[Autour d’une oeuvre] L’Agent des ombres

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Ce n’est peut-être pas une série mondialement connue, mais elle gagnerait totalement à l’être. On y suit les aventures d’un être d’exception, de personnages hauts en couleurs dans des décors aux dimensions mythiques. 
Je parle bien entendu de l’Agent des Ombres et de Cellendhyll de Corvatar.

Un coup de foudre littéraire.



Aux origines


Je devais avoir 19 ou 20 ans quand j’ai lu le premier tome de l’Agent des Ombres. À l’époque, je ne connaissais de la fantasy que les classiques et je dévorais les romans d’Anne Rice (qui appartient au genre fantastique, je sais). Puis je suis tombée sur Michel Robert au sens littéraire bien entendu. Ce nom évoquait pour moi d’abord un cavalier avant l’auteur. Dans un premier temps bien entendu. Maintenant, il est synonyme de fantasy de qualité et j’attends chacun de ses romans avec une grande impatience !

Une écriture efficace et acérée

Si Michel Robert revient souvent dans mes tops, ce n’est pas pour rien, vous en conviendrez. Je la trouve à la fois efficace, acérée et terriblement évocatrice. En quelques mots à peine, bien choisis et dosés, il réussit à dresser un portrait ou à esquisser un paysage. On sent le froid glacial des montagnes ou la sécheresse des déserts. Les personnages semblent étonnamment vivants dans les textes de Michel Robert.

Ce que cette série m’a apportée


Du rêve. Oh, pas lorsque je lisais les épreuves difficiles que traversait le protagoniste bien entendu, mais plutôt l’envie de parcourir les paysages et les contrées naissant sous la plume de Michel Robert. Ça m’a fait un peu le même effet que lorsque je lis Le Seigneur des Anneaux. J’ai envie d’y être !

Et puis il y a les personnages. Des caractères forgés au gré des aléas (plus des bas que des hauts) de la vie. Terriblement charismatiques mais peu fréquentables, il faut l’avouer. Je ne suis pas du genre à tomber amoureuse de personnages fictifs. Mais là… J’aimerais bien avoir Cellendhyll comme maître d’armes !

Parce que c’est ça pour moi, l’immense point fort de la série L’Agent des Ombres. Tout y est si visuel qu’imaginer les combats est très facile. Et c’est un véritable spectacle pour l’esprit. Et pour ceux qui aiment les duels et autres affrontements à l’épée, la dague ou le coutelas…

Assister aux épreuves de Cellendhyll et le voir les surmonter envers et contre tout et surtout être témoin de la force avec laquelle il le fait donne du courage. Et à côté de ses “légers” soucis, ceux qui peuvent arriver dans notre vie de tous les jours, semblent bien petits. Certes, l’héroïsme des protagonistes est un peu exagéré, mais leur charisme et leurs aventures palpitantes font clairement passer outre cela !

La série se divise en deux saisons. Ma préférée est la première, bien que la seconde ouvre sur de nouvelles possibilités. J’aimais quand Cellendhyll possédait un but, une arme qui lui dictait la voie à suivre. Je me suis sentie un peu perdue à l’orée de la deuxième saison. Mais qu’à cela ne tienne, la qualité du récit m’a donné hâte d’en savoir toujours plus !

L’univers de Michel Robert est une source inépuisable d’inspiration. Pour des textes, mais aussi du jeu de rôle ! D’ailleurs… j’ai hâte de tester celui qui est en cours de préparation ! Que voulez-vous. Quand un univers est aussi riche et bien construit que celui-ci, je ne peux qu’adhérer !

#En Bref


Aventures, héroïsme, combats épiques, personnages charismatiques. L’Agent des Ombres est clairement un coup de coeur. Et je pense que vous avez bien compris que l’écriture de Michel Robert n’y était pas pour rien non plus… 

Point lecture

Hello tout le monde ! J’espère que vous allez bien en cette fin de week-end glacial… Moi, je le passe une tasse de thé près de moi, un roman et un fond sonore. Je pourrais passer des heures comme ça ! J’avoue que je n’ai pas eu beaucoup l’occasion de lire ce week-end. Y’a des fois comme ça ! Et en plus, j’ai oublié mon livre et je ne le retrouverai que dans quinze jours.

