Elbrön


Mordred, le dernier des varaniers, lui qui connaissait la fin de tous, a finalement rencontré la sienne. Arfans et Digtères se sont entre-tués dans un carnage insensé. Seuls demeurent les Shores, anciens esclaves qui appréhendent leur liberté nouvelle.
Mais pour combien de temps ? Car au loin, par-delà le temps blanc, se dresse une silhouette de cendre tordue, un arbre mort aux contours mâchés dénué de visage. Une silhouette qui approche, et qui bientôt se double, se triple, se mue en une multitude portée par la haine.
Qui pourra faire face à semblable horde ? Personne. A moins, peut-être, que les restes d’une armure abandonnée et éparpillée retrouvent leur possesseur. Un guerrier. Un mercenaire. Dont tous disaient qu’il ne pouvait mourir…

Avant toute chronique concernant l’histoire, je tiens à parler de la couverture que j’ai trouvée magnifique ! On retrouve tout le talent d’Elian Black’Mor dans cette réalisation illustrant parfaitement l’univers !
Ce roman m’a assez plu dans son ensemble. J’ai trouvé l’univers très beau et très riche. Son histoire était bien racontée le backgroundgénéral est bien campé. J’ai regretté l’absence en fin du roman d’un rappel de toutes les particularités animales et végétales à la fin du livre, cela permettrait de se projeter plus aisément dans l’univers somme toute assez rude de Bankgreen.
Les personnages sont attirants, en particulier les Elbröns et leur philosophie. C’est en effet toute une réflexion sur la propriété et sa légitimité pour les peuples sur laquelle le lecteur aura tout le loisir de méditer une fois sa lecture achevée.
Le seul point faible de cette histoire est la lenteur avec laquelle les actions se déroulent. Cela mêlé à la brièveté de certains chapitres produit un effet particulier auquel je n’ai malheureusement pas adhéré, ce qui a un peu gêné ma lecture.
J’ai néanmoins apprécié cette histoire dans son ensemble et je suis contente de l’avoir lue, ce que je n’aurais pas fait sans le concours du site Babelio. Ce livre a été en effet lu dans le cadre du challenge Masse Critique !

Elbrön.- Thierry Di Rollo.- Ed Le Bélial.- 2012

Yanis déesse de la mort

Depuis des centaines d’années, elfes et démons se haïssent cordialement. Au mieux ils s’évitent, au pire ils se livrent une guerre sans merci. Mais c’est sans compter l’amour d’un elfe et d’un démon, amour dont une enfant naîtra. Depuis des temps immémoriaux, une entité maléfique est enfermée dans une sombre tour. Selon la légende, seule une personne réunissant deux pierres sera à même de maîtriser ses terribles pouvoirs.

Lorsque Laocoon confie sa fille à une prêtresse en la faisant passer pour Yanis, déesse de la mort, sait-il ce qu’il va déclencher ? Que deviendra cette petite fille aux allures de déesse enfermée dans son temple ?
Déjà séduite par la première et la quatrième de couverture, j’avais hâte de commencer la lecture de ce roman énigmatique. Avec des elfes, des démons et des dieux, on peut s’attendre à tout !Les elfes sont conformes à ce que l’on peut attendre du beau peuple, et les démons ne sont pas des êtres maléfiques, mais des créatures anciennes maîtrisant la magie. Jusqu’à la naissance de la petite Morwenn, tout va bien. Mais l’enfant est le seul point faible de tout le panel de personnages : toujours indécise et malléable, elle n’a aucun jugement propre et ne sait jamais quoi faire. C’est plus que frustrant à certaines étapes de l’histoire où une réaction de sa part serait la bienvenue !
L’intrigue quant à elle est bien fournie. Le lecteur est pris dedans et se délectera de tous les détails parsemés dans le texte traitant de la légende des pierres et des Innomables. L’aspect psychologique des personnages est bien dessiné et se révèle tout aussi intrigant (et intéressant) que les actions en tant que telles. De la force de caractère des protagonistes, Yanis et son compagnon magicien en tête, dépendra l’avenir du monde.
Le lecteur pris dans les filets de l’histoire devra cependant se préparer à la frustration à la dernière page. L’auteur a pris un malin plaisir à y mettre un beau cliffhanger de derrière les fagots !
A lire si vous voulez frissonner de plaisir et parfois de peur ! L’auteur manie en effet l’intrigue et mènera le lecteur du bout de sa plume où elle le voudra, pour le plus grand plaisir de celui-ci !
Chronique réalisée pour Mythologica.net.
Yanis déesse de la mort.- Valérie Simon.- Ed du Riez.- 2012

