Lecture du mois : Novembre 2015

C’est officiel, moins d’un mois avant noël ! Novembre a été un mois plutôt rempli question occupations, mais aussi sur le plan émotionnel avec les attentats de Paris le 13 novembre dernier. Côté lecture, deux chiffres à retenir : 8 livres lus, soit 1846 pages en tout. De la fantasy, du fantastique, de l’anticipation et même de la vulgarisation scientifique ! Autant vous dire que j’ai appris plein de nouvelles choses dans plusieurs domaines : la physique, la mythologie amérindienne… Bref !

Quel livre a remporté la palme convoitée de lecture du mois de novembre ?


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#De quoi ça parle ?

 L’Odieux connard est un chroniqueur plutôt connu sur le web pour ses chroniques acides et noirement drôles. Oui, noirement. Ce terme n’existe pas, mais il le devrait. Son livre reprend en format condensé quelques uns de ses textes, mais aussi d’autres inédits. Tout y passe : les blogueuses modes, les chats, les élèves et leurs parents… Pour le plus grand plaisir des lecteurs amateurs de ce genre d’écrit, dont je fais partie !

#Pourquoi ce livre ?

 On m’a dit beaucoup de bien à propos de ce chroniqueur et de son livre, alors je n’ai pas hésité. L’Odieux connard est un excellent rédacteur dont l’humour noir me plaît particulièrement. Ses écrits sont un régal à lire et j’avoue qu’il n’est pas désagréable de rire à chaque chapitre.

J’ai eu l’occasion d’écouter une interview de l’Odieux connard sur Internet réalisée à l’occasion d’une séance de dédicaces. L’auteur est quelqu’un de charmant qui réserve son acidité à sa plume. Mais c’est une personne pleine d’humour et ça doit être un réel plaisir d’échanger avec lui.

 #Et sinon, durant ce mois… 

  • J’ai joué un flic infiltré dans un murder party inspirée d’un film policier.
  • Je me suis plongée dans les légendes amérindiennes avec Chants de Totems
  • Je suis partie dans un futur où la nature est devenue mortelle pour l’Homme avec Le Mnémenol
  • J’ai appris et surtout compris plein de choses avec Prenez le temps d’e-penser du youtubeur Bruce Beramran
  • J’ai renoué avec la tradition des nouvelles fantastiques du XIXe siècle avec Pont-Saint-Esprit de Laurent Mantese.
  • J’ai littéralement retourné ma bibliothèque pour réaliser le TAG intitulé “Avez-vous un livre qui ?
  • Enfin, j’ai rendu hommage aux victimes des attentats de Paris du 13 novembre dernier.

Point lecture

Bonjour tout le monde ! Une nouvelle semaine commence dans un mois de novembre plutôt doux. Moi qui aimes les mois froids qui donnent envie de se blottir chez soi, du thé ou toute autre boisson chaude en main avec un livre. Mais tout bien réfléchi, cet été indien est plutôt agréable aussi comme temps !
La semaine passée, j’ai terminé le premier tome de la Quête d’Ewilan et le recueil Chants de Totems paru aux éditions Argemmios (RIP). Plein de lectures et je compte bien continuer sur cette lancée !

Parce qu’il me faut aussi un livre pour les transports en commun, voici celui que je commence aujourd’hui même ! Au-delà des recettes de cuisine, c’est un autre volet du Disque-Monde qui va s’ouvrir à moi… 🙂
Peut-être connaissez-vous ce youtubeur et sa chaîne intitulée e-penser de vulgarisation scientifique. Attention, j’entends par vulgarisation une explication de grandes thématiques scientifiques à des gens qui n’y entendent rien. Comme moi quoi ! En plus, y’a des références à Kaamelott, j’ai hâte d’en apprendre plus !
Vous lisez quoi vous ?

