Point lecture

Hello tout le monde, j’espère que tout va bien pour vous ! Et si vous êtes en vacances, que vos lectures et autres activités non moins palpitantes/reposantes/usantes* sont à la hauteur de vos espérances ! Après six mois de travail non-stop, je profite de quelques semaines de repos… qui sont également quelques semaines de convalescence !
Peut-être l’aurez-vous deviné, petits malins que vous êtes, mais je lis beaucoup…

Voici où j’en suis dans mes lectures !

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Le Mnémenol

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2197. Le visage de la Terre a changé. La nature a repris ses droits sur l’Homme. Ce qu’il reste de l’humanité vit reclus dans des villes-bulles, protégées du monde extérieur par leurs champs de force. Depuis leur naissance, tous les individus subissent des injections régulières de Mnémenol, ce liquide qui protège contre les infections des spores végétales du monde extérieur.Alice est une botaniste qui semble développer une résistance au vaccin. Aidée d’Evan, un technicien de la Bulle, elle va découvrir l’ampleur du mensonge dans lequel les humains sont plongés depuis leur naissance et tout faire pour que l’humanité se souvienne de son histoire.

Plongeons ensemble dans Le Mnémenol.


J’ai eu l’occasion de lire ce livre dans le cadre de la dernière masse critique imaginaire Babelio que je remercie. Le pitch présentant une fable écologique dans un univers d’anticipation a de quoi séduire, sincèrement.

L’idée d’origine est bien. Mais si elle sert de trame de fond dans cette histoire, cela ne va pas plus loin et il n’y a pas de réel point de vue autre que “il faut faire attention”. Vous comprenez mon malaise ? Par les temps qui courent, les préoccupations écologiques dans un univers d’anticipations semble un projet plus que pertinent. Mais le manque de profondeur de la réflexion dans cette histoire, sans être pour autant désagréable, m’a laissée sur ma faim.

Globalement, l’histoire est plutôt agréable à lire. Le suspens n’est certes pas insoutenable et l’histoire est cousue de fil blanc. Mais la société construite sous un dôme, les mensonges des politiques et toute la problématique des manipulations génétiques forment un tout plutôt bien construit et correctement rythmé. Les chapitres s’enchaînent plutôt rapidement et la lecture de ce petit opus est fluide.

Les personnages et leurs relations sont assez naturels pour être crédibles. Je n’ai pas eu l’impression d’être confrontée à de vraies personnes, mais pas non plus à des clichés comme on en trouve trop souvent. Ce réalisme est un bon point pour Le Mnémenol

Certains sont même très charismatiques, comme Alpha, le chef des Foudroyeurs. C’est peut-être le personnage qui m’a le plus intriguée pendant cette lecture. On ne sait pas qui il est ni ce qu’il est réellement : il semble avoir été réveillé pour sa fonction. 

S’il fallait évoquer l’univers… Je parlerais une fois encore d’un potentiel énorme, mais à côté duquel passe en partie l’histoire. La forêt qui dégage des spores nocifs pour les humains, les obligeant à se retrancher dans des bulles est un concept intéressant. Les animaux quant à eux, ont évolué pour devenir mortels pour l’Homme. Mais pourquoi ne pas s’attarder sur ça et développer l’idée ? Si la forêt est l’Interdit ultime, il aurait fallu que les héros passent beaucoup plus de temps dedans pour déployer un peu plus la thématique écologique. Ça aurait même pu être l’occasion de rencontres terrifiantes. Mais les personnages ne font qu’y passer et nous aussi par la force des choses.

La plume de Sébastien Tissandier est correcte, mais sans plus. Je n’ai pas ressenti ce sentiment d’urgence qui empoigne les personnages au fil de l’histoire. L’évocation psychologique des personnages m’a semblé plate et sans saveur. C’est comme si un filtre atténuant drastiquement toute émotion avait été apposé par l’auteur. Passons.

Je ne peux pas ne pas évoquer la fin du roman. Sans trop spoiler l’histoire, les héros débarquent dans le bureau du méchant maire montés sur de redoutables pumatueurs*. Là dessus, la figure de Gaïa, l’esprit de la Terre né à cause de la destruction humains, éclot à partir d’un bourgeon et regarde ses hérauts sermonner le maire comme un gamin pris en faute… Maire qui voulait une fois de plus effacer les souvenirs de la population pour sauver son mandat. Vous voyez le décalage ? S’en suit un discours larmoyant d’excuses d’une jeune fille à Gaïa pour tous les dégâts infligés par la race humaine à la Terre. Tout va bien dans le meilleur des mondes. Bon, la Terre est toujours polluée et dangereuse ! Mais au moins l’Homme s’est excusé.

