtrise parfaitement le suspens de son intrigue pour nous offrir une lecture qu’on a pas envie d’interrompre.

La fin de l’histoire est plutôt abrupte, il faudra vous y attendre. Pas de cliffhanger qui vous fera hurler, mais un dernier paragraphe très dur qui tranche avec la tonalité du reste de l’histoire et met un coup car on ne s’attend pas à ce couperet. 

Cette histoire est un vrai régal à lire. Descriptions et narration sont vraiment de qualité, et l’imagination de l’auteur est sans limite, et celle-ci n’a d’égaux que son humour et sa verve. Une preuve ? La toponymie des rues de la ville (et de la ville elle-même) sont très drôle et créent un Paris décalé. Un peu comme si un filtre avait été appliqué à notre capitale, un filtre fantasy.

Car tout le bestiaire féerique est présent : les elfes bien entendu, mais aussi les leprechauns, les lutins, les centaures et les orcs ! Il y a bien entendu quelques humains dans le lot, mais si peu… J’ai vraiment ressenti cette impression de promenade dans la ville sur les traces de Sylvo Sylvain et de ses compères. Et je referais cette ballade avec plaisir.

Ajoutons enfin, pour achever de vous convaincre que ce roman vaut le détour, qu’une discrète et élégante touche steampunk est présente. Et j’ai trouvé le mélange fantasy/steampunk très efficace et original.

Un petit mot pour finir sur l’illustration réalisée par Aurélien Police qui est vraiment magnifique. 🙂

#En Bref
Si vous aimez la fantasy originale, bien écrite et remplie d’humour, et si en plus vous appréciez l’esthétique steampunk, Avant le déluge est fait pour vous ! Assurément, vous en verrez de toutes les couleurs avec cette histoire remplie de rebondissements !

Avant le déluge.- Raphaël Albert.- Ed.Mnémos.- Coll. Hélios

Ex Machina


Notre plan de vol comportera quatorze étapes dans les fumées de vapeur où tout participe de la machine : prothèses, automates humains et animaux, et même dragons, engins volants, flottants, submersibles…
Le voyage nous conduira depuis les toits de Paris jusqu’aux étranges Royaumes d’Égypte, en passant par les territoires américains et les confins de l’empire spatial britannique.
Sachez que cette croisière n’est pas seulement géographique : nous y explorerons des XIXe siècles uchroniques et féeriques, mais aussi des anticipations angoissantes et des passés parallèles.
Les rêves eux-mêmes n’y échappent pas…
Alors, qu’attendez-vous pour embarquer ? » Fabien Clavel



C’est un résumé prometteur que nous proposent les éditions Elenya et Fabien Clavel, un long voyage dans différents univers, mais appartenant tous à la mouvance steampunk. Et le recueil démarre en fanfare (de cuivre et de vapeurs) avec une très bonne nouvelle de Fabien Clavel, un auteur dont j’apprécie beaucoup l’écriture.

Mais toutes les nouvelles ne sont pas de la même qualité. Il y a même une importante disparité entre les textes, dont certains sont bien en dessous de ce à quoi je m’attendais en lisant le texte de Fabien Clavel. Mon avis n’a pas pour but de clouer au pilori les auteurs de ces nouvelles ni de critiquer le choix des éditeurs, ne sachant pas à quoi ressemblaient les autres nouvelles. D’autres étaient agréables à lire bien qu’un peu complexes à appréhender sur quelques pages seulement. C’est le cas de « Brumes boréales » de Feldrik Rivat. On retrouve la sophistication de la plume de cet auteur que j’apprécie également.

Mais il y a aussi dans ce recueil quelques nouvelles qui m’ont énormément plû, quelques pépites dont il faut parler. Ce qui suit est un bref avis sur chacune de mes nouvelles préférées.

« L’Avaleur de nuages » de Tiphaine Levillain
Un texte très bref il est vrai, mais à la narration concise qui convient bien. On retrouve (tout aussi brièvement) des elfes, un lutin et des créatures éthérées. L’action de base mêle le récit de voyage (et les découvertes qui vont avec) et l’action. On a pas le temps de s’ennuyer et je pense qu’il y a matière à développer cette histoire !