Lecture du mois : octobre 2015

Un nouveau mois s’achève. L’hiver s’installe de plus en plus et noël n’est que dans un mois et demi. Côté professionnel, ce semestre de master est plutôt chargé. Entre autres, un blog à tenir pour s’entraîner au référencement. Si vous voulez aller y faire un petit tour, c’est par là

Et côté lecture…

#Bilan-lecture


Octobre 2015, c’est huit romans lus en tout, soit … pages. Il m’a été extrêmement difficile de désigner une seule lecture parmi ces huit car beaucoup de livres m’ont plu ! 

#La lecture du mois

Couverture La France steampunk : 1871 La Grande machine

De quoi ça parle ?

On y suit les péripéties de deux compères, Favard et Parrow, liés par la force des choses et lancés à la recherche d’un homme spécial : l’un des concepteurs de la Grande Machine. Mais tout ne se passe pas comme prévu et ils se trouvent pourchassés, emprisonnés. En bref, clandestins. Ils essaient tant bien que mal de trouver refuge dans différentes communautés. Toucheront-ils au but et réussiront-ils à revenir vivants la Grande-Bretagne ? Je vous laisse lire ce livre pour le savoir !

Pourquoi ce livre ?

J’apprécie les récits d’aventure et de voyage, les beaux livres et le steampunk de manière générale. Et ce beau livre – c’est réellement le cas – réunit ces trois critères. Un bijou textuel dans un écrin graphique en somme.

Les illustrations sont magnifiques, la mise en page est soignée jusque dans les moindres détails du livre. Côté péripéties, l’histoire en offre à foison pour le plus grand plaisir du lecteur. 

Pour un avis plus développé, je vous invite avec plaisir à aller consulter mon avis sur ce titre. Celui-ci est disponible ici !

#J’ai hésité avec…

Couverture Le liseur du 6h27

J’ai également beaucoup apprécié ce récit léger, optimiste et plutôt bien écrit. On y suit les aventures de Guylain Vignolles. Un autre que je vous conseille !
Bien entendu, mon avis est disponible ici !

#Et sinon, durant ce mois…

Et vous, qu’avez-vous fait et lu ce mois-ci ?

Pont-Saint-Esprit

Au cours de l’été 1951, la commune de Pont-Saint-Esprit, dans le Gard, fut la proie d’un phénomène de contagion inconcevable: près de trois cents personnes manifestèrent des troubles du comportement accompagnés de violentes crises d’hystérie et d’hallucinations sensorielles. À travers un texte fort, empreint d’humanité, Laurent Mantese revient au cœur de l’enfer vécu par les habitants et reconstitue, quasiment heure par heure, le déroulé tragique des événements.
L’article qui accompagne ce court roman apporte un éclairage tant scientifique qu’historique et contextuel à cette affaire hors norme et propose de faire le point d’une manière sinon définitive, du moins singulière, sur les différentes hypothèses qui ont pu être avancées pour tenter d’expliquer l’inexpliquable.
Parce qu’une histoire se déroule forcément quelque part et que cette fois-ci, ce sera à Pont-Saint-Esprit et pas ailleurs !

Décidément, j’aime bien cette jeune collection proposée par les éditions de la Clef d’Argent : des récits fantastiques se déroulant dans différentes communes françaises. Leur phrase d’accroche aussi d’ailleurs, Parce qu’une histoire se déroule forcément quelque part

Deux types de textes se côtoient dans ce livre : une courte histoire et un article sous forme de postface rédigée par Jean-Pierre Favard. Le tout condensé dans un peu plus de 100 pages.

L’histoire d’abord. Celle-ci est courte. Un peu trop à mon goût, mais l’auteur possède un véritable esprit de synthèse et sait faire tenir l’histoire, ses tenants et aboutissants dans un format très réduit. Laurent Mantese se place dans la droite ligne des grands novellistes fantastiques du XIXe siècle, Maupassant et Edgar Poe en tête. J’ai en effet eu à de nombreuses reprises l’impression d’avoir sous les yeux un récit de cette époque.