Bilbo le Hobbit

Dans un trou vivait un Hobbit… et comme tout ceux de sa race, Bilbo tient à son bonheur. Celui-ci ne tient qu’à peu de choses : un cellier et une cave bien remplis, et une tranquillité absolue. Mais tout va être chamboulé dans la vie de notre Hobbit ! Gandalf, un ami de longue date, vient lui proposer une aventure avec des compagnons assez particuliers. Ceux-ci arrivent quelques temps plus tard et passent la soirée chez un Hobbit plus que déconcerté !
Après plusieurs chanson et avoir vidé le garde-manger de Bilbo, la compagnie part vers l’aventure et le vaste monde. Là, celui qui a été présenté comme un voleur va faire preuve d’un courage extraordinaire et faire face à de périlleuses aventures avant même d’affronter Smaug le terrifiant dragon !

Ah Bilbo ! Ce fameux Hobbit grâce (ou à cause, je n’ai pas tranché) à qui l’Anneau a mené une certaine compagnie éponyme à parcourir le monde et à vivre les aventures que nous connaissons !
Le ton de l’histoire est beaucoup plus léger et accessible que celui du Seigneur des Anneaux. Normal me direz-vous, Bilbo étant à l’origine destiné à un jeune public. Rassurez-vous, j’arrêterai là la comparaison avec la trilogie.
L’une des caractéristiques propre au héros est qu’il est facile de s’identifier à lui. En effet, ne vous êtes-vous jamais senti un peu Hobbit parfois, bien dans votre petit nid douillet ? Mais en plus de son histoire aussi prenante que palpitante et haute en couleur, Bilbo le Hobbit véhicule de nombreuses valeurs heureusement souvent reprises dans les romans actuels de fantasy. L’amitié bien sûr, les bonnes actions qui finissent toujours par être récompensées, le courage…
Mais l’histoire est loin d’être pétrie de bons sentiments… La lecture est juste passionnante, et ce n’est pas du tout un « roman adolescent » comme les autres ! 

Bilbo le Hobbit est vraiment un classique de la fantasy, aussi bien que de la fantasy classique.  Les grands canons sont présents, et attendez-vous à rencontrer des orcs, des elfes, des combats épiques et même une grande bataille qui deviendra légendaire !


Vous avez aimé Le Seigneur des Anneaux mais l’avez trouvé un peu lourd et dur à lire ? Vous adorerez Bilbo ! En plus, le film va bientôt sortir !

Un petit bonus dans la version anglaise : une préface de l’auteur dans laquelle il explique le détournement de la langue et l’emploi de certains termes dans le dialecte hobbit. Absente en France, mais ce serait certainement très dur à adapter !

Oui, je suis fan de ce livre =)

Promenade au Pays des Hobbits



Souvent traversée et quittée en hâte par des personnages préoccupés par leurs propres quêtes, la Comté de J.R.R. Tolkien méritait qu’on s’y attarde un peu. Quel lecteur du Seigneur des Anneaux n’a pas songé à marcher dans les pas de Bilbon, de Frodon ou de Tom Bombadil sur les chemins de l’aimable pays des Hobbits ?


Préparez votre bâton de marche, vous allez avaler des furlongs ! Rassurez-vous, ce n’est pas une quelconque race de ver peu ragoûtante, mais simplement une unité de mesure. C’est l’un des nombreux termes expliqués par Jean-Rodolphe Turin, passionné par le monde des Hobbits depuis plusieurs années.