À ce propos, je pense qu’il est l’heure de se pencher sur mes lectures !

#En Pause

Couverture La Horde du Contrevent
Par la force des choses quoi… Je l’ai oublié ! Et puis faire une petite pause dans la complexité de ce texte n’est pas de refus.

#C’est en cours

Couverture La 25e Heure

#Pour les transports

Couverture Ecriture : Mémoires d'un métier
J’étais au Salon Fantastique le week-end dernier ! Et plutôt que de faire un point lecture (étant donné que niveau lecture ça n’avait pas été ça non plus), je vous ai fait un retour de salon

Et vous, que lisez-vous en ce moment ? Dites-moi tout !

Le Gardien de la Source

« Puis elle le vit. L’individu qui l’observait se tenait en retrait, à l’opposé de la pièce. Il ne cherchait pas à se fondre dans l’assemblée des gens bien nés. D’ailleurs, ceux-ci l’évitaient. C’était presque imperceptible, mais le flot des civilités s’écartait de lui dans une valse consommée. »
En cet été 1814, Marie-Constance de Varages, marquise du bourg d’Allemagne, et son héritière, Anne-Hélène, sont conviées au bal du comte de Forcalquier. Si une telle invitation ne se refuse pas, la marquise est inquiète. Quelques mois auparavant, sa fille a souffert d’un mal funeste et été sauvée in extremis. Depuis, elle n’est plus tout à fait la même…
Quelle est donc cette ombre qui plane sur Anne-Hélène ? 

Et pourquoi le mystérieux Lazare, baron d’Oppedette, semble-t-il soudain subjugué par la jeune débutante ?



#Comment ce livre m’est-il tombé entre les mains ?

Pas du tout par hasard, c’est sûr. Je lis Vanessa Terral et ses écrits depuis plusieurs années avec son premier roman, l’Aube de la guerrière. Il faut dire que quand on croise un bon auteur, on ne le laisse pas de côté. Et Vanessa Terral, avec ses récits atypiques, fait partie du lot. J’ai donc attendu avec beaucoup d’impatience la sortie du Gardien de la Source et je l’ai acheté dès sa sortie.

#Un mélange des genres

C’est l’expression qui, je crois, colle le mieux à ce texte. J’ai eu un immense plaisir à (re)découvrir la talentueuse plume de Vanessa Terral et sa maîtrise sans faille. L’effroi côtoie les périodes plus légères avec le même naturel que les parenthèses lyriques sans mièvrerie. C’est donc avec une grande facilité qu’on passe d’un genre à l’autre pour une lecture surprenante et extrêmement riche sur le plan littéraire.

L’histoire se base sur un épisode au final peu connu de la mythologie grecque : l’enlèvement de Perséphone par Hadès. Mais il n’y a pas que ça, sinon ça serait trop facile. Ou pas hein, ce n’est pas vraiment le genre d’inspiration qu’on trouve dans tous les romans.
Mais je n’ai pas pu m’empêcher de repérer aussi une forte influence Austénienne dans la relation entre Anne-Hélène et Lazare. Cela ne m’étonnerait pas du tout qu’il y ait derrière cette relation une inspiration d’Elizabeth et Darcy dans Pride and Prejudice. Lisez-le et vous verrez !

Parce que rien n’est parfait, j’ai tout de même senti quelques longueurs dans ce texte concernant les relations des protagonistes. Rien de bien grave je vous rassure. Mais les changements incessants dans les relations et les va-et-vient (en tout bien tout honneur attention) entre affection et haine sont à la longue un peu lassants. Mais peut-être est-ce parce que je ne suis plus habituée à ce style…

Dans tous les cas, l’intrigue est parfaitement maîtrisée. l’évolution sait prendre son temps et le mystère se dévoile petit à petit en laissant toutefois une petite partie caché. Histoire de laisser le lecteur rêver encore un peu. L’histoire est pleine de rebondissements qui forment un ensemble et une lecture très agréable. Sans compter la présence du genre fantastique qui pose un voile de mystère pile comme on aime !

