La guilde des magiciens

Couverture La trilogie du magicien noir, tome 1 : La guilde des magiciens

Comme chaque année, les magiciens d’Imardin se réunissent pour nettoyer la ville des indésirables. Protégés par un bouclier magique, ils avancent sans crainte au milieu des vagabonds, des orphelins et autres malandrins qui les haïssent. Soudain, une jeune fille ivre de colère leur jette une pierre… qui traverse sans effort le bouclier magique dans un éclair bleu et assomme l’un des mages. Ce que la Guilde des magiciens redoutait depuis si longtemps est arrivé : une magicienne inexpérimentée est en liberté dans les rues ! Il faut la retrouver avant que son pouvoir incontrôlé la détruise elle-même, et toute la ville avec elle.

La traque commence…

#Comment ce livre m’est-il tombé entre les mains ?

Je dois vouer que ce livre a été hyper patient : ça fait plus de six ans qu’il attend dans ma pile à lire ! Pour tout t’avouer, je l’ai redécouvert en déménageant. Il m’avait été conseillé par un ami, aujourd’hui libraire.

J’ai donc fini par entamer cette lecture !

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#De la fantasy… classique

Je suis un peu revenue de la fantasy : on y voit souvent les mêmes poncifs d’intrigue, de personnages et de quêtes. Mais j’avais envie de retenter l’expérience.

Je dois avouer que La Guilde des magiciens a le mérite d’être plutôt original. L’auteur nous propose un univers nouveau, dont on ne sait pas grand-chose. On pourrait lui reprocher de ne pas suffisamment l’introduire, mais plonger dans un monde nouveau a aussi quelque chose de grisant. Tant à découvrir !

Et puis, il y a le système de magie, la pierre angulaire de tout bon roman de fantasy à mes yeux. Lorsque c’est raté, toute ma lecture l’est. Ici, la magie n’est que partiellement abordée. Mais ce qu’on en voit, la représentation du « mana » notamment, m’intéresse fortement et je suis curieuse d’en apprendre plus dans la suite de la trilogie.

Mais il y a l’intrigue. En soi, elle n’a rien de très originale, mais aurait pu être menée avec allant et vivacité. Malheureusement, il ne se passe rien (ou presque, quelques remous à peine) durant de longs, très longs chapitres. Tout piétine, les personnages, l’enquête, les progrès de la jeune fille… J’ai failli laisser tomber cette lecture ! Ce creux est vraiment, vraiment dommage.

Heureusement, la fin de l’histoire crée un suspens quant à savoir si la jeune fille restera ou non dans la Guilde des magiciens pour devenir l’une des leurs. C’est clairement ce qui m’a fait continuer ma lecture, je voulais savoir.

L’auteur possède un talent avéré pour créer ses personnages. Tous possèdent un côté humain très réaliste et convaincant. Les adolescents en particulier : loin d’être des clichés d’émotions et de sentiments amoureux dégoulinants (ne nie pas, il y en a souvent), ils montrent une grande sensibilité quant à leur condition et celles de leurs proches.

J’ai vraiment apprécié le côté humaniste de cette histoire qui, au-delà du vernis médiéval-fantastique, interroge sur des questions très actuelles : l’utilisation réelle d’organismes censés servir le peuple par exemple. On peut facilement transposer cette histoire à un univers beaucoup plus contemporain. C’est la force de ce récit.

#En bref

Malgré son contenu un peu creux à certains points de l’histoire, La Guilde des magiciens est une lecture somme toute sympathique. L’univers et le système de magie ont le mérite d’être originaux et les personnages sont plutôt bien construits.

La trilogie du magicien noir, T1, La Guilde des magiciens.- Trudi Canavan.-  Ed. Bragelonne.- Disponible.

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