Dans ce véritable petit guide de voyage le narrateur a tracé pour vous les itinéraires les plus intéressants et les bonnes auberges. Pour vous, il a même goûté la nourriture et la bière afin que votre promenade soit la plus inoubliable possible.
Ce petit livre d’à peine 180 pages regorge d’informations utiles pour mieux comprendre et appréhender les lieux et ses habitants. Car le pays des Hobbits est très grands, et de nombreuses surprises pourront venir à vous au détour d’un chemin !
L’auteur propose une analyse sémantique de chaque toponyme en se basant sur de nombreuses études réalisées depuis la publication de Bilbo le hobbit et du Seigneur des Anneaux. Vous deviendrez vite érudits pour tout ce qui concerne les semi-hommes, et leur pays n’aura plus aucun secret pour vous !
De belles cartes inspirées de celles de Christopher Tolkien, mais aussi des illustrations viennent compléter ce guide décidément très complet sur la Comté ! Si vous êtes fan de l’univers de Tolkien, précipitez vous sur cet ouvrage vraiment très instructif !

Un grand bravo aux éditions Terres de Brume pour ce très bel ouvrage. 

Promenade au pays des Hobbits.- Jean-Rodolphe Turpin.- Ed Terres de Brume.- 2012

Saisons Païennes

 Les fêtes païennes se succèdent au rythme lent de la roue de l’année. Les rites se suivent, de l’éclosion de la Nature à la saison sombre, en passant par la maturité et l’abondance – puis la venue de ce miracle sans cesse répété : le renouveau. Aujourd’hui encore, ces agapes nous parlent des ravages des tempêtes et des frimas, de la peur de la Nuit, de l’émerveillement face à la Vie, de la passion charnelle qui réchauffe les âmes aussi bien que les corps.

Tout le monde connaît les grandes dates du calendrier païen… Mais pas leurs noms réel. Avec ces huit nouvelles et les styles particuliers à chaque auteur, vous en apprendrez beaucoup sur les fêtes se Samain, Beltane, Imbolc et Lugnasad. 
Je me suis laissée emporter par la plume des huit enfants de Walpurgis qui ont puisé dans leur connaissances des traditions anciennes, mais aussi dans leur imagination sans limites pour nous offrir des histoires très différentes, mais toutes originales et prenantes. 

~ Les danses de Samain, Céline Guillaume ~

Une jeune femme est considérée comme une sorcière. Un jour, elle sauve le pieux héritier du comté des griffes de la mort et tombe amoureuse de lui… Jusqu’au jour où celui-ci se marie… Tout bascule pour la jeune fille.
Les danses de Samain est vraiment un texte très poétique. Céline Guillaume est passée maître dans l’art de faire passer un message avec beaucoup de douceur et de finesse. On passe le seuil de l’hiver sans même s’en rendre compte.

~ Noces sanguines au coeur des ténèbres, Marianne Stern ~

Au coeur de la Laponie se prépare une fête pas comme les autres. Jaska, parti pour offrir sa couronne de houx à la dame de son coeur se retrouve plongé dans un cauchemar éveillé. S’en sortira-t-il ?
Un bon texte un peu plus dur que le précédent. La transition est un peu rude, mais cela reste une belle histoire sur les apparences.
~ L’Étincelle en moi, Vanessa Terral ~

Une jeune fille traverse les années tant bien que mal en tant que danseuse de cabaret. Mais tout le temps, quelqu’un la poursuit. En plus, l’ange qui est en elle a de plus en plus de mal à rester tranquille. Car Helena est Nephilim… 
J’ai été intriguée en lisant cette nouvelle de Vanessa Terral, et je pense qu’inconsciemment j’espérais trouver quelque chose de son roman… J’ai eu le nez ! Ce récit se déroule avant le début de L’aube de la guerrière
~ Éclosion, Angélique Ferreira ~

Une jeune femme gravement malade insiste pour revenir chez elle contre l’avis de ses médecins. Sorcière, il lui revient d’accomplir le rituel d’Ostara, l’éveil du printemps. La Déesse la sauvera-t-elle ?
Éclosion est vraiment un texte touchant, peut-être celui véhiculant le plus de sensibilité. Je ne pense pas qu’il soit possible de ne rien ressentir à la lecture de ce texte… 🙂