Laurent Mantese maîtrise son récit du début à la fin et instille au fil de la lecture une ambiance lourde, morbide où l’effroi du narrateur imprègne le lecteur malgré lui. J’apprécie particulièrement cet auteur qui sait plonger son lecteur dans une ambiance oppressante le temps de quelques pages. Si vous voulez une preuve : lisez donc cet extrait que j’ai posté jeudi dernier !


L’intrigue quant à elle est très intéressante. En partant d’un fait divers s’étant réellement déroulé, l’auteur bâtit une histoire fantastique composée de créatures qui font froid dans le dos. Grandes, aux mains comme des serres… qui seront très présentes dans la vie du narrateur. Malheureusement, le récit est beaucoup trop court. Mais le but était de fictionnaliser un fait divers et il n’y avait pas lieu de s’éterniser. Et puis toute bonne chose a une fin !

#En Bref


J’ai réellement apprécié ce court récit, tant sur le plan de l’écriture que sur celui de l’histoire. J’aime décidément beaucoup cette collection qui permet de découvrir un petit coin de France embelli par un auteur à travers un récit. Je vous conseille cette histoire si vous aimez les récits dans la droite ligne des nouvelles fantastiques de Poe ou Maupassant !


Pont-Saint-Esprit, Les cercles de l’Enfer.- Laurent Mantese.- Ed. La Clef d’argent

Ils en prennent de la place, ces auteurs…

Ma bibliothèque regorge de livres, à tel point que certains rayonnages sont doublés pour gagner un peu de place. Vous vous en doutez, il y a de nombreux auteurs différents. Mais quels sont ceux qui prennent le plus de place sur les étagères ? Telle est la question…

1# J.R.R. Tolkien
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 18 titres en tout. Est-il utile de le présenter ? Je ne vous ferai pas cet affront !
2#Robin Hobb
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L’Assassin Royal, mais aussi les trois premiers tomes des Aventuriers de la mer, le premier tome de sa nouvelle série, les trois premiers de Serpents et dragons, même les deux intégrales du Soldat Chamane ! 18 titres en tout. 🙂
3# R.A. Salvatore
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16 titres de cet auteur. Il faut dire que quand on commence une saga qu’on adore, on va jusqu’au bout !
4#Michel Robert
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L’un de mes auteurs favoris de fantasy française. 11 titres en tout, dont un non lu !
5#Arto Paasilinna
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J’adore sa plume, j’adore son humour… L’un de ses romans, Le Lièvre de Vatanen est d’ailleurs l’un de mes favoris. Que vous dire d’autre ? Lisez le ! En tout, il y a 8 titres de cet auteur dans ma bibliothèque.
BONUS# Pierre Pevel
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Et pas des moindres, loin de là. Je ne peux pas ne pas parler de cet auteur qui est pour moi l’un des plus talentueux que je connaisse. En tout, 7 titres sont dans ma bibliothèque. Dans l’attente de commencer sa nouvelle série et de finir les Lames du Cardinal…

Les Guerres madrières

Dans le premier tome de la saga de fantasy Blizzard, Le Secret des Esthètes, la révolte s’est propagée contre la tyrannie de l’Inquisiteur, des pentes montagneuses balayées par les vents glacés aux somptueuses galeries souterraines des Esthètes jusqu’à la capitale où se tient le Grand Tournoi. L’invasion des Erzats, le peuple mi-humain mi-animal irradié par la magie, menace de déclencher une nouvelle grande guerre. Au coeur des montagnes, Chasseur, le jeune leader des révoltés, embarque pour le plus dangereux des voyages : explorer la part sombre de sa mémoire. Qui est-il réellement ? Ravivera-t-il les récits des terribles premières grandes guerres ? Réussira-t-il à trouver l’enfer des mages où se terre l’ombre de son étrange maître, Blizzard ? 

Si je suis restée sur ma faim avec Blizzard, j’attends tout de même la suite. Ce premier tome ouvre tout un champ de possibles, et j’espère vivement que la suite sera épique et plus étoffée !