Les personnages sont psychologiquement très travaillés. Les relations sont, je l’ai dit, un peu énervantes dans leurs retours en arrière, mais ô combien ciselés. Néanmoins, le récit s’inscrivant dans une durée plutôt longue autorise l’évolution et la maturité des personnages. Les ellipses sont habilement placées et évitent toutefois au récit de s’alourdir.


#En Bref


Le Gardien de la Source est une très bonne histoire. Il me serait difficile de vous en dire plus sans vous spoiler, ce que je ne compte pas faire. Le récit est bien construit, les rebondissements aux bons endroits. Lisez-le et vous passerez un très bon moment !

Vanessa Terral.- Le Gardien de la Source.- Ed. Pygmalion

Justice est faite

 
Pour un juge londonien de premier plan, un assassin est un homme comme les autres et, quelque soit l’atrocité de ses crimes, il faut songer à le réinsérer dans la société.
Malheureusement pour lui, quelqu’un n’est pas de son avis et considère qu’il est temps de mettre un terme à la carrière de ce magistrat.
Sa brutale disparition risquant de provoquer de sérieuses perturbations, qui d’autre que l’inspecteur Higgins pourrait éteindre l’incendie ?

Mais découvrir son auteur ne sera pas aussi facile que prévu.

  

#Comment ce livre m’est-il tombé entre les mains ?

Peut-être l’avez-vous remarqué, mais le policier n’est pas vraiment mon genre littéraire de prédilection. Néanmoins, je pense savoir apprécier un bon polar lorsque j’en lis un. J’ai croisé Justice est faite lors d’une Masse Critique Babelio. J’ai sélectionné ce titre (qui à l’origine était un autre livre, mais une erreur s’est glissée dans le site) car l’auteur ne m’est pas inconnu, bien au contraire. J’ai lu pratiquement tous les romans de Christian Jacq qui se déroulent dans l’Égypte antique. Je suis donc entrée dans cette histoire les yeux fermés.

#Un polar dans la plus pure des traditions

Et c’est peu dire ! Justice est faite reprend tous les codes du genre policier classique, dans le sens littéraire du terme. Tout est calculé et la mécanique est huilée avec précision. Aucun faux pas dans le rythme : la construction de l’histoire est faite de manière à ce que l’intrigue rebondisse au bon moment. La lecture est un enchaînement plus ou moins régulier climax – de tension dans l’enquête – et de piétinements de la part des policiers.
L’enquête que l’on suit est digne de celles menées par Hercule Poirot : un meurtrier mystérieux, des suspects remplis d’alibis pour le crime. L’intrigue est un réel plaisir à découvrir et relativement facile à suivre malgré la multiplicité des suspects.. L’auteur a relevé le défi de faire monter doucement la tension et a soigneusement mené le récit à son terme sans que celui-ci ne s’essouffle. C’est assurément une histoire de qualité que nous propose Christian Jacq, un récit bien mené.
Au-delà de l’affaire criminelle, l’auteur nous propose également une petite réflexion au final très intéressante sur la nature humaine. L’Homme peut-il perdre son humanité ? Je vous rassure : les personnages ne passent pas leur temps à se poser cette question, mais celle-ci est sous-entendue dans l’ensemble du texte et donne vraiment à réfléchir. Il serait même très intéressant de relire le texte à la lumière de cette interprétation.
Que serait une histoire sans ses personnages ? Commençons avec le protagoniste, l’ex-inspecteur Higgins. Il a tout d’un héros littéraire récurrent : l’esprit d’analyse, d’observation et de déduction, un je-ne-sais-quoi de magie dans sa personnalité qui lui fait entrevoir la Vérité sur l’affaire et sur la nature humaine. Et surtout, ce calme olympien qui cache une volonté de fer et une intelligence acérée. Les autres personnages sont eux aussi très bien construits et témoignent d’une attention particulière concernant l’aspect de leur culpabilité. Ils possèdent au final un caractère très crédible car vraiment humain. Et la capacité d’énerver à travers les pages. Il y a toujours un personnage qu’on ne peut pas supporter. Pour moi, ça a été Junior, un journaliste freelance. C’est d’ailleurs le seul qui m’a paru superficiel dans sa construction. On ne peut pas être parfait !
La plume de Christian Jacq, je l’ai dit, est un véritable plaisir à lire. Efficace et directe, elle sait maintenir un certain équilibre entre narration, descriptions et dialogues. Une touche de poésie vient enluminer le tout pour un grand plaisir de lecture. Du roman “historique” au polar, Christian Jacq est un véritable caméléon talentueux de l’écriture. Seul petit bémol, car rien ni personne n’est parfait, l’auteur possède un tic d’écriture : la personnification de la voiture. À plusieurs reprises, j’ai été agacée par cet élément. Mais rien qui ait pu gâcher ma lecture en tout cas.