~ Pour que l’histoire s’achève, Stéphane Soutoul ~

Sellina descend d’une longue lignée de druides. Mais elle a choisi de couper les ponts, de renier son héritage. Mais rien ne va plus dans sa vie depuis un moment. Stérile, elle craint que son compagnon ne s’éloigne d’elle. Cerise sur le gâteau, d’étranges rêves viennent la visiter. Prise d’une impulsion soudaine, elle se retire dans une cabane perdue dans les montagnes, propriété de sa famille. C’est là-bas que, peut-être, se trouve la solution à ses problèmes.
La nouvelle du seule homme du collectif ! L’érotisme s’y mêle au fantastique dans un mélange assez fluide au final. 
~ Solstice fatal, Bettina Nordet ~

D’un côté une sorcière belle comme le jour mais au coeur aussi noir que la nuit. De l’autre, la cible. Céleste, sa cousine. Aveuglée par sa quête de pouvoir, ira-t-elle jusqu’à sacrifier quelqu’un de son sang ? La fin justifie-t-elle toujours les moyens ?
Le lecteur restera impuissant devant tant de cruauté. Mais rassurez-vous, la fin se déroule bien et le texte est plaisant à lire.

~ Ce qui nous lie, Cécile Guillot ~

La veille de son mariage, Dorine, héritière d’une lignée de sorcières rencontre un spectre. Une jeune femme désespérée de ne pouvoir offrir le repos éternel à son bébé. Dorine trouvera-t-elle la solution à ce problème ? Cela mettra-t-il en péril son mariage ?
Comme pour Vanessa Terral, ce texte constitue une “préquelle” au premier tome de la Fille d’Hécate. Une nouvelle bien (trop) courte !

~ L’Offrande de l’été, Ambre Dubois ~

C’est une véritable crise au royaume de la lumière: l’anneau de passation de pouvoir entre la lumière et la nuit a été volée par un humain. En échange, celui-ci réclame comme épouse la sublime suivante de la reine de la lumière. Le Roi des ombres accédera-t-il à sa demande ? 
Une nouvelle fantasy qui termine en beauté ce recueil très bien écrit. Je n’avais jamais lu d’autre ouvrage d’Ambre Dubois, et je pense recommencer dès que possible !

J’ai apprécié ces voyages dans des styles très différents mais toutes suivant le fil rouge donné pour ce recueil très réussi. 

Sohl, L’oeil et le poing – T1


Une arme ancestrale
Une menace en sommeil
Quelle est la raison qui pousse Herlann Oeil-Sombre à lancer un simple barde aux trousses des ravisseurs de sa fille ?
Et qui est Gray, ce mystérieux sorcier qui fait vaciller l’avenir du Royaume de Sohl ?
Entre manipulations, trahisons et faux-semblants, des ruelles sombres de Tiramar au glacial Royaume du Nord, suivez une poignée de héros luttant contre les méandres de leur destin. 


J’ai vu plusieurs fois cette superbe couverture en librairie sans l’acheter. J’ai craqué au salon fantastique lorsque j’en ai entendu parler. J’ai bien fait de me laisser tenter. La trame narrative, si elle peut paraître classique (« la jeune fille d’un riche personnage a été enlevée, allez la chercher ! »), se ramifie en plusieurs récits faisant voyager le lecteur à travers les époques. Sans le perdre dans les froids couloirs du temps malgré tout.
La lecture de l’histoire est tellement fluide et prenante que je suis arrivée au bout du texte sans m’en apercevoir. Je me suis prise dans les aventures de Lorne, Lhèm et les autres personnages au point d’entendre les cliquetis des armures et le bruits des mystérieuses créatures dans les bois.
L’auteur écrit de manière très descriptives, ce qui permet de visualiser de manière près précise les paysages naissant sous sa plume. Néanmoins, je pense que certaines scènes et plusieurs détails auraient qui auraient mérité un plus ample développement se sont trouvés vite éclipsés à peine ébauchés. Je pense par exemple aux mystérieuses créatures appartenant au folklore Sohlien.
L’œil et le poing n’est pas un roman exempt d’humour. Celui-ci est présent par petites touches savamment distillées dans les chapitres. Il s’agit souvent de petits bouts de phrases : des créatures soit-disant fantastiques dans un monde où les dragons sont maîtres par exemple. L’humour donne une aura de réalité au récit. Il est souvent employé pour désamorcer une situation tendue par la peur ou la colère. C’est aussi ce qui rend les personnages plus humains, à mon sens.
On pourra regretter des passages peu clairs où il devient difficile de se repérer. Mais rassurez-vous, c’est rare dans l’histoire. Malgré ce détail, l’auteur a su ménager le suspens et le lecteur parviendra à la fin du texte sans aucun temps-mort dans l’intérêt de l’histoire.
Amateurs de combats, de dragons et de magie, procurez vous L’œil et le poing au plus vite !

