Baroque’n’Roll


Après avoir beaucoup apprécié le premier roman d’Anthelme Hauchecorne, j’ai attendu avec impatience son ouvrage suivant. Je n’ai pas été déçue. Baroque’n’roll est un recueil de quinze nouvelles à l’humour acéré et désabusé.




Le procès d’un diablotin, un vampire séculaire battu par des enfants, un jardin d’Eden en jachère où vont les âmes des athées… Quinze portraits (presque) sans concession. Des dilemmes entre la vie et la richesse dans une mine, un drame lors d’un télé-crochet ressemblant étrangement à ce que l’on connaît, l’esprit critique du lecteur est sans cesse aiguillonné par les situations proposées par l’auteur de La Tour des illusions.
Le lecteur est ainsi placé devant le fait accompli et n’a plus qu’à rire (peut-être jaune parfois) devant ces saynètes aussi drôles que piquantes.

Traiter de sujets d’actualité en employant à la fois un registre humoristique et fantastique est à mon sens le meilleur moyen d’impliquer les lecteurs dans notre monde actuel. De plus, le genre fantastique est une manière de montrer en « miroir » les défaillances de notre monde actuel. Un parti-pris politique et moral qui transparaît de la plus drôle des manières pour nous faire prendre conscience de la fragilité des sociétés modernes.

L’écriture de nouvelles fantastiques est un exercice difficile que peu d’auteurs ont su mener à bien. Ce recueil fait partie du lot en alliant humour et dénonciation morale.

Baroque’n’roll.- Anthelme Hauchecorne.- Editions Midgard.- 2012.- 376 pages.- 15€50


La Tour des illusions est un livre paru en 2011 aux éditions Lokomodo. L’auteur nous délivre une vision interne de la future pauvreté française. SDF, personnes fragiles psychologiquement se retrouvent enfermées afin de subir d’étranges tests. C’est alors que se révolte une bien étrange tribut… des rats.

L’Agent des Ombres

Un homme aux cheveux argentés et aux yeux verts de jade à la dague acérée. Sa vision du monde est simple : ses ennemis, les plus nombreux et sa dague et lui. Tel est Cellendhyll de Corvatar, l’ange au service du Chaos.

Dans les plans de la série de l’Agent des Ombres, les Ténèbres et la Lumière se livrent depuis des siècles un combat plus ou moins ouvert mais toujours violent. Entre les deux se tient le Chaos, bien caché dans son plan-maître qui œuvre pour garder un équilibre plus ou moins précaire entre les deux grandes puissances.
L’Ange, déçu par tout ceux, et toutes celles à qui il a fait confiance, est devenu l’outil de sa vengeance. Et son étrange dague lui insuffle une formidable volonté de se venger au centuple de tout ceux qui l’ont fait souffrir.
« Avant d’écrire mes scènes, je les visualise comme des plans de cinéma. » 
C’est ce que m’a confié Michel Robert au festival Trolls et Légendes de Mons, en avril dernier. Et des scènes de combat comme celles écrites dans les cinq tomes de l’Ange du Chaos, c’est assez rare. On a presque l’impression d’entendre le chant de l’acier et les cris de douleur des victimes de Corvatar.

La saison deux est sortie à la rentrée. Attendue avec impatience, j’ai dévoré le tome 1 en seulement quelques jours. Le niveau a été à la hauteur de mes attentes. Je craignais un “remix” des aventures de la première saison, mais de nouvelles péripéties attendent Cellendhyll, toujours plus palpitantes et pleines de combat. 

Rares sont les livres que je relis souvent, mais la saga de l’Ange du Chaos compte parmi eux.
Série L’Agent des ombres.- Michel Robert.- Edition Mnémos – Pocket.- 2004-2007

L’auteur a également écrit le premier tome mettant en scène une jeune fille un peu sauvage aux étrange yeux violets qui se bat pour survivre dans un monde rude.
Balafrée, tome 1.- Fleuve Noir

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