Voici les derniers mots de mon avis du tome 1 de Blizzard.  Eh bien ce tome 2 a largement comblé mes attentes en termes d’épique et d’action ! Comme son titre l’indique si bien, la majeure partie relate l’histoire d’une affreuse guerre. Le récit de l’Esthète qui y a participé est vraiment bien narré et sait comment transmettre tous les détails dans un conte fluide qui nous emporte dans la fièvre et la peur des combats. Je suis à chaque fois ressortie un peu déboussolée de cette lecture. 
L’auteur possède un véritable talent de conteur donc, mais il sait aussi faire passer toute une palette d’émotions à travers ses mots. L’empathie se dégageant de ce texte est vraiment importante et il est difficile de ne pas se sentir immergée dans ce texte. Pierre Gaulon alterne donc des phases nerveuses avec d’autres plus calmes et contemplatives. Cette dynamique ainsi créée crée un rythme où le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer. Car le danger, la peur et l’exaltation guerrière rôdent à chaque pages pour nous replonger dans le tourbillon du passé de cette contrée
L’histoire est vraiment bien construite avec une alternance temporelle : le présent et celle des guerres madrières où tout a commencé. Il pourrait être aisé de se perdre dans une telle mouvance des époques, mais Pierre Gaulon manie sa plume avec dextérité et la transition entre présent et passé est fluide, naturelle. La maîtrise du suspens, si importante dans un tel récit, est bien présente. On quitte à regret une époque pour retrouver un nouveau rebondissement dans l’autre. Si parfois il m’est arrivée de passer des chapitres d’une période dans un roman, ça n’a pas été le cas ici. 
On retrouve les mêmes personnages qu’au début. Bien qu’ayant lu le premier tome il y a déjà quelques mois, je n’ai pas mis trop de temps pour me les rappeler. Ils n’ont bien entendu pas beaucoup évolué, mais reprendre là où on les avait quitté à la fin du tome 1 crée une continuité appréciable. Je suis toujours vraiment intéressée par les Esthètes et les mages, ces deux catégories si mystérieuses et complexes. 
Notons enfin la magnifique couverture réalisée par Michal Karez qui invite au voyage au même titre que le texte.
#En Bref
Les Guerres madrières est un très bon texte qui m’a beaucoup plu. Son caractère épique et la richesse des émotions qu’il sait faire paraître en fait un plaisir à lire à tel point que je l’ai refermé à contrecœur. 
Vous l’aurez compris, il s’agit d’un coup de coeur que je vous conseille. Pierre Gaulon est un auteur qu’il faut suivre à mon sens.

Lecture du mois : juillet 2015 !

Hello tout le monde ! J’espère que votre mois de Juillet s’est bien passé. Si vous êtes en vacances comme moi, qu’il a été prodigue en détente et en repos. Si vous avez travaillé… qu’il s’est bien passé aussi ! 
Contrairement au mois de juin où j’ai été débordée par le travail, j’ai lu cinq livres durant juillet. Des petits volumes et des gros pavés, pour un total de 1510 pages. Et parmi ces livres, il est temps de déterminer lequel a eu ma préférence !

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Le choix n’a pas été difficile à faire. J’ai lu de très bons livres durant ce mois, mais L’Instinct du Troll a été pour moi un véritable coup de cœur.
#De quoi ça parle ?
On suit les aventures d’un Troll employé comme contremaître dans une mine creusée par des nains. Mais son quotidien n’est pas de tout repos et il doit voyager à travers tout le pays pour diverses raisons, parmi lesquelles ses nouveaux amis humains figurent en bonne place. Et rien n’est simple pour un être millénaire, surtout découvrir les émotions et s’adapter à un monde nouveau…
#Pourquoi ce livre ?