Sohl, L’Oeil et le poing (T1).- Julien d’Hem.- Ed Asgard.- 2012

Chiens de guerre


Priam, empereur de la Lumière a arraché l’allégeance de Cellendhyll contre la vie de celle qu’il aime. Ce dernier s’est donc engagé comme Lige pour une durée d’un an. A l’autre bout des plans, une meute d’un genre un peu particulier se reforme : celle des Chiens de Guerre, menée par Vargh Loken. C’est eux que Cellendhyll va devoir traquer : des hommes aussi habiles que lui au combat. Mais tout n’est pas blanc dans l’Empire de la lumière. Priam est-il vraiment sincères dans ses paroles ? Que trouvera Cellendhyll en soulevant plusieurs doutes ?

Quel plaisir de retrouver notre Ange favori dans le septième volet de ses aventures ! On aurait pu craindre qu’arrivées au septième tome, les aventures de Cellendhyll se seraient essoufflées. Que nenni messires et gentes dames !
Suivez donc le quotidien mouvementé de Cellendhyll à travers sa mission toujours aussi périlleuse, mais aussi dans ses relations tumultueuses avec Constance de Winter, la dame de confiance de Priam.
Le lecteur un peu effrayé par la tournure des événements de la fin du tome 6 peut se rassurer : l’action occupe une place toujours aussi importante ! Celle-ci arrive de manière ponctuelle. Certes, on peut parfois s’y attendre, mais les combats sont toujours aussi beaux que leur prévisibilité est toute pardonnée !
L’auteur développe toujours sa sensibilité poétique dans les descriptions, notamment celles des paysages qui n’ont rien à envier à de grands romans. Si vous êtes amateur de grands paysages au cinéma, vous aimerez les descriptions réalisées par Michel Robert !
Un nouveau personnage apparaît et amène dans son sillage de nombreuses questions qui préparent (on l’espère en tout cas) un nouveau tome plein de promesses : Vargh Loken, qui dévoile un lourd secret… Cellendhyll est un personnage qui prend de l’envergure et s’épaissit : de peines de cœur en trahison, l’Ange semble être devenue une personne à part entière, dépassant par là le simple personnage romanesque. Une personne que l’on préfère avoir de son côté bien sûr !
Ce septième tome nous mène toujours plus loin dans l’univers de l’Ange du Chaos et dans ses aventures à la recherche de son passé…

Chiens de guerre.- Michel Robert.- Ed Fleuve Noir.- 2012

Magie Celtique

Lecteur,Magie Celtique te fera plonger dans un monde merveilleux dans lequel la frontière entre la réalité et l’autre monde n’est pas plus épaisse qu’un cheveux. La magie imprègne l’âme de celui qui sera assez sensible pour la percevoir. C’est ce que six auteurs cherchent à faire ressentir à leurs lecteurs.
De la poésie à toutes les pages et une atmosphère tantôt pesante, tantôt enchanteresse ou très douce mais toujours merveilleuse. Un dépaysement garanti à chaque page.