Je suis un peu satirique sur ce passage, mais le souffle épique qu’a voulu insuffler l’auteur à son texte est tombé complètement à plat et m’a semblé totalement faux. Comprenez qu’après 120 pages de retenue sur les sentiments, difficile de rendre crédible une telle envolée… C’est là que la superficialité du message écologique prend tout son sens. Cette thématique a tellement de potentiel et peut prendre tellement de directions différentes que cela mérite un texte plus conséquent et beaucoup plus travaillé. 

#En Bref

Vous l’aurez compris, je n’ai pas vraiment été convaincue par cette histoire. Certes, elle est agréable à lire mais ne présente pas suffisamment de réflexion derrière la fiction. La thématique écologique est plus que jamais d’actualité et il est dommage de n’en avoir pas tiré tout son potentiel dans un récit d’anticipation conçu au départ pour faire froid dans le dos. Je passe sur Le Mnémenol.


*Oui.

Le Mnémenol.- Sébastien Tissandier.- Ed. Le peuple de Mu.


Lecture du mois : Août 2015 !

Nous arrivons déjà à la mi-septembre. Effectivement, je pense qu’il est temps de désigner quelle a été la lecture que j’ai préférée parmi les nombreux livres lus : 13 romans soit 3681 pages ! De tous les genres : de la SF, de la fantasy, de la (très bonne) littérature blanche, des classiques de la littérature, du polar… Août a été le mois de la diversité et des tests !


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Contrairement au mois dernier, choisir quelle a été ma lecture préférée a été compliqué, car trois livres étaient au coude à coude. Mais j’ai choisi celui-ci car à aucun moment il ne m’est tombé des mains. 
#De quoi ça parle ?

En 2045, le monde est au bord de la ruine : les guerres font rage, les crises succèdent aux crises et les gens se réfugient dans l’OASIS, un jeu vidéo qui a dépassé les limites des consoles pour proposer un véritable monde virtuel. Mais lorsque le créateur de cet univers décède, il laisse une énigme qui offrira d’immenses richesses à celui qui percera les énigmes de son œuf de Pâques (définition sur le lien).
Wade Watts, voyant là un moyen de se sortir de la misère, met tout en oeuvre pour le découvrir. Pour cela, il engrange des informations sur la culture “geek” des années 80. 

Quant à savoir s’il trouvera ce fameux œuf de Pâques, je vous laisse le découvrir par vous-même !
#Pourquoi ce livre?

Ce roman m’a captivé du début de ma lecture à la fin. Je l’ai lu en deux jours presque sans interruption, c’est dire. Vivre par procuration cette expérience de réalité virtuelle m’a plu, de même que la quête (au sens propre) de Wade pour parvenir à ses fins. 

N’ayant pas grandi dans les années 1980, je ne possédais pas toutes les clés pour saisir les références. Mais l’auteur a pensé à tous les lecteurs dans mon cas et a pris le temps de les expliciter de manière à donner envie de les découvrir par nous-même. Ernest Cline explore des univers que j’apprécie particulièrement : le jeu de rôle, et l’imaginaire de manière plus générale. 

J’ai enfin apprécié le message humaniste qui se dégage de cette histoire. Cette lutte contre les grandes organisations mondiales qui tentent d’établir leur hégémonie par le biais d’un monopole, l’importance de la connaissance pour résoudre les difficultés qui se dressent devant nous… Bref, tout un ensemble de messages qui font aller plus loin que le simple plaisir de la fiction. 

#Un petit Bémol


Sur la biographie de l’auteur. L’éditeur n’a pas pris la peine d’aller au-delà de son côté “geek”. Ne vous y arrêtez pas, surtout.


#Et sinon, durant ce mois…


  • J’ai découvert des classiques de la littérature américaine 
  • J’ai voyagé dans une Germanie un peu particulière
  • Je suis restée confinée dans un Silo en compagnie de ce qui reste de l’humanité
Et vous alors ? Qu’avez-vous lu durant ce mois d’août ?


Player one.- Ernest Cline.- Ed. Michel Lafont.