#En Bref

 Justice est faite est un très bon roman policier. Moi qui apprécies plutôt les classiques dans ce genre littéraire, je n’ai pas été déçue. Le protagoniste est attachant et digne des plus grands héros de polar. L’écriture de Christian Jacq m’a ramenée dans ma folle jeunesse où je dévorais ses romans sur l’Égypte antique… Et l’intrigue est très intéressante et le récit bien construit.
Une valeur sûre pour se lancer dans la littérature policière !

#Pour aller plus loin

Je ne peux que vous conseiller les autres romans de cet auteur. Si vous aimez l’Egypte antique, ils seront votre paradis. Je ne saurais pas vous en conseiller un en particulier, mais vous pouvez y aller les yeux fermés !


Justice est faite.- Christian Jacq.- J éditions.- Disponible

L’Évangile cannibale

Couverture L'Evangile Cannibale
Aux Mûriers, l’ennui tue tout aussi sûrement que la vieillesse. Matt Cirois, 90 ans et des poussières, passe le temps qu’il lui reste à jouer les gâteux. Tout aurait pu continuer ainsi si Maglia, la doyenne de la maison de retraite, n’avait vu en rêve le fléau s’abattre sur le monde. Et quand, après quarante jours et quarante nuits de réclusion, les pensionnaires retrouvent la lumière et entrent en chaises roulantes dans un Paris dévasté, c’est pour s’apercevoir qu’ils sont devenus les proies de créatures encore moins vivantes qu’eux. 

Que la chasse commence…

#Comment je me suis retrouvée avec ce livre

Un peu par hasard je dois dire. Comme beaucoup de titres que j’ai bien aimé d’ailleurs ! Je suis venue en librairie, il n’y avait pas le livre que je convoitais… En attendant que ma commande arrive, je le vois, nonchalamment exposé sur une table. Et puis il m’a suffit de deux choses : l’auteur (que j’adore, ce n’est plus une nouvelle) et le pitch. Rien que cet élément est un excellent travail d’écriture de la part de l’éditeur. Donc, je n’ai pas hésité une seule seconde. Je m’étonne même ne pas en avoir déjà fait une chronique.

#Un survival déjanté

C’est le moins que l’on puisse dire c’est que Fabien Clavel revisite une thématique maintes et maintes fois éclusée. Mais tout en inventivité ! Les personnages et l’environnement choisis provoquent des situations abracabrandesques, presque picaresques à certains points culminants de l’intrigue.

Le récit est très bien maîtrisé. Il forme un cycle et fait passer le lecteur par divers états d’esprit naturellement, en quelques pages seulement là où d’autres plumes mettraient des chapitres entiers. Fabien Clavel appose à cette histoire une manière d’écrire qui lui est propre…  Comme s’il prenait un accent différent en fonction du récit qu’il façonne. Je crois qu’outre son imagination, c’est cette capacité à faire ressortir toutes les subtilités stylistiques de son écriture qui me plaît tant chez Fabien Clavel.