~ In Memoriam ~

Illiam pleure la disparition de celle qui devait devenir la femme de sa vie. Éperdu de chagrin, il s’enfonce à travers la forêt, et fait une découvertre qui va changer sa vie…
Cette nouvelle regorge de nombreuses connaissances mythologiques à propos des celtes : le lecteur y croisera de nombreuses créatures fantastiques et même Lug, le roi des Dieux. La fin est, certes, prévisible: l’orphelin qui retrouve brusquement son père et les péripéties qui s’en suivent pour retrouver sa bien-aimée par-delà la mort.
Cette prévisibilité n’en est pas handicapante pour autant. Cette nouvelle a tout d’un conte et sa chute est magnifique.
~ Mel ~

Mel est un orphelin recueilli par un pêcheur. A la mort de celui-ci, il est entraîné par son oncle dans une chasse à la licorne. Mais une fois arrivé dans le village de Paimpont, une série d’événements étranges se produisent…
J’ai eu la chance de rencontrer l’auteur de cette nouvelle pleine de fraîcheur. La geste arthurienne affleure dans ce texte pour apparaître à la fois de façon détournée, à travers plusieurs personnages, et à la fin où l’on apprend l’identité de Mel … Vraiment un bon texte dont j’aimerais lire une version développée !
~ Marwelna la magicienne ~

Une jeune femme est miraculeusement rescapée d’un raid ayant dévasté son village. Désespérée, elle prie Ayalé, une déesse qui finit par lui venir en aide. Commence alors un périple, un véritable parcours initiatique durant lequel la jeune femme devient Marwelna la magicienne…
Cette nouvelle, un peu compliquée si on la lit un peu vite, recèle de nombreux détails montrant la nature au double-tranchant de l’espèce humaine. C’est un véritable périple initiatique que propose l’auteur à son lecteur, voyage qui l’amènera à réfléchir sur lui-même et sa propre nature. Une lecture intéressante aussi intéressante pour l’histoire en elle-même que pour la réflexion qu’elle propose.
~ Le chaudron des âmes ~ 

Vivianne, Arthur et Merlin n’ont pas disparu. Ils sont devenus Séraphins et Archanges. Mais on les rappelle car la démone Morrigan aidée de Mordred a volé le chaudron sur le site de Carnac.
Je suis mitigée par rapport à cette nouvelle… Si j’apprécie de voir plusieurs artefacts légendaires utilisés dans une époque contemporaine, j’apprécie moins de voir des personnages tout aussi légendaires (Arthur, Viviane, Morgane) représentés en tant qu’anges. Mais c’est surtout mon côté ultra-conservateur qui refait surface…
~ Les oubliés ~

Un brillant chevalier errant, Sven, blesse mortellement le fils du roi de Bretagne. Contraint de fuir, il entre et décide de vivre dans le royaume de Brocéliande, forêt dans laquelle il fait la connaissance d’une elfe dont il va tomber éperdument amoureux…
Que de poésie dans cette nouvelle ! Un Roméo et Juliette revisité avec beaucoup de sensibilité et de poésie. Deux amants ne voulant pas être séparés et qui se retrouvent figés mais ensemble pour l’éternité… Juste une très bonne nouvelle.
~ Uffin ~

Le seul bonheur d’Owen, jeune garçon autiste, est de courir le long du tracé d’Uffin, un légendaire cheval. Lorsqu’un jour, le petit garçon se retrouve sur le dos d’un cheval de craie galopant à travers une forêt millénaire.
Retrouvons les légendaires Ceridwen et Cernunnos, mais aussi Nimue et Merlin. L’atmosphère de cette nouvelle est dans l’ensemble oppressante, à tel point qu’on a hâte de la terminer. Mais une réflexion sur le langage permet de s’évader de cette atmosphère avec une telle facilité que la dernière page apparaît alors qu’on ne s’y attend pas.
~ En bref ~
J’ai d’abord été séduite par la couverture que je trouve très jolie. Ce recueil transportera vraiment très loin un lecteur amateur de littératures de l’imaginaire !