« Les promenades nocturnes » de Floriane Soulas
Le Petit Chaperon rouge. C’est ce à quoi m’a fait penser cette jeune fille qui parcourt la ville de Londres la nuit et écrit des romans à succès sur lesquels son frère appose son nom. Mais cette fille n’a du personnage des contes que la cape écarlate. Pour le reste… elle est plutôt du genre serial killer

« Le Nouvel employé » de Camille Courtin
Un homme de modeste condition qui prend le train pour aller remettre les plans d’une machine prometteuse… Jusqu’à ce trajet où il fait la connaissance d’une femme qui cherche à lui ouvrir les yeux. J’ai apprécié le genre de l’intrigue. Cette nouvelle, bien que triste et un peu cousue de fil blanc, se révèle bien construite et agréable à lire.

« Dernière absinthe à Paris » de Dean Venetza
Attention, il s’agit de la nouvelle coup de cœur de Fabien Clavel, et cette mention est affichée à la fois au début du texte et dans le sommaire. Du coup, j’ignore si le fait qu’il s’agisse de l’un de mes textes préférés est dû uniquement à la lecture ou si cette mention a joué un rôle.
Encore une fois, je ne suis pas à la place de l’éditeur, mais j’aurais trouvé plus judicieux de le noter qu’à la fin du texte. Mais ce n’est que mon avis.
C’est un texte au final assez poétique et légèrement ironique que nous propose l’auteur, un dialogue sur les toits de Paris entre un Indien et un autre jeune homme… Je ne vous en dirai pas plus sur l’identité de cette seconde personne, c’est le clou de l’histoire (bien qu’a posteriori, les indices dans le textes sont révélateurs)…
Le fantastique et le steampunk ne sont présents ici qu’en filigrane, et cela participe clairement de la qualité de cette nouvelle, outre son contenu évidemment.

Enfin, est-il besoin de préciser que j’adore la couverture du recueil, illustration signée Mathieu Coudray ?

#En bref


Ce recueil n’est pas à proprement parler un coup de cœur, à cause des quelques textes que j’ai trouvé bien en dessous des autres que je viens d’évoquer. Néanmoins, j’ai passé de bons moments de lecture avec ce recueil Ex Machina. 

Ex Machina.- Collectif.- Ed. Elenya

De retour de salon !


Hello tout le monde ! Vous êtes peut-être intrigués par ce titre un peu particulier qui change du point lecture de d’habitude. C’est que ce week-end, je suis allée en festival, et que j’ai passé deux journées formidables !

Le Salon Fantastique, c’est d’abord une super ambiance. L’ambiance est détendue et sa taille moyenne permet de tout voir et de discuter facilement avec les auteurs et les exposants, tout en offrant des conférences et une prestation de bonne qualité. 
J’ai pu y retrouver des amis que ça fait toujours plaisir de revoir : Elise, Fabrice, Mathieu, Nathalie, Guillaume, Nat’… C’est toujours un plaisir de passer des moments avec eux, et les revoir est toujours synonyme de franche rigolade ! 

Un salon à taille humaine disais-je, où discuter avec les gens est facile. Pas de queue de 500 mètres pour une dédicace, des auteurs accessibles (et tellement sympathiques, des amis aussi !) et de bonnes animations proposées, parmi lesquelles des démonstrations de danse médiévale, de combats de canne et d’escrime artistique, et des jeux ! J’ai participé à un steamquizz et à une chasse aux trésors sur le thème de Tolkien proposé en partenariat avec Tolkiendrim. J’ai gagné cette magnifique carte grâce à l’aide d’un ami !
Un grand merci à lui bien entendu !

Si je n’ai pas pu participer à toutes les conférences, j’ai eu tout de même l’occasion d’assister à certaines d’entre elles, dont une sur le thème des langues elfiques dans l’oeuvre de Tolkien qui n’a réussi qu’à accroître le respect que j’ai déjà pour ce grand homme. Mention spéciale pour la conférence de Nathalie Dau que j’ai malgré moi embarrassée avec mes questions. Désolée ! 
J’ai également rapporté un beau butin livresque et ludique, mais j’ai bien entendu su rester raisonnable… tout en me faisant plaisir ! J’ai donc ramené :
Voyages Livre 2 des Ombres d’Esteren
Iluvendan tome 2 de Nicolas Debandt
Les Kerns de l’Oubli tome 3 de Feldrik Rivat
Ex Machina, l’Anthologie officielle du Salon
City Hall tome 1 + le carnet gagné lors du Steamquizz
La Maison des mages d’Adrien Tomas
Nouvelles peaux, un recueil aux éditions Luciférine
– Le jeu  La Rose Noire des Ombres d’Esteren



C’est donc épuisée, avec une paire de chaussures qui a rendu l’âme mais de la musique et des souvenirs pleins à la tête que je suis repartie de cette troisième édition du Salon Fantastique. Je n’ai qu’une chose à dire, vivement l’an prochain !