L’histoire maintenant. Elle suit le schéma classique d’un survival zombie. À l’exception du début – les vieux qui sont prévenus et qui peuvent s’y préparer, le reste est identique. Les protagonistes sont plongés dans l’horreur de la (re)découverte de leur monde dévasté, déserté par les humains mais envahi par les zombies. Difficile d’imaginer une épopée plus claudicante et moins épique que celle de nos ancêtres. Et pourtant. Il y a une sorte de grandeur chez ce Matt, teintée cependant de pessimisme.
Quant à la fin de l’histoire… Fabien Clavel nous révèle un twist à sa façon. À vous d’en tirer les conclusions qui s’imposent !

Les protagonistes ne sont vu qu’à travers les yeux de Matt. Enfin, à travers son journal serait une formulation plus correcte. Et ce qu’il nous offre à lire, que ce soit sur la vie en maison de retraite ou plus tard lors de leur exode est glaçant. On est au premier rang pour assister au spectacle des bassesses et des mesquineries humaines. De ce côté là, les personnages sont bien construits, en particulier Matt. Ici, on ne s’encombre pas de détails relatifs au physique, pas besoin. Mais le travail psychologique de ce personnage est impressionnant tant on a l’impression que les pensées livrées dans le journal ont été écrites par un personnage réel.

Le rythme de lecture est très rapide et soutenu. J’ai enchaîné les entrées de ce journal en peu de temps tant j’ai été emportée par la lecture. Paradoxal non ? Une lecture rapide qui raconte l’histoire de personnages se mouvant plutôt lentement
Le roman très court sous forme de récit de voyage à partir d’un carnet (en quelque sorte) est un format que j’apprécie particulièrement. Mais la qualité de l’écriture dans la narration ainsi que leur concision sont telles qu’on ne pourrait concevoir un texte plus long.

La narration est vive et saccadée et ne nous donne à lire que les choses les plus importantes. Les émotions ressenties par les personnages sont palpables, en particulier leur désarroi. L’Évangile Cannibale est un récit dont on ne sort pas indemne moralement. Pour tout vous avouer, on a un peu l’impression d’être dans une posture de voyeur, un peu comme si on assistait à une télé-réalité. C’est donc une lecture qui décape l’esprit, avec des ongles.

En prime, une petite interview de l’auteur nous en apprend plus sur la genèse et la construction de ce récit tellement particulier. Très instructif bien entendu !

#En Bref

L’Évangile cannibale est un récit atypique, tant dans son fond que dans sa forme. Le spectacles de personnes âgées qui déambulent cahin-caha dans les rues d’une ville désertée a de quoi surprendre. Sans compter la vision que Matt, personnage principal, porte sur sa vie et son entourage.
Assurément, on ne ressort pas de ce livre de la même manière qu’on y est entré. L’histoire est rapide, nerveuse et brutale. Mais tellement plaisante à lire !

Validé et conseillé par moi pour votre plus grand plaisir !

Point lecture

Hello tout le monde ! Un petit changement est survenu dans ma vie. Hier, c’était mon anniversaire ! Oui, ça vaut le coup d’en parler brièvement. J’ai eu plein de cadeaux pratiques et distrayants ! Bon, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour lire ces deux derniers jours mais je ne me suis pas laissée abattre la semaine passée. 

Et alors, j’en suis où ?

#Lecture (presque) terminée

Couverture L'Ordre Terne, tome 1 : La Prophétie des Sables
Je suis peu convaincue par cette histoire. Pourtant, ça partait bien. Une prophétie, des mages et une fin du monde imminente… J’attends la suite avant de me prononcer mais ça part plutôt mal…

#En cours

Couverture Une aventure d'Alexia Tarabotti, Le Protectorat de l'ombrelle, tome 1 : Sans âme
Il doit vraiment y avoir un truc chez moi qui me fait apprécier certains livres à des moments bien précis. En tout cas, cette lecture est vraiment agréable ! Je remarque plein de détails amusants dans cette lecture que j’avais zappés lors de ma première lecture. Et l’univers proposé est plutôt attrayant en fin de compte !

#Cadeaux d’anniversaire

J’ai aussi eu une jolie théière et aussi du thé :3

Et vous, vous en êtes où avec vos livres ?