L’écriture d’abord. La plume de Jean-Claude Duynach est vraiment fluide, légère. Il sait mélanger les tons pour faire ressortir l’ambiance du texte pour produire une histoire addictive à lire.
L’histoire est elle aussi très intéressante. Dans un monde indéterminé mais résolument fantasy, Jean-Claude Duynach nous emporte dans des aventures ROCambolesques dans lesquelles le troll, notre protagoniste, se retrouve embarqué malgré lui.
J’ai particulièrement apprécié ce personnage et sa construction. Il recèle les traits caractéristiques des trolls issus de la croyance populaire et se différenciant vraiment de ceux que l’on peut croiser dans la littérature. 
L’humour est très présent dans cette histoire et les passages ont été nombreux ou j’ai réellement éclaté de rire. Pas de blagues potaches, mais une finesse et des clins d’oeils parfaits. 
Un petit mot enfin à propos de la couverture que j’ai trouvé vraiment adaptée au texte. Chapeau l’éditeur !
#En Bref
L’Instinct du Troll est une excellente lecture que je recommande vivement !

#Et sinon, j’ai aussi…

  • Lu un livre que j’attendais depuis plusieurs années, pour en être finalement déçue : Armand le vampire d’Anne Rice
  • Fait le voyage jusque dans une petite ville d’Amérique du Nord qui revit grâce à une librairie dans La Bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivald
  • Incarné un ménestrel cachant une tueuse professionnelle dans une murder-party
  • Eté capitaine du Guet d’Edenorya, failli causer un incident diplomatique avec des nains, et être dévorée par un ogre dans le grandeur nature des Chroniques de Kandorya.
  • Mis en place un concours sur le blog jusque fin août !
Et vous, votre mois de juillet ? 🙂

La Prophétie de Viviane

Couverture La Légende de Kaelig Morvan, tome 1 : La Prophétie de Viviane
Lorsque le druide Delienn vient interrompre le deuil du seigneur Kaelig Morvan, ce dernier est loin d’imaginer que sa fille est condamnée à un sort funeste par une mystérieuse secte religieuse. En effet, une prophétie désigne Aela Morvan comme la descendante de la fée Viviane. Dans une Bretagne du XVIIème siècle, Kaelig va devoir laisser resurgir les démons enfouis au plus profond de son être pour tenter de déjouer les plans du baron Claude de Lessac.
Aidé par trois amis déterminés à offrir leurs vies pour sauver Aela, il va découvrir les mondes imaginaires du Sidh et tenter de dérober la flèche de Steor, seule arme capable de terrasser le baron.
Mais une question demeure : Kaelig Morvan parviendra-t-il à ne pas sombrer dans cette violence sanguinaire que sa défunte épouse était parvenue à contrôler ?


Ce premier tome de La Légende de Kaelig Morvan est assurément un roman étonnant, ce à plusieurs aspects. De petite taille, moins de 200 pages, il nous emmène à travers l’Histoire baignée par la féerie propre à la Bretagne. Romain Godest, l’auteur, est amoureux de sa région, et ça se voit.

C’est une histoire originale que l’auteur nous offre ici. Lorsqu’on parle de la Bretagne et du cycle Arthurien, on lit souvent des textes se déroulant dans un univers médiéval fantastique. Ici, l’époque a de quoi surprendre : le XVIIe siècle. Quant au voile féerique, il est bien présent. Mais en filigrane, comme une rumeur à peine évoquée. Ce voile confère au texte une sensibilité particulière que j’ai beaucoup appréciée. 

On retrouve des éléments de l’imaginaire celte et breton que j’apprécie particulièrement : le Sidhe, les druides et des éléments de la légende Arthurienne. Celle-ci est exploitée sous un angle nouveau : on ne s’intéresse pas au roi Arthur et à ses chevaliers mais plutôt à Viviane et sa descendance. Car la fée en a eu une et il importe de la protéger envers et contre tout. 

La plume directe et simple de l’auteur alliée à l’intrigue créent une atmosphère particulière où la sensation d’urgence est omniprésente. Cela passe par les héros harcelés par un ennemi (presque) sans visage, mais aussi par la rapidité des actions décrites. Ici, j’ai peu apprécié l’économie de détails que réalise l’auteur dans les scènes d’action. Qu’il résume une nuit de voyage en une ou deux phrases passe encore, mais les scènes d’action sont trop vite passées.