Le conseil de Suak


Tout va mal pour la compagnie des Fiers de Hache. Ils se cachent, car tout le monde les accuse d’avoir délibérément lâché un monstre pendant le grand match de brute-balle de Glargh. Mais ce n’est pas la seule surprise : l’archère est devenue reine ! Devenus membres de l’armée de Folonariel, les aventuriers assistent au conseil de Suak, une assemblée composée de représentants de tous les peuples de la terre de Fangh. S’en suivent une révélation affolante : Gzor, le sorcier maléfique, monte une armée qu’il rendra invincible ! La décision est prise. Il faut sauver la terre de Fangh ! Devinez qui va s’y coller… ?

Retrouvons notre compagnie d’aventuriers préférée (sauf les Gnistes qui préféreront la leur) dans de nouvelles aventures palpitantes. Parlons d’aventure justement : ce roman n’en manque pas ! De forêt en donjon en passant par la case prison, nos aventuriers n’auront pas le temps de s’ennuyer !
Le lecteur non plus d’ailleurs ! Les registre comique est bien entendu mis en valeur, mais les personnages ont acquis une profondeur certaine, ce qui les rend plus attachants. C’est bien sûr du au fait que Le Conseil de Suak soit la cinquième saison du Donjon de Naheulbeuk, mais il ne faut pas oublier que les aventuriers sont de niveau 5 ! Pour preuve, le Barbare est plus intelligent et fait maintenant des phrases complètes, et le Ranger monte au combat sans trop de peur !
Pen Of Chaos a pris un malin plaisir de parsemer son texte de références éminemment « geeks » : le chiffre 42 comme « réponse à tout », la machine pour muscler les elfes, le fameux « trois voies s’offrent à nous »… le tout pour le plus grand plaisir des lecteurs !
Ils retrouveront avec plaisir les fameux bulletins cérébraux des aventuriers, dont un nouveau rêve du nain qui rappelle celui de la Couette de l’oubli.
Le Conseil de Suak est un roman divertissant à lire si vous aimez les aventures et que vous voulez vous détendre ! 

Le conseil de Suak.- John Lang.- Ed J’ai lu.- 2012.- 8€

Le Puits des mémoires T2, Le fils de la lune


Alors qu’ils débarquent sur Woltan après leur fuite éperdue du royaume d’Hélion où leur tête était mise à prix, Olen, Karib et Nils doivent à nouveau fuir. D’auberge en groupe de mercenaires, nos héros cherchent sans relâche des indices sur leur passé et leur identité. A travers les terres gelées, parviendront-ils à mener à bien leur quête ? Sont-ils les vrais meurtriers ? Telles sont les questions qui les taraudent jour et nuit depuis des semaines…

Après plusieurs mois d’attente, voilà enfin le tome 2 de la trilogie du Puits des mémoires ! C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Nils, Olen et Karib dans leurs aventures dans un nouveau paysage : le Woltan et ses paysages enneigés, qui ne sont pas sans rappeler le Valbise de notre cher Drizzt.
Attention, ce tome 2 n’est pas une simple suite de leurs aventures ! Le fils de la lune recèle bien des surprises pour ceux qui avaient été intrigués par la fin brutale du premier tome. Si vous avez apprécié la quête d’identité, ou plutôt leur reconquête, alors vous aimerez ce qui vous attend dans ce roman !
En effet, en ouvrant ce livre, attendez vous à un lot de surprises dont l’énormité va en grandissant jusqu’aux toutes dernières lignes. Croyez-moi, vous relirez la page en espérant que la suite apparaisse. Puis vous crierez votre frustration !
Du suspens à chaque fin de chapitre – et souvent dans les chapitres aussi – et beaucoup de sensations qui rendent nos trois héros plus humains, à tel point qu’ils nous semblent aussi familiers que des amis. Doute, joie, tristesse et même effroi, vous ressentirez cela en lisant ce roman aux mille péripéties.
Comme dans le premier tome, l’humour (parfois pinçant) côtoie des combats sanglants, mais aussi des risques immenses qui maintiennent toujours le lecteur en alerte. Gabriel Katz signe ici encore une fois un excellent roman de fantasy !

Vous pouvez voir un autre super avis ici !

Le puits des mémoires, Le fils de la lune (T2).- Gabriel Katz.- Ed. Scrinéo.- 2012.- 16€90