Chronique du soupir

Couverture Chronique du Soupir
Lilas, une naine flamboyante, a choisi, depuis la disparition de Frêne, son époux, de prendre sa retraite de Chef de la garde du palais de la Haute Fée pour ouvrir une auberge au bord de la mer, à l’endroit même où Frêne s’est “ancré” pour l’éternité. Entourée de quelques amis et d’Errence, un elfe qui est aussi son amant, elle mène une existence un peu trop paisible à son goût.
Alors qu’elle s’interroge avec angoisse sur son devenir, son fils Saule, pourchassé par un groupe de miliciens au service de la Haute Fée, fait irruption dans l’auberge. Il serre dans ses bras une adolescente de 16 ans, Brune, qui est à l’agonie.
Après quelques heures d’hésitation, et bien que pressentant l’immense danger qui émane de façon indicible de la personnalité de Brune, Lilas décide de les protéger envers et contre tous.




J’entretiens un rapport très étrange avec ce roman. J’ai tenté de le lire plusieurs fois, en vain. Il me tombait des mains à chaque fois. Mais il faut croire que c’était le bon moment puisque non seulement je n’ai pas lâché cette lecture, mais je l’ai au final plutôt appréciée ! Il était temps que Chronique du soupir sorte de ma PàL… il stagnait là depuis plusieurs années ! C’est un peu ça, la magie de la lecture.
Ne vous attendez pas à de l’action à toutes les pages. Pour moi, Mathieu Gaborit pêche un peu sur ce point car les péripéties qui d’ordinaire rythment le récit sont chaotiques et brouillonnes. À tel point que j’ai du les relire pour bien saisir et comprendre précisément de quoi il retournait.
Chronique du soupir est un récit axé sur la psychologie des personnages. Sur ce point, l’auteur a réalisé un très bon travail. La psyché des protagonistes est finement ciselée et on retrouve au fil du texte de nombreuses plongées introspectives plutôt réussies et très naturelles. Ce sont elles, plus que les actions, qui font véritablement avancer l’intrigue. Cet aspect psychologique est legros point fort de cette histoire.
L’intrigue quant à elle est véritablement complexe et bien structurée. Certes, le peu d’explications à propos du background a de quoi égarer, mais un peu d’attention suffit pour se maintenir à flot. Malgré tout, celui-ci semble très riche et développé et les simples évocations présentes dans le texte tendent à montrer l’installation de l’univers de Mathieu Gaborit pour les connaisseurs. Néanmoins, peut-être qu’un petit addenda sur le fonctionnement du monde pourrait éclairer les novices.
Le système de souffle, les fées et leur magie ainsi que tout ce système de lignes très complexe confère à Chronique du soupir une teinte spirituelle à cette histoire et renforce la présence du genre fantasy. On pourrait même inventer un nouveau terme : spiritual fantasy.
Le début du récit esquisse une intrigue dont la portée bouleversera l’univers. L’auteur réussit à atteindre son but sans prendre le chemin qui semble le plus visible. Mais on semble s’en éloigner en changeant totalement de protagonistes. Et pourtant… tout finit par se rejoindre. Je n’ai pas pu m’empêcher de noter cette qualité du récit et la maîtrise de son auteur qui sait mener son lecteur par le bout du nez. Avec talent bien entendu. Et loin de minimiser la portée quasi-mythique du récit, la focalisation sur des personnages a priori anodins et leurs actions lui donnent une touche humaine. Enfin…naine.
Un dernier mot quand même à propos de cette couverture que je trouve juste magnifique.

#En Bref



J’ai eu du mal à rédiger cet avis au final plutôt descriptif. Mais j’ai apprécié Chronique du soupir. Ce livre restera dans ma mémoire grâce à son histoire, mais aussi car il conforte la théorie selon laquelle il existe des livres destinés à un moment précis de la vie.


Et oui, je vous le conseille.

Chronique du soupir.- Mathieu Gaborit.- Ed. France Loisirs (Pré au clercs)

Point lecture

Le quotidien reprend son cours, voici le premier point lecture de l’année ! J’ai terminé 2015 avec Vérification de la porte opposée de Sylvain Tesson, un recueil de nouvelles. Malgré une semaine plutôt chargée, j’ai réussi à terminer deux livres. Mais je vais essayer de reprendre les bonnes habitudes !