De la même manière, les personnages se montrent peu attachants, mis à part le barde Caerwyn et la petite Aela. Les autres protagonistes m’ont semblé un peu superficiels dans leurs réactions et leur construction. Kaelig Morvan quant à lui est un personnage intéressant dans les relations qu’il entretient avec sa fille et son rapport à sa famille disparu. L’auteur nous propose un héros dur et tourmenté mais touchant à sa manière. Une bonne réussite donc sur trois des personnages, tant pis pour le reste. 

#En Bref

J’ai plutôt apprécié la lecture de La Prophétie de Viviane malgré sa brièveté et la trop grande concision de l’écriture. Quelques personnages ont su me séduire et j’ai été enchantée par le mélange entre l’Histoire et la féerie dans ce texte. Surtout par la féerie. 🙂

La Légende de Kaelig Morvan T1 – La Prophétie de Viviane.- Romain Godest.- Ed. Ouest France

Lecture de moi : mai 2015 !


Un mois se termine de nouveau, et il a été plutôt bien rempli en termes de lectures ! Sept romans lus en tout, sans compter les innombrables lectures effectuées pour le travail. Que voulez-vous, c’est une passion ! De plus, j’ai désormais une petite PàL avec les derniers achats sur la table de chevet. Elle semble me regarder de travers lorsque j’achète un nouveau livre et que je la fais grandir. Étrange. 
Parmi les septs livres lus, lequel a eu ma préférence ?

en revenir aux fees
Je n’ai pas hésité une seule seconde pour choisir ma lecture du mois. J’ai mis du temps avant de commencer ce livre, et encore plus à me demander si j’allais vous en parler. Il est des histoires qu’on a envie de garder pour soi pour en conserver toute la magie. Mais il faut que je vous fasse partager ce coup de cœur !

~ De quoi ça parle ? ~

Le monde va très mal. L’Homme a détruit la Terre qui l’a créé et qui lui permet de vivre. Les gens sont confinés chez eux. Et le monde des Fées agonise également. Mais c’est sans compter sur le courage d’une petite fée nommée Folette qui tente de sauver ce qui peut encore l’être. Grâce au poète avec lequel elle vit, elle va littéralement remuer ciel et terre pour sauver sa planète. Quant à savoir si elle réussira… je vous laisse découvrir le récit…

~ Pourquoi ce livre ? ~

Parce que Nathalie Dau. C’est toujours un vrai bonheur de lire les textes de cet auteur que j’aime énormément. Parce que j’attends toujours avec impatience la sortie de ses romans. Sa plume fait vivre des univers où la féerie n’est jamais loin. Elle nous fait entrevoir ici un monde meilleur, un univers où la réalité est un peu plus riche que celle que l’on voit. Elle nous emmène dans un monde dans lequel j’aimerais bien rester plus longtemps. 

Ce texte fait moins de 200 pages, mais il est plus riche que d’autres romans paraissant aujourd’hui qui en font le double ou le triple. Toute en sensibilité, elle dissémine dans un univers noir de petites touches de magie et de lumière qui finiront par s’assembler pour créer un nouveau monde. 

Si vous aimez la féerie, une écriture mêlant contemplation, effroi et espoir, En revenir aux fées est vraiment LE livre fait pour vous. En plus, l’été approche. Fêtez dignement le retour des beaux jours avec cette magnifique histoire !

~ Un mois avec les livres…

  • Je suis allée dans un futur pas vraiment sympathique avec Le Visiteur du futur,
  • Je me suis promenée dans la Bretagne du XVIIe siècle et j’ai traversé plusieurs portes menant au Sidh, l’outre-monde,
  • J’ai visité la ville de Dole à travers son histoire,
  • Je suis plongée sous la Brume en compagnie d’Immortels,
  • J’ai plongé dans les Etats-Unis des années 20 avec Call of Chtulhu
Et vous, quelle(s) vie(s) avez-vous vécu en mai ?