#Remerciements
– Elise Jourdan
– Mathieu Coudray
– Fabrice Crézé
– Guillaume Besançon
– LegrandNatalou
– Nathalie Dau et Kerridwen
– Thomas Riquet
– Nelyhann et Véronique
– Dimitri et les auteurs de l’Homme Sans nom
– Tolkiendrim et leurs encouragements pour l’énigme
– L’équipe des bénévoles toujours très sympathique
– Arthur Morgan que j’ai retrouvé et avec qui j’ai eu encore le grand plaisir de discuter
– L’équipe de French Steampunk pour leur musique, leur bonne humeur, leur quizz et les duels de thé !
Ainsi qu’à tout ceux qui ont directement ou indirectement contribué à faire de ce festival un moment inoubliable ! 🙂

Montres Enchantées


Indécis entre fuite et union, le temps est un amant insaisissable. Omniprésent, dès qu’on le regarde, il s’efface pourtant, déjà évanescent. Inlassablement, il permet croissance ou use jusqu’à l’extinction. L’être humain pourchasse depuis toujours ce dieu créateur et destructeur, en quête de son asservissement. Secondes, minutes, heures… L’esprit cartésien a beau le fractionner, il n’en demeure pas moins incontrôlable.
Et si la relecture de notre passé, de notre culture, ou encore du progrès scientifique nous en accordait la maîtrise, l’Homme saurait-il mieux gérer son temps ?
Plongez-vous sans perdre une minute dans cette anthologie et peut-être, parmi ses pages, percevrez-vous le tic-tac de ces montres enchantées ?


Un recueil de nouvelles sur le thème « Montres enchantées », le tout à résonance steampunk. Voilà ce que nous proposent les éditions du Chat Noir dans ce recueil. J’apprécie de manière ce genre de livres, car une nuée d’auteurs nous offrent dans leur travail leur vision de la thématique et le fruit de leur inspiration.

La mouvance steampunk m’attire, mais à petites doses, car les auteurs tournent malheureusement très vite en rond. J’ai vu fleurir ce genre d’univers comme une mode sur les tables des libraires et j’avoue en avoir vite eu assez. Mais lorsque ce livre est paru, il m’a de suite fait de l’œil. Il s’agit d’un recueil comportant dix-sept nouvelles d’auteurs confirmés comme d’écrivains débutants.

Il faut d’abord souligner la qualité d’ensemble des textes. Que l’on aime ou que l’on aime pas certaines nouvelles, toutes sont globalement bien écrites et originales. Certes, des éléments reviennent souvent, mais leur utilisation dans l’histoire leur donne une originalité qui leur est propre. Les auteurs nous plongent dans des univers à la fois semblables et très différents. C’est cela le charme de ce genre de recueil, naviguer dans des univers à la fois nouveaux et vaguement connus. Un beau voyage en somme !

~ Focus sur… ~

Je ne peux m’empêcher de vous parler plus en détail de ma nouvelle préférée de ce recueil, celle écrite par Fabien Clavel intitulée Tourbillon aux Trois ponts d’or. L’auteur nous emmène dans la France du XIXe siècle au cœur d’une enquête comme on en écrit plus de nos jours. On y suit donc l’investigation de l’inspecteur Ragon qui, aidé d’un agent, se retrouve à devoir élucider un bien mystérieux crime. Le fantastique dans cette nouvelle se mêle à la réalité et à la minutie avec laquelle Fabien Clavel nous dévoile indice après indice le fin mot de l’histoire. J’ai vraiment pris un énorme plaisir à lire cette nouvelle car j’ai pu retrouver une histoire digne d’un Conan Doyle ou d’une Agatha Christie, car Ragon a l’œil d’un Holmes ou d’un Hercule Poirot.

C’est l’une des dix-sept nouvelles des Montres Enchantées. J’en ai apprécié certaines, d’autres moins. Mais je vous conseille vraiment ce recueil de qualité. Un petit plus qui fait toujours plaisir, la maquette de ce livre, aussi bien intérieure qu’extérieure, qui est vraiment très bien réalisée. 

Montres enchantées.- Collectif dirigé par Mathieu Guibé.- Ed du Chat Noir