Cette semaine, une lecture !


Couverture Chronique du Soupir
Ce n’est pas la première fois que je m’attaque à ce roman, encore moins à son auteur. J’ai apprécié Bohème et Abyme, mais j’ai eu du mal avec Chronique du soupir que j’ai abandonné plusieurs fois. 

Peut-être cette fois-ci sera la bonne ! 


Et vous, où en êtes-vous dans vos lectures ?

[Chrono-critique] L’homme qui sauva le monde (et autres sources d’étonnement)

Couverture L'Homme qui sauva le monde et autres sources d'étonnement
Vous trouverez dans ce livre des histoires qui auraient leur place dans une anthologie du fantastique. Des artefacts mystérieux, des expériences scientifiques que Victor Frankenstein n’aurait pas reniées, des lieux tout droit sortis d’une nouvelle de science-fiction. . . et même un homme qui sauva le monde sans lever le petit doigt. Mais malgré leur caractère extraordinaire, ces histoires partagent une même qualité : 

elles sont bel et bien réelles !


Le petit animal lui-même choisi par l’auteur pour son travail de cabinet de curiosité virtuel est une source d’étonnement. C’est apparemment le seul qui ne sort pas de l’état larvaire, contrairement à d’autres espèces qui se rapprochent de l’Axolot. Autant vous dire que le totem de Patrick Baud donne le ton à ce qui suit sur le blog, sur sa chaîne Youtube et dans cet ouvrage.

Il me faut reconnaître en premier lieu le talent de conteur de Patrick BaudÀ l’oral ou à l’écrit, il réussit à instaurer cette ambiance si particulière au récit d’histoires presque fantastiques mais pourtant tout à fait vraies. S’il faut retenir une chose de cette lecture, c’est que le monde n’a pas fini de nous surprendre. L’écriture de Patrick Baud est quant à elle efficace, très agréable à lire et efficace. Elle est sûrement le fruit d’un énorme travail et le résultat est tout simplement réussi. 

On trouve de tous les types d’histoire dans ce récit : des faits humains, des découvertes extraordinaires terrestres ou spatiales… Difficile de ne trouver sujet à son goût. Et ce genre de cabinet de curiosité de papier se plie à tous les genres de lecture : fait après fait ou bien flânerie de page en page selon ce qui nous sied sur le moment. Et c’est pour moi cette diversité qui fait la force de ce livre

Si vous êtes un lecteur ou spectateur accoutumé d’Axolot, vous trouverez quelques nouveautés en termes de texte, mais aussi des illustrations variées qui agrémenteront les récits. C’est là le seul bémol qui j’apporterais à cet avis sur ce livre. J’aurais apprécié plus d’illustrations, même en noir et blanc, des propos de l’auteur.
Rien de bien grave, vous voyez.

#En Bref

L’homme qui sauva le monde et autres sources d’étonnement est un très bon ouvrage. Presque un cabinet de curiosité papier. C’est dire. Si vous aimez écouter et lire des histoires de ce genre, je vous conseille ce titre. Et aussi la chaîne Youtube de l’auteur

L’homme qui sauva le monde et autres sources d’étonnement.- Patrick Baud.- Ed. Lulu.com (auto-édition)

Point lecture

Hello tout le monde et joyeux noël/solstice d’Hiver ! J’espère que vous profitez bien de cette période d’entre les fêtes de fin d’année pour lire plein de livres ! C’est ce que je fais, j’alterne entre livres et films…
Et à propos de livres… 

Que suis-je en train de lire en ce moment ?

Couverture Vérification de la porte opposée
C’est une véritable plongée dans l’Est que nous propose Sylvain Tesson. Les nouvelles sont de longueur différentes, ne traitent pas des mêmes problématiques, mais sont toutes écrites de cette plume qui fait voyager l’esprit à travers les steppes sans fin et les montagnes immenses. Et bien souvent, les nouvelles ont une fin… surprenante quand on tient compte de l’histoire. 

Bref… Je profite de cet ouvrage nouvelle par nouvelle et j’adore !

Et vous, vous lisez quoi en ce moment ?