La Cour des miracles

Couverture La cour des miracles

Prenez le Pouvoir ! N’attendez pas que les miracles se produisent. Réalisez-les !

Le Prix Mille Saisons inaugure avec La Cour des Miracles la première collection interactive des littératures de l’imaginaire. Nous vous proposons de choisir l’univers, l’auteur et l’illustrateur de nos prochaines publications. 


#Principe du recueil

Voilà à quoi vous attendre avec ce recueil pas tout à fait comme les autres. La Cour des miracles agit un peu comme un comité de lecture qui doit choisir un auteur plutôt qu’un banal recueil présentant des nouvelles reliées par un même thème. 

Je crois qu’il est vraiment indispensable de garder ceci en tête pour pouvoir appréhender correctement ces textes. A la fin du livre, vous disposez d’un code à entrer sur le site Internet du Grimoire pour choisir l’auteur et l’illustrateur les plus prometteurs qui seront ensuite publiés dans la collection Mille Saisons. 

Ce livre constitue à mon sens un pari plutôt risqué, puisque les éditions du Grimoire tablent sur l’adhésion financière et la participation des lecteurs à ce fonctionnement. Mais il s’agit d’une initiative très originale qui mérite d’être soulignée. J’ai trouvé l’implication des lecteurs dans le processus de sélection du prochain auteur et ce choix via Internet plutôt novateur. 
Bien entendu, il y a de quoi être inquiet pour la qualité future du livre, car ce n’est pas l’éditeur qui fera le choix (quoi que…), mais bien les lecteurs. J’espère tout de même qu’il s’agira d’un roman et que les nouvelles sont là pour donner un aperçu de ce dont l’auteur est capable !

#Et les nouvelles alors ?


La Cour des miracles est un recueil de vingt nouvelles de longueurs, d’univers et de qualité inégales. Certaines sortent clairement du lot car leurs auteurs ont réussi à dépasser la thématique de la “gueuserie” de la cour des miracles de Paris au XVIIe siècle. D’autres en revanche se sont cantonnés à cela et j’ai trouvé cela dommage.

On côtoie plusieurs univers. De l’historique à la science-fiction en passant par le fantastique et la fantasy, La Cour des Miracles est le moyen de découvrir différentes façons de voir la cour des miracles. Au total, ce sont vingt mondes qui s’esquissent et j’avoue avoir plusieurs fois eu l’envie de voir se prolonger l’aventure.

C’est le cas avec la nouvelle de Marion Poinsot, qui est pour moi la meilleure. Elle nous propose un univers far-west médiéval avec une pointe de fantasy et même un savant fou ! Je ne la connaissais qu’à travers ses illustrations des livres et bandes-dessinées de Pen of Chaos (Le Donjon de Naheulbeuk) et je pense qu’il s’agit d’un auteur vraiment prometteur. J’espère qu’elle sera sélectionnée !

On peut choisir l’auteur, mais également l’illustrateur. Ici, mon choix est plus difficile car aucun dessin n’a été un coup de cœur pour moi… Rassurez-vous, il y en a tout de même des très beaux.

Dans l’ensemble, les auteurs possèdent une bonne maîtrise du genre de la nouvelle. Celles-ci sont bien rythmées et possèdent une fin claire qui bien souvent n’a rien de brutal. Même si leur univers ne m’a pas forcément entraînée, il faut reconnaître leur maîtrise de la forme de la nouvelle !

#En Bref


La Cour des miracles est un ouvrage intéressant à plusieurs titres. Il s’agit d’un moyen de sélectionner le futur auteur publié dans la collection Mille saisons. Mais il propose également de nombreux univers de qualité diverses il est vrai, dont certains textes valent le détour. Votre chois sera difficile si vous décidez de tenter l’aventure ! Je vous conseille la nouvelle de Marion Poinsot que j’ai adoré !
Alors, prêts à faire un tour par la Cour des miracles ?

La Cour des miracles.- Collectif.- Coll. Mille Saisons.- Ed. Le Grimoire.- 25€